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sexlies1.jpgAu Festival de Cannes de 1989, Sexe, Mensonges et vidéo était incontestablement  Le coup de maître d'un jeune réalisateur de 29 ans. John et Ann forment apparemment un couple épanoui, pourtant il la trompe avec Cynthia, sa propre belle-sœur.

Tous ces secrets et mensonges seront dévoilés à petit feu avec l'arrivée d'un vieil ami de John, Graham, un maniaque de la caméra vidéo qui filme les confessions intimes des femmes qu'il rencontre. Aussi, il n'hésitera pas à s'intéresser au cas de ces deux femmes. Sexe, Mensonges et Vidéo, de Steven Soderbergh a été écrit en une semaine, tourné en un peu plus d'un mois pour un budget maximum de un million de Dollars, ce qui représentait une mini-révolution dans le monde du cinéma à l'époque. Malgré un titre ô combien aguicheur, le sexe n'est que suggéré. Les dialogues de Soderbergh demeurent d'une crudité absolue.

Quant au casting, le film bénéficie d'un quatuor de comédiens tous aussi brillants les uns que les autres : on pense évidemment à l'irrésistible ex mannequin Andie Mac Dowell, dans son premiersexlies.jpg grand rôle au cinéma, tout comme Laura San Giacomo que l'on retrouvera un an plus tard aux côtés de Julia Roberts dans Pretty Woman, chez les hommes, Peter Gallagher venu de la télévision deviendra un des comédiens fétiches de Robert Altman. Mais la palme (ce qui était le cas à Cannes) est décerné à James Spader qui était habitué à des rôles légers, trouve sa place dans celui d'un ancien camarade de classe autant cynique que pervers.

A mi-chemin entre les cinémas de Wim Wenders et Woody Allen, le premier long métrage de Steven Soderbergh, n'est pas moins une œuvre originale et très personnelle. Il représentait bien cette nouvelle vague de cinéastes américains; aujourd'hui, il passe avec une certaine élégance du film de genre (la trilogie Ocean's Eleven) au film personnel (King of the Hill), en passant par le film expérimental (The Girlfriend Experience, sorti l'année dernière).

Sexe, Mensonge et Vidéo (édité chez Sony Pictures Entertainement), est présenté ici dans une superbe édition incluant des bonus luxueux tel qu'un commentaire audio du réalisateur accompagné de son collègue Neil La Bute, les retrouvailles de l'équipe du film 20 ans plus tard, etc. Il restera à tout jamais un film très abouti et très ambitieux, sans conteste celui de toute une génération de cinéphile.

Laurent Bartoleschi

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