La puissance du web face au pouvoir de Washington !

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190112-wikisopa-m.jpgSuite à la proposition de deux lois SOPA et PIPA * la  cyber-action coup de poing initiée mercredi 18 janvier par Wikipedia qui avait fermé son site anglais pour la journée, remplaçant la page d’accueil par un message appelant à l’abandon des deux textes, ainsi que Google avait mis en place une page spécifique pour expliquer son opposition à la loi et Facebook exhorté ses utilisateurs à appeler leurs élus pour leur demander de s’opposer à des lois “contraires à l’intérêt de l’Internet”.

Les parlementaires américains ont retiré leur soutien à ces deux projets de loi controversés sur la protection des droits d’auteur.
Les géants du Web pèsent désormais autant que les lobbys traditionnels.

Une première, le succès de l'opération montre que le Web est devenu une arme efficace aux mains des géants de la Silicon Valley lorsqu’il s’agit de rivaliser avec les grands groupes de pressions traditionnels, habitués aux couloirs du pouvoir à Washington.

“Le fait que les acteurs de l’Internet réussissent à s’opposer à l’un des plus puissants lobby des États-Unis est vraiment une première”, assure au New York Times Tim Wu, l’auteur de “L’ascension et le déclin des empires de l’information”.

C'est quoi SOPA et PIPA ?

* Sopa et Pipa sont deux propositions de lois américaines très controversées qui visent à lutter contre le téléchargement illégal et le streaming d’œuvres protégés par le droit américain sur la protection intellectuelle.

Elles prévoient une série de sanctions contre des sites accusés par les ayant-droit d’héberger du contenu illégal. La mesure la plus controversée concerne l’obligation qui serait faite aux fournisseurs d’accès ou hébergeurs de pratiquer un filtrage ou un blocage de sites mis en cause, qu’ils soient américains ou non.

D’autres dispositions prévoient des amendes financières, le gel des comptes des propriétaires des sites ou encore la saisie des noms de domaine litigieux. Face à la campagne contre ces deux textes, les promoteurs de ces législations ont commencé à reculer sur certains points comme le blocage des sites accusés d’héberger du contenu illégal.

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