Swissleaks: l'évasion fiscale à Genève, qui sont les clients?

Actualités, International - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

Hier soir, le quotidien le Monde a révélé les ressorts de l'évasion fiscale et du secret bancaire en Suisse. Les méthodes utilisées par l'opération de l'évasion fiscale "swissleaks" pour cacher de l'argent non déclaré ont été rendues publiques. Elles ont ainsi filtré dans la presse internationnale grâce à Hervé Falciani, ex employé d'HSBC à Genève. Plusieurs personnalités dont Gad Elmaleh font partie du scandale de l'évasion fiscale. 

L'affaire d'évasion fiscale "Swissleaks" concerne pas moins de 100 000 personnes dont 3000 français.

Entre 2006 et 2007, 85 milliards d'euros ont été dissimulés dans des paradis fiscaux avec la complicité de la banque HSBC. Parmi eux, 6 milliards d'euros ont été mis sur des comptes offshore au Panama par des contribuables français

En février 2005, la direction d'HSBC, avertit ses clients qu'une nouvelle taxe européenne sur l'épargne, sera mise en place quelques mois plus tard. La banque précise que de nombreuses structures existent pour échapper à cette taxation. Voilà comment le scandale commence...

Parmi les clients impliqués dans l'affaire, on trouve des profils très différents allant du trafiquant d'armes au médécin en passant par les héritiers et les célébrités.

Parmi elles, Gad Elmaleh, possédait un compte de 80 000 euros à Genève entre 2006 et 2007. Mais il a régularisé sa situation. Dans la liste des "célébrités" impliquées dans cette affaire, figurent Elle Macpherson, Arlette Ricci, le roi du Maroc Mohammed VI ou encore l'acteur John Malkovich.

Jacques Dessange, aurait également eu un compte de 1,6 million d'euros entre 2006 et 2007.

Cette histoire rappelle celle d'Arthur, exilé en Belgique avec une fortune d'environ 305 millions d'euros. Les raisons de son départ sont sans aucun doute fiscales.

"Fiscalement, l'intérêt de la Belgique est limité concernant l'impôt sur le revenu, mais il n'y a pas d'impôt sur la fortune, ni sur les plus values de titres", expliquait Hervé Israël, avocat associé chez Holman Fenwick Willan.

Caroline Haïat

Avec le Huffington post et Le Monde

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi