L'homme qui a tué un cambrioleur remis en liberté

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                    L'homme qui a tué un cambrioleur remis en liberté

PARIS  - La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a ordonné la remise en liberté sous contrôle judiciaire d'un habitant de Nogent-sur-Marne placé en détention pour le meurtre d'un homme qui l'avait agressé à son domicile le 27 octobre.

Le président de la chambre, statuant seul en "référé" (urgence), a suivi les réquisitions du parquet général. Ce dernier estime que la détention de René Dahan ne se justifie plus, l'enquête ayant permis de mieux cerner son rôle.

Ce dossier a provoqué une polémique jeudi entre le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, qui demandait la remise en liberté de cet homme, et le monde judiciaire et la gauche d'autre part qui dénonce "l'exploitation" d'un fait divers.

Vendredi à l'audience, le député UMP Nicolas Dupont-Aignan, candidat déclaré à la présidence pour 2007, s'est rendu à la cour d'appel pour soutenir René Dahan et demander sa libération. "C'est un injustice insupportable qui symbolise le dérèglement de notre société", a-t-il à la presse.

Devant la salle d'audience, le père du cambrioleur tué et le frère de René Dahan se sont étreints, très émus, déclarant qu'ils étaient tous deux victimes de cette affaire.

Confronté à trois agresseurs surgis à son domicile à Nogent sur Marne (Val de Marne) le 27 octobre, René Dahan, directeur commercial dans une entreprise textile, a provoqué la mort de l'un d'entre eux en ouvrant le feu sur lui, grâce à une arme qu'il lui avait arrachée.

L'homme est mort après être tombé par la fenêtre. Les deux autres agresseurs ont pris la fuite avant d'être arrêtés ensuite et écroués pour "tentative de vol avec arme".

Le parquet de Créteil a requis et obtenu initialement l'incarcération de René Dahan dans le but d'éviter toute concertation entre lui et son épouse sur leur récit des faits, et pour protéger René Dahan du fait que ses agresseurs étaient en fuite.

Ce dernier demeure mis en examen pour "homicide volontaire". L'enquête devra établir les circonstances exactes du crime. Le parquet général écarte en l'état la notion juridique de "légitime défense" qui suppose un "péril imminent" et une "riposte proportionnée à l'attaque".

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