Canal + : Israël, la saga douloureuse

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Article paru dans "Le Point"

Sujet épineux s'il en est, la naissance de l'Etat d'Israël est le sujet de "The Promise", la nouvelle saga en quatre épisodes de Peter Kosminsky, diffusée chaque lundi de mars sur Canal +. Une fiction, certes, mais qui puise parmi les témoignages de plus de 70 anciens soldats britanniques ayant servi en Palestine après la Seconde Guerre mondiale. Kosminsky, à qui l'on doit le fabuleux "Warriors" (sur la guerre en ex-Yougoslavie), trousse une histoire entre deux époques : une jeune femme, Erin (Claire Foy), rejoint une amie en Israël, emportant avec elle le journal intime de son grand-père (Christian Cooke), un ancien para britannique cantonné à Haïfa avant le retrait des troupes de Sa Majesté. Par longs flash-back, Kosminsky trouve ainsi le moyen de relater l'arrivée des premiers juifs libérés des camps de la mort.

Retour dans le présent : Erin découvre l'Israël d'aujourd'hui, les territoires occupés, et toutes les nuances de la société israélienne vis-à-vis du traitement des Palestiniens. Kosminsky affirme se refuser à juger la situation mais, tout de même, ce qu'il montre de la naissance sanglante de l'Etat hébreu et du traitement des Palestiniens aujourd'hui est accablant pour Israël. On sort de "The Promise" profondément bouleversé par les parcours, les ambiguïtés des personnages, souvent tiraillés entre deux loyautés. Une pluie de récompenses est à prévoir pour Kosminsky. Et aussi des quolibets.

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