Pourquoi le crime Ilan Halimi a fait plus de bruit que celui de SaId Bourarach ? par Claudine Douillet

Antisémitisme/Racisme - le - par .
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Un article  de Nicolas Bourgoin juxtapose  l'affaire d'Ilan Halimi avec celle de Saïd Bourarach.


Nicolas Bourgoin reproche à l'état français ,rien de moins que cela, d'avoir sur-médiatisé l'assassinat odieux d'Ilan Halimi et d'avoir passé sous silence, un autre crime ,raciste, celui de Saïd Bourarach.


En résumé il dit ceci :" La société française, derrière son égalitarisme officiel, est soumise à un régime d’apartheid qui fabrique des citoyens d’exception auxquels s’attaquer donne lieu à une affaire d’État et d’autres, de seconde, voire de troisième zones, que l’on peut tuer quasi-impunément dans une indifférence médiatique et politique totale. Ce véritable racisme d’État, indicible –  le révéler conduit tout droit aux tribunaux" – Cliquez-ici pour lire son article.


Il faut savoir qu'un autre crime du même acabit a été perpétré dans la même année ,en 2006, sur un petit "goy ",un peu simple d'esprit, selon le reportage diffusé.


Il a été également supplicié et tué à la fin ,par une bande de "copains" dans le Sud de la France. Qui s'en souvient ? Et pourant ce crime a bien eu lieu.


Peut-on dire dans ce cas que les Français comptent bien moins que les Juifs pour la France? C'est pourtant ce que prétend  Nicolas Bourgoin vis-à-vis des arabes.


Si on reprend l'affaire d'Ilan Halimi, il n'a pas été épargné, la police a cumulé les erreurs, il n'a pas pu être sauvé, 24 jours de supplice.


La différence ne se situe pas donc dans  le traitement de l'affaire puisqu'ils sont morts ,tous les trois ,dans des conditions horribles ,mais comment chacune des communautés a agi et réagit vis-à-vis de leur coreligionnaire.


Aussi, la question n'est pas de savoir si oui ou non, la société française est soumise à une justice à trois vitesses mais, de constater plutôt les différences de traitement par les communautés respectives. Une différence qui est le résultat, j'ose l'espérer, de leur histoire et culture et non d'indifférence.



Alors que l'on ne vienne pas nous reprocher ce que vous n'avez pas su faire.


Qu'à donc fait la communauté musulmane pour aider le sien ? Où était-elle quand il s'agissait de manifester contre ce crime horrible ?



Ce n'est quand même pas une communauté minoritaire, me semble-t-il, mais bien majoritaire.



Un texto suffit à rameuter une bande de « jeunes » à la gare du Nord et d’encercler en moins de temps qu'il suffit  pour le dire un quidam qui a eu l’outrecuidance d’avoir " eu un mauvais regard". 


L'élan, pour Ilan Halimi est l'expression d'une communauté qui a connu la Shoa, Ilan Halimi a été torturé parce que Juif, il n'a pas pu être sauvé parce que la police n'a pas voulu croire au destin funeste et à la barbarie de ce gang.


Je veux ici parler, bien sûr de la communauté Juive, celle qui a fait bloc contre les assassins d'Ilan Halimi, une communauté qui n'a pas seulement enterré un de ses enfants, mais qui a compris que ce crime monstrueux était un signal d'alarme. 


 


Chaque crime, chaque acte antisémite est une piqûre de rappel d’une Shoa toujours présente.



Et cette partie de l'Histoire est notre sinistre héritage. Ce n'est pas un filon que l'on exploite, ou alors le devoir de mémoire en serait un également ? Qu'on m'explique. 


Nous commémorons, chaque année, l'assassinat d'Ilan Halimi parce que notre devoir de mémoire est notre survie.


Pourquoi n'y a-t-il pas eu de commémoration pour Saïd ?


C'est quand même curieux d'oser comparer de telles horreurs. Une forme de jalousie en quelque sorte ? Mais ne serait-ce pas plutôt un prétexte pour exprimer encore et encore sa haine des Juifs ? 


Nous reprocher d'avoir fait trop de bruit, alors qu'en fait vous n'avez pas fait assez, c'est pathétique.


Non Monsieur Bourgoin il n'y a pas trois vitesses mais, une communauté structurée depuis de longs siècles installés ici-même en France, une communauté solidaire, parce que la mort d'un de ses enfants, est une tragédie.


 

Le poids de la communauté juive, ici ,en France, aujourd'hui, est le résultat de la Shoa.


Nous pouvons remercier nos ennemis de nous avoir rendus solidaires et plus forts face à la haine viscérale que nous leur inspirons. 


Je serais presque tenter de dire que votre haine nous renforce.


Il faut croire que les musulmans n'ont pas beaucoup d'ennemis.


Claudine Douillet

 

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