Vol Tel Aviv /Paris : Taxis Clandestins à l'Arrivée à Roissy.

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aeroport_paris.jpgArticle paru dans "Israel Valley"

A l’arrivée à l’aéroport de Paris de nombreux israéliens qui arrivent pour la première fois en France sont assez surpris. Des pancartes en hébreu accueillent les visiteurs qui se laissent tentés par une offre alléchante… en hébreu! La plupart du temps il s’agit de taxis agrées (et même reservés à l’avance dans le Hall de départ de Ben Gourion Airport).

Mais certains sont des “clandés”. Les visiteurs découvrent assez vite que le “taxi” qui les transporte est… bizarre. L’attitude du chauffeur n’a rien de professionnelle. Ils découvrent ainsi les “charmes” des taxis clandestins de Paris.

Selon Slate : “Le phénomène des taxis clandestins fait partie du paysage de la capitale, que cela soit dans Paris intra-muros ou aux abords des aéroports. À Paris, c’est une brigade d’une douzaine de policiers, les «Boers», qui sont chargés de les traquer, à Charles De Gaulle, c’est une section de la Police des airs et des frontières, la «PAF», qui tente de les dissuader d’exercer”.

Slate.fr (Copyrights) : "En tout, il s’agirait de quelque 200 clandestins. Mais c’est un jeu permanent du chat et de la souris à l’issue souvent incertaine pour les policiers. «Pour que l’on puisse interpeller en flag, il faut que le passager joue le jeu, qu’il reconnaisse qu’il a embarqué dans un taxi illégal. Or, le plus souvent, il se déclare cousin du conducteur…», témoigne l’un d’entre-eux. Oui, car les clandés chassent le plus souvent sur un terrain «ethnique», ils jouent la solidarité, la confiance avec des compatriotes – des «pays».

Ainsi des Africains font le pied de grue à la sortie des vols en provenance du continent Noir, des Slaves attendent les vols de Moscou, etc. Et de plus en plus de personnes parlant hébreu sont postées aux vols en provenance de Tel-Aviv agitant des pancartes improvisées.

A eux se mélangent des chauffeurs en costume trois-pièces qui font tinter leurs clefs: ils conduisent des limousines de grande remise et trafiquent leur ordre de mission pour ne pas revenir à vide. Leur point commun: ils ne font pas la queue comme les taxis officiels et leurs tarifs sont toujours supérieurs. Une cinquantaine d’euros à Paris, le double de l’aéroport, une arnaque qu’ils ont le talent de présenter comme une aubaine au client. Outre des compatriotes un peu paumés, ils ciblent aussi l’Américain, par définition «riche et naïf». Un «bizness» qui rapporte, certains allant même louer des voitures pour le pratiquer, racontent les policiers. La loi prévoit une grosse amende et au pire une peine de prison avec sursis. Mais c’est uniquement la menace de la saisie du véhicule, leur «instrument de travail», qui peut vraiment faire peur à ces hors-la-loi du macadam, disent encore les flics.

Jusqu’à l’affaire Bruno Cholet, du nom de cet ancien chauffeur de taxi accusé du meurtre d’une étudiante suédoise qu’il avait embarqué à la sortie d’un boite de nuit à Paris fin septembre 2009, le phénomène des taxis clandestins restait dans le domaine des arnaques et autres «délinquances astucieuses». Mais cette histoire dramatique a jeté une lumière plus inquiétante sur le phénomène, peut-être à tort vu le profil «très chargé» de l’ex-chauffeur de taxi.

Dans l’immense majorité des cas, la piqûre du taxi clandestin se limite à une note salée. Et s’ils existent et prospèrent, c’est que la demande est toujours là. Pour preuve, le manège des «clandés» n’a jamais vraiment cessé à Roissy, au grand dam des taxis officiels. La meilleure façon d’identifier un faux taxi d’un vrai reste le racolage: le vrai n’a pas le droit de sortir de son véhicule pour accrocher le client, c’est le client qui vient vers lui. Toujours est-il que, vu le quotidien des taxis officiels à l’aéroport de Roissy, c’est le «clandé» qui a des chances d’être plus sympathique… Plus cher et moins sûr aussi.

Venir en France est, pour beaucoup, le rêve d’une vie. Il faut juste espérer que ce voyage pas comme les autres ne commence mal, dès l’aéroport de Charles De Gaulle".

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