Israël: Lieberman ne croit pas à un accord global avec les Palestiniens

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liber.jpgLe ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a prôné jeudi le "réalisme" dans le processus de paix, affirmant qu'il ne croyait pas à un accord global avec les Palestiniens, avant une rencontre avec l'émissaire américain George Mitchell.

"Ceux qui croient que l'on peut parvenir dans les prochaines années à un accord global qui signifierait la fin du conflit ne comprennent pas la réalité. Ils sèment des illusions et nous entraînent vers un conflit général", a-t-il déclaré à la radio publique.

M. Lieberman doit s'entretenir dans la journée avec M. Mitchell qui commence une nouvelle tournée dans la région. L'envoyé spécial américain sera également reçu par le président Shimon Peres et le ministre de la Défense Ehud Barak avant de s'entretenir vendredi avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président palestinien Mahmoud Abbas.

"Je vais dire clairement qu'il y a des conflits qui n'aboutissent pas à une solution globale, comme à Chypre, et que les gens ont appris à vivre avec", a dit le chef du parti ultranationaliste Israël Beiteinou.

"On ne peut pas parvenir à un accord global sur les sujets cruciaux et émotionnels tels que Jérusalem, le droit au retour (des réfugiés palestiniens), les colonies. Il faut être réaliste", a-t-il soutenu.

Selon lui, "il faut parvenir à un accord intérimaire à longue échéance et reporter à bien plus tard, les sujets difficiles".

Interrogé sur la nouvelle stratégie diplomatique israélienne vis-à-vis des Etats-Unis, M. Lieberman a assuré que son objectif n'était pas de "s'éloigner des Américains, mais de leur faciliter la tâche".

"Les Etats-Unis mènent une politique étrangère très complexe, nous avons tendance à penser que nous constituons le principal problème pour eux, ce qui est faux. Ils ont des problèmes en Corée du Nord, en Afghanistan, au Pakistan, en Irak, en Iran et, pour compléter le tout, nous venons leur compliquer la vie", a argumenté M. Lieberman.

"Nous (Israéliens) devons apprendre à affronter seuls les nombreux problèmes sans avoir tout le temps besoin de faire appel aux Etats-Unis", a-t-il conclu.

Le chef de la diplomatie israélienne avait déjà jugé en août "irréaliste" la conclusion rapide d'un accord global prévoyant la création d'un Etat palestinien. Il avait même estimé peu probable la conclusion d'un accord de paix même d'ici à... 2025.

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