Polémique autour d'un colloque sur le boycott d'Israël

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Article paru dans "Le Figaro"

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) s'insurge contre un colloque organisé à l'université Paris-VIII la semaine prochaine doit prôner le boycott des échanges avec Israël.

Après l'école Normale Supérieure l'année dernière, c'est l'université Paris-VIII qui est l'objet d'une polémique concernant «l'Israël apartheid week». L'objet des colloques organisés dans le cadre de cette campagne est de promouvoir le boycott des échanges scientifiques et économiques avec l'Etat d'Israël.

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a dénoncé cette semaine le «colloque discriminatoire anti israélien» prévu dans cette université les 27 et 28 février. Le CRIF se dit choqué au sujet des conférences programmées: «l'apartheid, un concept pertinent pour l'analyse de la question palestinienne» et «le boycott d'Israël, une mise en perspective».

Il existe un précédent judiciaire: l'ordonnance de référé du Conseil d'Etat en date du 7 mars 2011. Dans cette affaire, la plus haute juridiction administrative en France avait jugé qu'en refusant de mettre une salle à la disposition du «Collectif Palestine ENS» qui souhaitait organiser une réunion à l'Ecole Normale Supérieure en invitant des personnalités extérieures à l'ENS afin de stigmatiser Israël, la directrice de l'école n'avait pas porté atteinte au principe de la liberté de réunion et d'expression des élèves.

Le CRIF s'alarme notamment de «la présence du théoricien de la campagne de boycott contre Israël (campagne Boycott Désinvestissement Sanctions dite BDS), Omar Barghouti». Cette dernière «est d'autant plus choquante que les thèses prônées par ce dernier ont été jugées à plusieurs reprises comme constituant un délit de provocation à la discrimination précitée.»

«De par sa nature, ce colloque pourrait être susceptible de provoquer des troubles manifestes à l'ordre public», affirme le CRIF qui demande que l'Université de Paris-VIII «ne puisse permettre des manifestations violentes et discriminatoires qui, par leur nature, iront au-delà de la mission éducative de celle-ci.»

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