interview exclusive de Sarah Guetta, La coiffeuse des stars

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getta2.jpgOn la surnomme "La coiffeuse des stars", grâce à son curriculum vitae bien fourni: de Gérard Lanvin à Gérard Darmon, Charlotte Gainsbourg, en passant par Jacques Gamblin et pleins d'autres. Sarah Guetta a réussit à se démarquer des autres coiffeuses dans le milieu par son professionnalisme et sa subtilité à conseiller aussi bien les comédiens que les metteurs en scène, lors des tournages. Rencontre décapante!

L.B: Comment devient-on coiffeuse de stars?
Sarah Guetta: A l'heure d'aujourd'hui, je me pose encore la question. En revanche, j'avais une réelle volonté à rentrer dans ce milieu plus du cinéma que star parce que déjà j'avais eu la chance de travailler avec les plus grands: de Karita, Maniatis à Dessanges. Ce sont eux qui m'ont mis sur une route où il y avait déjà des people venus de tout bord, de la Baronne de Rothschild à Catherine Deneuve, en passant par Barbara ; en bref, j'étais déjà dans cette ambiance.

L.B: Votre première fois, comment cela s'était passée?
S.G: J'avais 16ans chez Christophe Karita, je venais d'arriver et il me demande d'entrer de jeu, d'aller poser les rouleaux de Madame Catherine Deneuve, et du coup, je me suis prise de panique, de peur de mal faire évidement. Mais finalement, elle m'a détendue au maximum; ce qui m'a permis de me mettre en confiance.

L.B: A quel moment vous êtes vous dit:" ça y est je suis une coiffeuse de people"? 
S.B: Aucun. Je me dis que rien n'est acquis. Je pense que D.ieu m'a donné un don. Je n'ai pasGetta1.jpg l'impression que c'est moi qui le fait. En revanche, c'est une vraie passion: j'aime transformer, j'aime changer; j'ai la chance d'avoir du bon matériel et gratuit qui se trouve partout dans le monde qui est sur la tête des gens. Donc cela n'est pas une matière que je dois aller chercher, comme un peintre ou un sculpteur; mon travail peut être vu et reconnu mais, j'en fais autant pour des gens connus que moins connus avec toujours la même passion.

L.B: A quel moment se dit-on que la coupe de cheveux est réussie?
S.G: Tout simplement, lorsque l'on voit la "victime" heureuse, que ses yeux brillent. On se dit "c'est gagné!". Maintenant, je sais qu'il faut être humble, mais je crois m'être rarement "plantée", voire jamais. Il y a ce don dans les doigts et surtout parce que j'aime ça. Il y a une chose qui m'obsède  lorsque je commence une œuvre, j'en connais déjà la fin: c'est cela qui me guide pour mon résultat final.

getta3.jpgL.B: Aujourd'hui, quelle est votre actualité?
S.G: Je viens de finir le film d'Alexandre Arcady, Comme les  cinq doigts de la main, avec une belle brochette de comédiens comme Pascal Elbé, Patrick Bruel, Françoise Fabian, etc. Ensuite, j'ai enchainé directement la pièce mise en scène par Patrice Leconte, Je l'aimais (qui se joue actuellement au théâtre de l'Atelier, Ndlr), avec Gérard Darmon, Irène Jacob et Noémie Kocher. Enfin, j'ai reçu dernièrement un scénario de Yamina Benguigui pour la suite du téléfilm à succès Aïcha avec Sofia Essaïdi.

L.B: Théâtre ou cinéma?
S.G: Aucune différence. De manière générale, je préfère travailler pour le cinéma parce que l'on me donne un scénario, je le lis soigneusement, je le déchiffre, je ne veux pas savoir qui joue dedans pour m'inspirer de l'histoire comme un bouquin, j'écris moi-même un mini scenario dans la création des looks. Par exemple, pour le film Le boulet où José Garcia incarnait un fou hystérique, je le voulais cheveux longs et crasseux, alors que le script le voyait au départ chauve. Quand vous voyez le film de Berberian, le résultat final prouve que mon idée ait été retenue!

L.B: Avez-vous des chouchous dans le métier?
S.G: Il y en a plein. Avec tous les acteurs pour qui je m'occupe, un climat de confiance se crée, découle une belle amitié. Que ce soit avec Jacques Gamblin, Richard Berry, Gérard Lanvin, Jean Louis haubert, on se voit régulièrement sans forcément pour le travail.

L.B: Si vous n'aviez pas exercé ce métier, lequel auriez-vous aimé faire ?
S.G: Vous allez être étonné, mais ça reste toujours dans le domaine artistique à savoir la photographie: j'aime bien tout ce qui est beau et tout ce que l'on peut embellir: la transformation artistique, en quelque sorte.

L.B: Quel personne rêverait vous de coiffer?
S.G: Sean Penn. Je l'adore!

L.B: Un moment, dont vous êtes la plus fière.
S.G: C'était en 1997, Patrick Bruel, alors au sommet de sa gloire, avait une coupe de cheveux mémorable (avec ses boucles, ses cheveux longs, son bandana…). Un moment donné, il fallait avancer. Je l'avais contacté pour le lui dire. "Banco!" M'avait il dit, "je te fais confiance". Pour cela je lui avais demandé de se laisser pousser les cheveux, assez longs, afin de pouvoir les travailler au mieux; trois mois plus tard, il sort son nouvel album avec des cheveux courts. Une mini révolution.

L.B: Un regret…?
S.G: Un jour, un ami me présente une certaine Cécilia. Au bout de plusieurs conversations, elle me demande si je pouvais couper les cheveux de Nicolas. Je lui ai répondu tout bêtement: désolée, mais je ne coupe pas les cheveux des enfants!" Je m'en veux énormément. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot; d'ailleurs, le Président reste l'un de mes challenges.

L.B: Y aurait-il un conseil coiffure à donner à nos internautes?
S.G: Arrêtez de mettre en valeur ce que l'on n'a pas. On veut ressembler à quelqu'un, on n'y arrive pas, et on n'y arrivera jamais. Il faut mettre en relief ce que l'on a et non l'inverse. Si on a une raie qui ne veut pas bouger, il faut la garder, la travailler, aller dans son sens et surtout s'accepter. Que nos cheveux soient fins ou épais, frisés ou raides, laissez les tranquille, ils vous le rendront bien.   

Laurent Bartoleschi

Vos réactions

  1. colette.fortier@neuf.fr'FORTIER

    c’est vraiment elle !! la générosité en plus !! et je sais de quoi je parle, je suis sa grande soeur et je lui ai prêté ma tête pour son examen ! qu’elle a eu bien sûr !

    Répondre
  2. patriciazaffran@yahoo.fr'patricia

    article très intéressant, j’adore les stars, c’est sympa de savoir des choses sur les personnes qui s’en occupe, en générale tout médias confondus, on n’en parle presque jamais de ces métiers de l’ombre

    Répondre

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