Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

"Pour obtenir un logement, j'ai dû tricher"

immobilier-2008-avril.jpgArticle paru dans "Le Monde"

Pour espérer séduire les agences immobilières et les bailleurs, les aspirants locataires n'hésitent plus à tricher sur leur dossier.

Pierre, 30 ans, est architecte free-lance. Sa compagne est journaliste pigiste. A eux deux, ils gagnent 5 600 euros nets par mois, et cherchent à emménager dans un trois-pièces parisien pour un loyer de 1 300 euros. Deux mois et une cinquantaine de visites plus tard, leur dossier est toujours rejeté, malgré deux très bons garants. "Les propriétaires et agences nous ont tous dit clairement que notre situation n'était pas assez stable, qu'ils voulaient des locataires dont les revenus soient équivalents à quatre fois le montant du loyer, ce qui était pourtant notre cas. Une hérésie !" Le couple a alors décidé d'arranger la réalité : "Nous avons retouché sur Photoshop les fiches de paie de mon amie, nous avons également réalisé de faux certificats de travail pour nous deux. Nous avons trouvé l'appartement quasiment immédiatement…"

Légal, pas légal ?

Les annonces immobilières voient fleurir une liste de demandes de pièces justificatives confinant parfois à l'excès. L'article 22-2 de la loi du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs dresse la liste des documents qu'un bailleur n'a pas le droit de demander : photo d'identité (et non pas carte d'identité), carte d'assuré social, copie du relevé de compte, attestation de la bonne tenue du compte, attestation de l'absence de crédit, autorisation de prélèvement automatique, jugement de divorce, contrat de mariage, dossier médical, extrait de casier judiciaire, chèque de réservation. Le bailleur n'a également pas le droit d'exiger une attestation de l'ancien bailleur si les autres justificatifs sont présentés, ou une attestation de l'employeur si le contrat de travail et les fiches de paie sont fournies.

Un marché de l'immobilier parisien difficile

    * Au premier trimestre 2010, le prix du mètre carré à l'achat a bondi de 3,2 % à Paris, soit une moyenne de 6 430 € le mètre carré, d'après les notaires d'Ile-de-France. Le nombre de transactions a augmenté de 80 % par rapport au premier trimestre 2009, année noire.
    * D'après le site Locservice.fr, l'offre locative parisienne est dominée par les petites surfaces (50 % de studios et chambres), puis les deux pièces (30 %), les T3 et plus ne représentant que 10 % de l'offre locative, contre 38 % dans le reste de la France.
    * Selon le baromètre du site d'annonces immobilières Avendrealouer.fr, le prix moyen d'un studio à louer à Paris serait de 801 €, contre 388 € à Rennes. Pour un T2 ou un T3, il faut débourser en moyenne 1 329 € par mois sur la capitale, alors que le bugdet moyen de recherche des internautes est de 1 100 €. Même distorsion pour les T4-T5 : 1 684 € pour les propriétaires, alors que les locataires cherchent à 1 459 €.
    * "Le Grand Paris devrait solutionner le manque d'offre de logements, avec la construction de 70 000 logements par an sur vingt ans" contre 50 000 aujourd'hui, souligne Gilles Ricour de Bourgies, président de la Fnaim Paris Ile-de-France.

Dans les grandes villes, et plus particulièrement à Paris, la falsification des dossiers de location est en passe de devenir un sport, sinon une obligation. Selon l'Association pour l'accès aux garanties locatives (APAGL), 55 à 60 % de la population ne remplit plus les critères pour accéder à un logement locatif. Comprendre, être en CDI hors période d'essai, et avec un salaire de trois à quatre fois supérieur au bien recherché. Alors on triche, plus ou moins. Avec un bon logiciel de retouche, un CDD se transforme en CDI, un salaire est gonflé de 500 à 1 000 euros, la période d'essai est terminée depuis bien longtemps. Une inscription à la fac, ou une fausse carte, et le salarié débutant redevient étudiant. Le célibataire invente un faux couple pour obtenir un logement auquel il ne pourrait prétendre seul avec les critères en vigueur, alors qu'il a tout à fait les moyens de le payer.

DES RISQUES FAIBLES

Cette pratique est d'autant plus favorisée que les risques sont faibles. "Peu de bailleurs iront demander les originaux, ou appeler l'employeur pour vérifier l'authenticité des informations", explique Gilles Ricour de Bourgies, président de la chambre Fnaim (Fédération nationale de l'immobilier) Paris Ile-de-France. Et même si le bailleur a le droit d'appeler l'employeur, rien dans la loi n'oblige ce dernier à répondre. Si, une fois le bail signé, le propriétaire se rend compte de la triche, le succès d'une action en justice "sera très difficile", estime Me Claude Ebstein, avocat à la cour de Paris. Le bailleur devra prouver la fraude, et si le locataire paye bien ses loyers, les chances d'annulation du bail sont dérisoires.

"Mon but n'est pas de flouer le propriétaire : si mes revenus ne me permettent plus de payer mon loyer, je déménagerais. Il est regrettable d'en arriver là mais le système actuel ne nous laisse que peu d'autres choix, explique Olivier, chef d'entreprise obligé d'éditer lui-même de fausses fiches de paie et un faux contrat de travail, sa condition d'entrepreneur étant jugée instable. Le choix parmi les locataires potentiels est tellement important pour les propriétaires parisiens qu'ils ne prennent que la 'crème' des dossiers."

HAUSSE DES EXIGENCES

Le marché sous tension de l'immobilier parisien est l'une des causes principales de cette situation. "L'offre de location est submergée par la demande", explique Gilles Ricour de Bourgies. Les propriétaires peuvent dès lors se montrer très exigeants : à l'aspirant locataire de faire en sorte que son dossier soit en haut de la pile.

Mais le rapport de forces en faveur des propriétaires n'est pas la seule explication de l'augmentation des garanties exigées par les bailleurs. Le prix élevé à l'achat des biens immobiliers oblige les bailleurs à augmenter les loyers pour entrer dans leurs frais. "Les loyers sont un problème de fond. Nous arrivons au plafond de ce qu'un salarié peut payer, souligne Gilles Ricour de Bourgies. Pour générer un revenu de 5 % brut avec un appartement de 45 m² acheté 350 000 euros, un propriétaire devrait le mettre en location à 1 500 euros par mois, ce qui est impossible." Car si les prix de l'immobilier flambent, les salaires eux n'augmentent pas.

Autre problème, des lois votées pour aider les locataires se traduisent par des effets secondaires inattendus. Ainsi, l'abaissement de deux à un mois de caution a eu "un impact évident sur les exigences de revenus" pour Gilles Ricour de Bourgies. Pas question de laisser son logement à un locataire qui pourrait l'abîmer, et dont la caution serait bien insuffisante pour couvrir les frais de travaux, d'autant plus que la loi rend difficile l'expulsion d'un locataire indélicat. Pour de nombreux propriétaires, l'impossibilité de congédier un mauvais payeur est la cause principale de leurs exigences et des dossiers de candidature de plus en plus fournis.

EFFETS PERVERS DE LA LOI BOUTIN

Mais c'est la loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l'exclusion de mars 2009, dite loi Boutin, qui a créé le plus de dommages. L'une de ses grandes mesures était pourtant louable : interdire à un bailleur de cumuler une "garantie loyers impayés" avec la demande d'un garant. Ainsi, les salariés ne disposant pas d'un garant avec des hauts revenus ne se verraient plus rejeter leur dossier. C'était sans compter un effet pervers. Les assurances étant seules aux commandes, elles ont rejeté les dossiers ne rentrant pas dans la case "CDI hors période d'essai", la catégorie de salariés la moins "risquée", alors que les garants existent justement pour aider les dossiers plus faibles.

Lors de l'entrée en application de la loi, de nombreuses personnes en CDD prêtes à emménager dans leur nouveau logement ont vu leur projet stoppé net, leur garant ne valant désormais plus rien. Autre faiblesse de la loi, les étudiants ne pouvaient plus proposer de garants parentaux, une condition pourtant fondamentale pour cette catégorie de la population. La loi relative à l'orientation et la formation professionnelle tout au long de la vie rétablira en novembre 2009 les garants pour les étudiants et les apprentis.

Les professionnels de l'immobilier placent beaucoup d'espoirs dans la "garantie risques locatifs" (GRL) pour débloquer le marché. Cette nouvelle assurance couvre les risques d'impayés de tous les locataires dont le loyer représente moins de 50 % des revenus, alors que le taux d'effort habituellement demandé est de 30 %. "Des cabinets parisiens ont compris que cela leur permet d'accepter des dossiers en CDD ou période d'essai, à qui les petites surfaces sont destinées", explique Gilles Ricour de Bourgies. Toutefois, selon le président de la Fnaim Paris Ile-de-France, seuls 20 % des cabinets régionaux affiliés à la fédération ont souscrit à la GRL. Une assurance inutile dans les secteurs tendus, justifie L'UFC-Que choisir, "le bailleur ayant toujours l'embarras du choix pour louer son bien". Les logiciels de retouche ont encore de beaux jours devant eux.

L'Onu prête à voter les sanctions contre l'Iran mercredi

iran.jpgAprès des mois d'intenses tractations, les membres du Conseil de sécurité de l'Onu doivent voter ce mercredi une résolution qui prévoit un quatrième train de sanctions à l'encontre de l'Iran en raison de son programme nucléaire controversé.

Les 15 membres du Conseil, qui sont tombés d'accord sur une liste de firmes et d'individus iraniens ciblés par les sanctions, doivent se réunir à 10h00 (14h00 GMT) mercredi, a indiqué à la presse l'ambassadeur du Mexique à l'Onu et actuel président du Conseil de sécurité, Claude Heller.

L'accord est intervenu entre les cinq membres permanents - Russie, Chine, Etats-Unis, Grande-Bretagne et France - et l'Allemagne, qui ont négocié vainement la suspension du programme nucléaire iranien, soupçonné d'avoir des objectifs militaires.

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a fait savoir que l'adoption de la résolution permettrait aux autres pays d'adopter leurs propres mesures à l'encontre de la République islamique pour la punir de poursuivre ses activités nucléaires sensibles.

L'Iran a d'ores et déjà invité la Russie, son partenaire commercial, à ne pas s'associer à ce nouveau train de sanctions.

Un haut responsable iranien a fait savoir que l'Iran aurait une "réaction appropriée" en cas de nouvelles sanctions. Un parlementaire iranien a indiqué que Téhéran reconsidérerait sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique.

Les diplomates occidentaux s'attendent à ce que douze membres du Conseil, dont les cinq permanents qui bénéficient d'un droit de veto, votent en faveur de la résolution. La Turquie, le Brésil et le Liban ne devraient pas apporter leur soutien au texte.

UNE PERSONNE, 41 ENTITÉS

Un individu et 41 entités, dont une banque, figurent sur la liste noire du projet de résolution, ont indiqué à Reuters des diplomates occidentaux qui ont requis l'anonymat.

Il s'agirait de Javad Rahiqi, responsable d'un centre nucléaire à Isfahan où l'Iran dispose d'équipements de processus d'enrichissement d'uranium.

Si les membres clefs du conseil ont approuvé la liste, les Etats-Unis et la Chine poursuivaient encore leurs discussions sur une entité, laissant entendre que la liste noire pourrait s'allonger ou rétrécir avant le vote, ont-ils ajouté.

Les personnes ou les entreprises figurant sur une liste noire de l'Onu existante pour des liens présumés avec le nucléaire iranien ou des programmes de missile, seront soumis à un gel des avoirs et à une interdiction de voyager.

"Ce sont les sanctions les plus importantes auxquelles l'Iran a jamais été confronté", a estimé la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, lors d'une conférence de presse en Equateur.

Hostiles au départ à des sanctions trop paralysantes, la Chine et la Russie ont bataillé pour édulcorer les sanctions proposées.

La Turquie et le Brésil, qui avaient signé avec Téhéran une proposition de compromis qui n'a pas été retenue, devraient voter contre, de même que le Liban, où l'Iran exerce une influence via son soutien au Hezbollah.

Les nouvelles sanctions accroissent la surveillance des banques iraniennes, y compris la Banque d'Iran, et resserre un embargo sur les armes.

Nucléaire iranien: une résolution sur de nouvelles sanctions prête à être votée

nucleaire.jpgUne résolution qui imposerait de nouvelles sanctions contre l'Iran et ses tout puissants Gardiens de la Révolution pour son programme nucléaire controversé est prête à être votée par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Aucune date n'a été arrêtée pour le vote, mais l'ambassadeur mexicain aux Nations unies Claude Heller, dont le pays assure la présidence tournante du Conseil de sécurité, a déclaré lundi que les membres du Conseil ont décidé d'"un vote cette semaine".
Le Brésil et la Turquie souhaitent un "débat politique" ouvert sur la question du nucléaire iranien en général. Ces deux membres non-permanents du Conseil ont obtenu récemment que Téhéran fasse traiter son uranium à l'étranger, en l'occurrence en Turquie.

A l'issue d'une réunion du Conseil de sécurité à huis clos lundi soir, qui n'a pas permis de résoudre la question, Claude Heller a précisé que les membres du Conseil se réuniraient mardi matin pour de nouvelles consultations sur le programme nucléaire iranien, que la communauté internationale juge à but militaire.

L'ambassadeur du Brésil auprès de l'ONU Maria Luiza Ribeiro Viotti a précisé que son pays et la Turquie "ne veulent pas faire de l'obstruction", mais ils souhaitent une réunion ouverte et "verront" si le reste du Conseil de sécurité donne son accord à cette résolution.

Jusqu'à présent, "il n'y a eu qu'un débat technique sur la résolution et nous estimons qu'il s'agit d'une question plus large, qui a des implications politiques, alors nous voulons un débat politique", a ajouté Mme Ribeiro Viotti. "Nous ne voulons pas discuter de la résolution, mais de la question dans un contexte plus large".

Dans sa version finale, la résolution, obtenue par l'AP, interdit à l'Iran de poursuivre "toute activité liée aux missiles balistiques capables de transporter des armes nucléaires, d'investir dans des activités comme l'extraction d'uranium, et d'acheter plusieurs catégories d'armes lourdes notamment des hélicoptères et des missiles.

Par contre, elle ne mentionnerait pas toute une liste de personnes et entités comme les gardiens de la Révolution.

Annulation de la rencontre entre Sarkozy et Merkel à Berlin

Article paru dans "le Monde"

La rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel qui devait se tenir à Berlin, lundi 7 juin en début de soirée, a été annulée en dernière minute vers 15 h 30, après un appel téléphonique de la chancelière allemande. M. Sarkozy n'avait pas encore quitté l'Elysée. Cette décision a été prise par Mme Merkel pour des raisons d'emploi du temps.

Le gouvernement allemand a dévoilé lundi 7 juin les principaux axes d'un budget 2011 de grande rigueur devant permettre d'économiser 11 milliards d'euros. Le gouvernement va tailler dans les dépenses de défense et sociales, ces dernières représentant plus de la moitié des dépenses publiques. Certaines allocations seront supprimées, par exemple aux chômeurs, ou encore aux bénéficiaires de l'aide au logement.

En outre, d'ici 2014, entre 10 000 et 15 000 emplois disparaîtront dans la fonction publique. Le droit des faillites va être révisé pour que l'Etat créancier soit servi en premier en cas de liquidation. Et certains projets vont être abandonnés ou reportés, comme la reconstruction controversée d'un château à Berlin.

Pour créer des rentrées fiscales, une taxe est prévue sur les gains que les
producteurs d'électricité tireront de l'allongement promis de la durée de vie
des centrales nucléaires, et une autre sur les billets d'avions au départ
d'Allemagne.
Sur le même sujet
Les faits L'UE se fixe pour la première fois un objectif de réduction de la pauvreté
Blog Paris confirme son objectif de ramener le déficit à 3 % en 2013
Les faits Le FMI relève ses prévisions de croissance mondiale
Les faits L'agence Fitch maintient la note de la France mais pointe un "risque de dérive budgétaire"
Les faits Berlin veut une taxation des banques en Europe
Edition abonnés Thématique : La zone euro est-elle menacée d'éclatement ?
 L'Europe à la recherche d'un gouvernement économique
Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ / mois
+ 1 mois offert

Angela Merkel a appelé Nicolas Sarkozy, qui n'avait pas encore quitté l'Elysée. Elle lui a expliqué qu'un report d'une semaine de la rencontre l'arrangerait : elle avait dans la journée de multiples réunions avec ses ministres et ses partenaires de coalition et son plan de rigueur n'est pas encore bouclé. La chancelière traverse une crise politique interne profonde qui accapare son temps.

Officiellement, l'annulation de la rencontre, qui devait permettre d'avancer sur la gouvernance de la zone euro, ne constitue pas un clash franco-allemand. Elle apparaît très maladroite vis-à-vis des marchés financiers. Quelques semaines après le sauvetage de la Grèce, la crise de l'euro est accentuée par les difficultés croissantes de la Hongrie.

Mais Paris et Berlin ont préféré éviter une réunion pour rien, les deux capitales n'ayant toujours pas trouvé d'accord sur la gouvernance de la zone euro. La réunion était censée préparer le conseil européen du jeudi 17 juin, qui doit faire des propositions en la matière sous la présidence du Belge Herman Van Rompuy. Mais lundi matin, l'Elysée indiquait qu'aucune annonce spectaculaire n'était à attendre.

M. Sarkozy et Mme Merkel ont donc une semaine supplémentaire pour rapprocher leur position, avant leur rencontre reprogrammée pour le lundi 14 juin à Berlin. " Les négociations ne sont pas bien décantées. Depuis plusieurs jours, les Allemands sont entièrement concentrés sur leurs problèmes intérieurs et n'avaient pas le temps d'avancer", confie une source gouvernementale française, qui estime qu'il ne faut pas attendre de percée spectaculaire et que le débat sur l'euro se poursuivra jusqu'à l'automne.

OBJECTIFS DIFFÉRENTS

Les Allemands ont formulé en mai des propositions, mais les Français se sont refusés pour l'instant à sortir du bois : ils ne veulent pas afficher le moindre différend avec Berlin tant la situation est tendue. Paris tente donc d'agir en sous-main et de faire passer ses messages via M. Van Rompuy.

Dans le détail, Nicolas Sarkozy souhaite une institutionnalisation de l'Eurogroupe, qui réunirait les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro et pourrait être doté d'un secrétariat. M. Sarkozy a longtemps souhaité présider lui-même ce forum. Angela Merkel n'en veut pas, souhaitant que l'Europe soit gérée à vingt-sept et pas à seize. Elle rappelle à cet effet que le pacte de stabilité s'applique à tous les pays, y compris ceux qui n'ont pas la monnaie unique, et que chacun est censé l'adopter, à l'exception du Danemark et du Royaume-Uni.

Les Allemands, eux, veulent durcir le pacte de stabilité et trouver un mécanisme qui permette des restructurer la dette d'un Etat membre, en clair lui faire faire faillite pour éviter d'avoir à le renflouer comme cela a dû être fait pour la Grèce. Jusqu'à présent, les Français s'y opposent. Berlin veut aussi réformer les traités européens pour durcir les sanctions contre les pays en difficultés financières, contre l'avis des Français.

MERKEL AFFAIBLIE POLITIQUEMENT

S'y ajoute la crise politique larvée à Berlin. La coalition d'Angela Merkel est profondément affaiblie. Lundi 7 juin, la chancelière a annoncé toute une série de mesures budgétaires pour atteindre l'équilibre budgétaire au terme de deux jours de discussions à huis clos avec ses partenaires de coalition, les libéraux du FDP et les chrétiens sociaux de Bavière (CSU).

Mme Merkel a notamment exclu des baisses d'impôts à court et moyen termes, ce qui met en grande difficultés le FDP, qui avait axé sa campagne uniquement sur ce thème. Mme Merkel a indiqué qu'elle sanctuariserait les dépenses de retraite et d'éducation, mais elle va réduire le nombre de fonctionnaires et diminuer les effectifs de la Bundeswehr. Une suppression du service militaire n'est pas exclue.

Mme Merkel a également dû s'attaquer au remplacement du président de la République, Horst Köhler, qui a démissionné le 31 mai à la surprise générale. Pour des raisons de tactique politique, elle a dû proposer le nom du ministre-président de Basse-Saxe, Christian Wulff, un chrétien-démocrate catholique jugé très lisse par la presse. Mais les Verts et les sociaux-démocrates ont réussi un coup politique en proposant le nom d'un pasteur Joachim Gauck, 70 ans, qui géra pendant dix ans les archives de la Stasi, la police politique est-allemande. Ce week-end, la totalité de la presse allemande, de droite comme de gauche, a soutenu M. Gauck dans ses éditoriaux. Sur le papier, M. Gauck part battu, mais nul n'ose exclure une surprise lors du vote à bulletin secret qui aura lieu le 30 juin.

Ces difficultés interviennent alors que la chancelière se fait accuser par une partie des commentateurs d'avoir été prise en otage par les Français, le président Nicolas Sarkozy, le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet et le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, pour renflouer les pays du sud de l'Europe et faire acheter de la dette publique par la BCE en violation des traités européens. Dans ce contexte, s'afficher avec M. Sarkozy n'est pas nécessairement le meilleur moyen de se renforcer politiquement à Berlin.

Paul Anka de Tel-Aviv à l'Olympia

paulo.jpgQui n'a pas dansé sur "you are my destiny " n'a certainement pas la nostalgie de ce célèbre croner, pourtant il est le créateur du fameux succés "My Way", " Comme d'habitude "  interprété par Claude François,  là je suis certaine que ça vous rappelle quelque chose.J'espère !

Paul Anka, l’idole des jeunes des années 60, accompagné de 12 musiciens,a donné son 3e concert en Israël, le 29 mai au stade Nokia de Tel-Aviv.

Vous l'avez raté ? Tant mieux il sera à Paris à l'Olympia demain

Paul Anka célèbre chanteur américain, fait un retour en force, à 69 ans, aujourd'hui - il n'y a plus d'âge pour se faire plaisir - n'y voyait aucune allusion...CD

Olympia 28 boulevard des Capucines Paris 75009 Paris

Pour les réservations en ligne  sur théâtre en ligne

La France organise en Israël un forum sur la démocratie

drapeau-israel.jpgA l'initiative des services culturels de l'ambassade de France en Israël, une rencontre d'intellectuels, d'artistes et de personnalités politiques aura lieu 30 mai au 1er juin à Tel Aviv. Une première.

Pour la première fois, la France va organiser en Israël une rencontre d'intellectuels, d'artistes et de personnalités politiques des deux pays pour débattre dans un forum public de la "démocratie" et "ses nouveaux défis".

A l'initiative des services culturels de l'ambassade de France en Israël et en collaboration avec le quotidien israélien Haaretz, ce débat d'idées doit avoir lieu du 30 mai au 1er juin à Tel Aviv avec la participation de trois ministres israéliens.

"Ce forum offre une occasion exceptionnelle d'échange d'idées sur des thématiques qui ne sont pas habituelles" car elles dépassent le champ strictement politique, a expliqué l'ambassadeur de France, Christophe Bigot.

"Sortir des perceptions stéréotypes"

Les débats vont notamment porter sur la "liberté de la presse, le rôle de la justice, les droits fondamentaux, le rôle des leaders politiques", a précisé l'initiatrice du Forum, le conseiller de coopération et d'action culturelle de l'ambassade, Annette Lévy-Willard. "Quand bien même la France et Israël constituent deux monde différents, leurs sociétés sont concernées l'une comme l'autre par des questions de coexistence entre différentes communautés", a-t-elle estimé.

Cette rencontre essentiellement culturelle devrait permettre, selon elle, de "sortir des perceptions stéréotypes" et d'"engager un dialogue véritable entre gens de pays et d'horizons différents, qui ne se sont pas parlé avant".

Le forum va donner lieu à un face à face attendu entre la ministre de la culture Limor Livnat, du parti Likoud (droite, au pouvoir), et le philosophe français Bernard-Henri Lévy, l'un des initiateurs du JCall, un "appel à la raison" en faveur de la paix au Proche-Orient, qui a été vivement critiqué par la droite israélienne et au sein-même de la communauté juive en France.

Hommes politiques, écrivains et journalistes

Chez les Français, les écrivains Pascal Bruckner et Pierre Assouline, Anne Hidalgo, maire-adjoint de Paris, le député-maire Claude Goasguen et la représentante spéciale du gouvernement français pour le processus de paix, Valérie Hoffenberg, doivent participer au forum, ainsi que des journalistes et des architectes.

Côté israélien, outre Limor Livnat, prendront la parole le ministre de l'Education nationale Gideon Saar (Likoud), le ministre responsable de la minorité arabe Avishai Braverman, et la chef de l'opposition Tzipi Livni et des députés de la Knesset. Egalement attendus : des patrons de presse, les écrivains Etgar Keret et Ronit Matalon, l'actrice Yael Abecassis et des producteurs de cinéma, des militants d'associations de défense des droits de l'Homme.

Inauguration de la Grande Synagogue de Lyon

carteLYON.gifDemande de renseignements

En présence de nombreuses personnalités, dont le Grand Rabbin de France, M. Gilles Bernheim, le Président de la Région Rhône-Alpes, M. Queyranne, le Président du Département, M. Mercier, le maire de Lyon, M. Collomb, le Président du Consistoire Central de France, M. Joël Mergui, et le Grand Rabbin de Lyon Richard Wertenschlag, le 27 mai à 18h30 sera inaugurée la fin de la première phase des travaux de rénovation de la Grande Synagogue de Lyon.

C'est grâce à un grand élan de mobilisation des autorités institutionnelles, des défenseurs du patrimoine historique et culturel et de la communauté juive de Lyon que la Grande Synagogue de Lyon a été sauvée de la décrépitude.
Inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques, depuis plusieurs décennies, la Grande Synagogue de Lyon, subissait les assauts du temps. Sa toiture menaçait de s'effondrer, ses murs étaient rongés par l'humidité, ses boiseries et ses vitraux étaient altérés.
Le montant des travaux s'élevant à 1,5 millions d'euros, la communauté ne trouvait pas de solutions.

Une rencontre providentielle

C'est la rencontre entre le Vice-Président de la synagogue, M. Sylvain Semmel et un passionné d'art et de patrimoine, M. Claude Tamet de Bayle, sculpteur de renom, qui va permettre d'engager une réelle démarche de rénovation.
Ce dernier a incité le bureau du Consistoire à faire une demande de subventions auprès des institutions locales, départementales et régionales. La Ville de Lyon, le Département et la Région, se montrent sensibles à la préservation de cet élément du patrimoine lyonnais et décident de financer une part des travaux. Le reste viendra de la communauté, sous forme de dons.

Trois phases de travaux

C'est la fin de la première phase des travaux qui sera inaugurée le 27 mai à 18h30 à la Grande Synagogue.  Elle a permis de réparer le toit et de ravaler les façades intérieures et extérieures.
Les phases 2 et 3, qui seront engagées dans un proche avenir, auront pour objectif  de rénover les boiseries et vitraux et le mobilier religieux.

Une inauguration importante

Compte tenu du rôle joué par la grande Synagogue dans l'histoire de la communauté (cf. Annexe) et de sa place dans le patrimoine culturel lyonnais, l'inauguration revêt un caractère d'importance.
M. le Grand Rabbin de Lyon et de la Région, Richard Wertenschlag et M. Marcel Dreyfuss, Président du Consistoire Israëlite Région Rhône-Alpers Centre, en présence du Grand Rabbin de France Gilles Bernheim et du Président du Consistoire central, Joël Mergui, accueilleront les nombreuses personnalités pour les remercier et leur montrer le résultat des travaux.
>> Demande de renseignements

Le procès d'un crime barbare devant les assises des Bouches-du-Rhône

MARSEILLE.jpgLe procès du tueur présumé d'un couple de droguistes marseillais, torturés en 2003 dans leur petit commerce pour un butin ridicule de quelques centaines d'euros, s'est ouvert mercredi devant la cour d'assises d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

Chaker Seghaier, un Tunisien de 49 ans, est accusé d'avoir battu à mort Raymond Provent, 82 ans, et sa femme, Paule, 80 ans, le 9 mai 2003, dans leur modeste magasin du boulevard de Paris, dans le quartier de La Joliette.
Deux hommes se seraient, selon l'accusation, introduits dans leur commerce pour leur faire avouer où ils avaient caché un hypothétique coffre-fort. Les malfaiteurs n'emporteront finalement que quelques bijoux, quelques bons au porteur et le fond de caisse du jour.

Le mari, Raymond, avait été retrouvé le 10 mai dans la droguerie gisant sur le sol, les pieds attachés par du ruban adhésif, le crâne fracassé à coups de marteau et les yeux crevés, une serpillière sur la bouche pour l'empêcher de crier.

Sa femme, Paule, portait encore une bombe lacrymogène à la main. Elle avait vainement tenté de voler au secours de son mari. La sauvagerie de la scène de crime a marqué pendant des années les enquêteurs de la brigade criminelle de la police judiciaire de Marseille, chargée des investigations.

Ce couple de pieds-noirs s'était installé à Marseille à son retour d'Algérie au début des années 1960. Il était très apprécié dans le quartier pour sa gentillesse et sa disponibilité.

Le profil ADN des deux suspects a été diffusé dans quarante-six pays. Seul un des bourreaux présumés du couple d'octogénaires, finalement identifié au hasard d'une confidence de bar, sera finalement jugé pendant ces trois jours.

Interpellé en mars 2006, Chaker Seghaier a toujours nié les faits, tout en admettant qu'il connaissait les deux commerçants. Il a admis s'être rendu au magasin du couple le jour des faits.

Un autre suspect devait être interrogé dans cette affaire, car son ADN a finalement été retrouvé sur un gant, sur le lieu du crime, mais la police n'a pas été autorisée à aller le questionner en Tunisie, et le procès aura donc lieu sans ce deuxième auteur présumé, expulsé de France quelques jours après le double meurtre.

L'affaire avait fait grand bruit à l'époque des faits et le sénateur-maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin s'était immédiatement rendu sur les lieux. "Tuer des gens sous prétexte de leur voler quelques sous, c'est intolérable et inacceptable", s'était-il indigné publiquement.

L'accusé Chaker Seghaier encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu vendredi soir.

La Suisse ne veut plus être un refuge pour les fonds détournés par les dictateurs

Suisse-26.gifArticle paru dans "LEMONDE"
 
Après avoir été l'une des destinations favorites des potentats et satrapes du monde entier soucieux de mettre à l'abri leurs millions, la Suisse tente désormais de s'imposer comme le "leader mondial" - selon le département fédéral des affaires étrangères - en matière de confiscation et de restitution des avoirs illicites des "personnes politiquement exposées".
A 8 heures par e-mail, recevez la Check-list, votre quotidien du matin
Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 1 mois offert

Le 28 avril, le conseil fédéral (gouvernement) a ainsi transmis au Parlement un projet de loi visant à compléter un dispositif basé sur l'entraide internationale qui, en quinze ans, a conduit à la restitution aux Etats spoliés de 1,7 milliard de francs suisses, détournés notamment par le dictateur philippin Ferdinand Marcos, le Nigérian Sani Abacha, ou par le frère du président mexicain Carlos Salinas.

Cette loi devrait permettre aux pays requérants dont l'appareil judiciaire est défaillant d'obtenir la confiscation et la restitution d'avoirs détournés. "Des cas comme ceux de Mobutu ou Duvalier ne devraient plus se produire", a promis Micheline Calmy-Rey, ministre des affaires étrangères.

En 2009, les héritiers de l'ex-dictateur du Zaïre, devenu République démocratique du Congo, avaient pu récupérer 7,7 millions de francs suisses (5,4 millions d'euros) gelés en Suisse depuis 1997, la justice congolaise n'ayant pas pu fournir la preuve de l'origine illicite des fonds comme le prévoit la loi sur l'entraide internationale en matière pénale. Le blocage avait été maintenu durant douze ans, en vertu d'un article d'exception de la Constitution helvétique. De même, les fonds de Jean-Claude Duvalier (quelque 7,6 millions de francs suisses), gelés depuis 2002, ont à plusieurs reprises failli revenir à sa famille, la justice haïtienne étant inapte à agir.

Les autorités de Port-au-Prince devraient être les premières à bénéficier de cette nouvelle législation. Grande nouveauté, le texte prévoit que les avoirs saisis tombent sous le coup d'une "présomption d'illicéité". Il appartiendra désormais à leurs "propriétaires" - anciens présidents, ministres ou hauts fonctionnaires - de prouver que ces fonds ont été acquis honnêtement.

Angolagate

Des ONG dénoncent un champ d'application trop restreint. "La nouvelle loi suppose que l'Etat défaillant soit capable de déposer une demande d'entraide judiciaire, ce qui est loin d'être toujours le cas", remarque Olivier Longchamp, de la Déclaration de Berne. Il évoque des pays dont l'appareil judiciaire est en lambeaux après la chute d'un dictateur, ou encore "les cas fréquents où l'Etat spolié ne soumet aucune demande d'entraide en Suisse, puisque les auteurs des détournements sont au pouvoir", l'impulsion ne pouvant alors venir de la société civile ou même d'un juge helvétique.

Ces dernières années, la Suisse a dû inventer, au cas par cas, des modalités de restitution, parfois dans la plus grande opacité. En 2005, un accord politique entre Berne et Luanda autour des avoirs du président angolais José Eduardo Dos Santos, bloqués dans le cadre du volet helvétique de l'Angolagate, prévoyait que 21 millions de dollars (16,2 millions d'euros) soient affectés au déminage de l'Angola. En 2008, le magazine L'Hebdo révélait que le producteur d'armement suisse RUAG avait été mandaté pour cette tâche, alors que la société civile angolaise n'avait pas été consultée.

L'accord sur la restitution des fonds du président kazakh Noursoultan Nazarbaïev (84 millions de dollars) a, lui, été conclu sous la supervision de la Banque mondiale, en faveur de programmes d'aide à l'enfance. Ce qui n'empêche pas le clan Nazarbaïev de continuer à investir en Suisse. En décembre 2009, Dinara, la fille cadette du potentat, s'est offert pour 74,7 millions de francs suisses une somptueuse propriété dans une banlieue huppée de Genève.

Tunisie: plus de 5.000 Juifs au pèlerinage de la Ghriba à Djerba

gribbba.jpgPlusieurs milliers de Juifs venus essentiellement de France et d'Israël ont effectué vendredi le pèlerinage annuel de la Ghriba, la synagogue la plus ancienne d'Afrique, située sur l'île de Djerba, dans le sud tunisien.

Cheville ouvrière de cette manifestation à la fois confessionnelle et festive, le voyagiste René Trabelsi a estimé l'affluence à plus 5.000 personnes, dont entre 800 et 1.000 en provenance d'Israël, d'autres d'Italie, de Grande-Bretagne et d'Egypte, soit une "augmentation notable" par rapport à l'année précédente où le nombre de pèlerins s'élevait à 3.500.

A lui seul, il affirme avoir assuré le transport à partir de Paris de 1.400 pèlerins, parmi lesquels quelque 380 Israéliens. Le reste du contingent a transité par divers aéroports européens, en l'absence de liaison directe entre la Tunisie et Israël qu'il "souhaite vivement" voir s'établir au moins pendant la période de la Ghriba.

Ce voyagiste, responsable d'un tour-opérateur à Paris, attribue "l'arrivée en masse de Juifs en Tunisie" au "climat favorable" qui y prévaut et à "la politique modérée du gouvernement qui oeuvre constamment en faveur de la paix dans la région".

"C'est un pays sécurisé, stable qui assure la liberté de culte et où il fait bon de passer des vacances. On vient ici l'esprit tranquille", note-t-il en se félicitant de "la cohabitation sereine et de la bonne entente entre les communautés juive et musulmane".

Bien que ramenée à quelque 2.000 personnes contre plus de 100.000 peu avant la création de l'Etat d'Israël, la communauté juive en Tunisie est considérée comme "importante" par rapport à d'autres pays arabes.

Parmi les personnalités de marque qui ont fait le déplacement à l'occasion de ce rassemblement confessionnel, figurait le grand rabbin de France Gilles Bernheim.

Pour son premier voyage à Djerba depuis qu'il a succédé à Joseph Sitruk, il s'est dit "ému et impressionné" par les conditions de vie des Juifs tunisiens. "Le pèlerinage de la Ghriba dégage un message de paix, de tolérance et de coexistence", a-t-il déclaré à la presse.

Le grand rabbin de Londres Abraham Levy a, lui, souhaité voir "Palestiniens et Israéliens coexister de la même manière".

Outre la traditionnelle procession de la Menara (une relique de la Torah) qui donne lieu, dans une ambiance festive, à une vente aux enchères de divers objets au profit de la synagogue, construite il y a plus de 2.500 ans, selon la légende, le programme prévoit une table ronde sur "le vivre ensemble en Tunisie à travers l'histoire" animée par le Pr Claude Nataf, spécialiste de l'histoire des Juifs de Tunisie.