Ayelet SHAKED veut effacer les dettes des entreprises israéliennes

Actualités, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

(Source, walla.co.il, La Parisienne)

Madame Ayelet SHAKED, toute nouvelle Ministre de la justice, vient d’amender et d’expliquer sa loi visant à aider les chefs d’entreprises en difficulté, par un « effacement des dettes ».

Cette loi, dont le coût est chiffré à 10 milliards de dollars, permettrait ainsi non seulement d’aider de nombreuses personnes en grandes difficultés financières, mais aiderait également à assainir le milieu économique Israélien.

Pour ce faire elle a clairement délimité les champs d’actions de sa loi.

Tout d’abord, pour bénéficier de cette loi, il faut en faire explicitement la demande et surtout remplir toutes les conditions nécessaires à son obtention.

Par exemple :
- Démontrer que la société est grande détresse depuis au moins trois ans.
- Que l’entreprise n’arrive plus à payer que les intérêts dus aux banques.
- Que la société ne peut plus investir pour se renflouer.

Cette liste n’est pas exhaustive, car les conditions d’obtentions de cet effacement sont drastiques et nombreuses.

Cependant, Madame la Ministre confirme que les dettes liées aux salaires ne pourront être prise en compte dans ce processus.

On estime à près de 40 000 sociétés en Israël qui pourraient répondre à ces critères très sélectifs.

Avec une dette moyenne de 25 000 $ par entreprise, le montant « effacé » serait de 10 milliards de dollars !

Pour Madame SHAKED : « les personnes aidées par cette loi, sont des gens en grande souffrance, qui ne font plus parti de l’économie Israélienne. Ils ne pourront jamais rembourser leurs dettes et les banques ne récupéreront de toute manière pas leur argent. Il faut casser ce cercle et proposer à ces hommes et ces femmes, de leur ouvrir une nouvelle page de leur vie. »

Madame la Ministre, très controversée, considérée comme une ultra nationaliste extrémiste, ne fait pas l’unanimité, loin s’en faut.

Surtout au sein du clan Netanyahou, à qui elle avait promis « d’aider à sa chute ainsi que celle de sa femme » !

Victime de nombreuses attaques sexistes de la part de députés de la Knesset, notamment cette déclaration de Joseph Paritsky : « finalement nous avons une Ministre de la justice qui pourrait apparaître dans un calendrier de garagiste », elle n’en reste pas moins défendu en tant que femme par sa plus farouche adversaire, ZEHAVA GALON.

Cette dernière, désolée de tant de bêtise masculine dit :

« Je suis fatiguée de tous les commentaires misogynes et sexistes sur Ayelet Shaked.
Madame Shaked est une politicienne intelligente et travailleuse avec des vues antidémocratiques et nationalistes. Je ne l'épargnerai pas lorsqu'elle profite de son poste pour endommager notre système légal, mais je n'ai aucune intention de rester silencieuse quand tous les jours quelqu'un pollue l'arène publique avec des déclarations insultantes à son encontre.
Ces critiques envoient un message aux femmes et aux filles qui dit à quel point cela n'a pas d'importance qu'elles réussissent, et ce même quand elles se voient attribuer un poste ministériel supérieur dans le gouvernement - on les jugera tout d'abord sur leur apparence physique !
J'ai l'intention de résister à Ayelet Shaked dans chaque effort qu'elle fera, pour affaiblir la Cour suprême et nuire à la démocratie israélienne. Mais quand il s'agira de la façon dont elle est traitée comme femme ou qu'il s'agira de remarques qui visent à la diminuer et à l'insulter qu'elle devra endurer, je serai debout à côté d'elle ! »

En attendant, toutes les personnes qui bénéficieront de cette aide et pourront recommencer à croire en un avenir, devront la remercier.

David BRISSET


Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi