Affaire Selam: déclaré irresponsable, le meurtrier va être jugé

Non classé - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

SELLAM.jpgLes faits remontent à 2003. Dans la nuit du 18 au 19 novembre, Sébastien Selam, plus connu sous le nom de DJ Lam C, rentre chez lui, au 5, rue Louis-Blanc, à Paris.

Quand il pénètre dans son immeuble, il est attiré dans le sous-sol par un camarade d'enfance, Adel Amastaibou. Tous les deux ont le même âge, 23 ans, mais si Sébastien a réussi dans la vie, il n'en est pas de même pour Adel. Sébastien anime les nuits parisiennes au Queen et aux Bain-Douches, alors qu'Adel a plongé dans le petit trafic de stupéfiants. Un monde les sépare. Dans le sous-sol de l'immeuble, ce soir de novembre, Adel menace de mort son voisin. Puis il égorge Sébastien et le défigure à coups de couteau.

Adel se précipite alors dans l'appartement de sa mère, dans l'immeuble, en criant:

« J'ai tué un juif! J'irai au paradis! »

Quand les policiers l'interpellent, Adel leur confie:

« C'est Allah qui le voulait ».

Un acte lié directement à l'antisémitisme d'Adel Amastaibou, selon les enquêteurs. Depuis des mois, le jeune homme multipliait les insultes à l'égard de la famille de Sébastien, rappelle Le Parisien. Il avait même déposé des poulets égorgés sur le palier des Selam.

Quelques temps avant le meurtre de Sébastien, Adel avait été condamné pour l'agression d'un rabbin. Mais en 2006, trois ans après le meurtre de Sébastien, le tribunal prend une ordonnance de non-lieu. Adel Amastaïbou est déclaré irresponsable. Le meurtrier présumé est interné d'office à Villejuif. La décision de justice ne parviendra jamais à Juliette Selam, la mère de la victime.

Elle ne pourra donc pas faire appel de la décision de justice. Une erreur qui vient d'être réparée. Patrick Desmures, président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris vient en effet de rendre une décision, exceptionnelle.

Le 2 décembre prochain, le procès d'Adel Amastaïbou se tiendra devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris. Un procès qui se tiendra en présence des parties civiles, des différents experts psychiatres et d'Adel Amastaïbou.
A l'issue de ce procès, si l'ordonnance de non-lieu déclarant le meurtrier irresponsable était cassé, un procès devant la cour d'assises aurait lieu par la suite.
Cette procédure exceptionnelle existe depuis 1995, rappelle Le Parisien, mais elle n'a quasimennt jamais été utilisée.

(Source: Le Parisien)

Vos réactions

  1. chalellouche@yahoo.fr'Charly Chalom Lellouche

    A l’époque de cette affaire, j’avais écrit le poème suivant, ainsi que des explications commentaires ; déposés sur le site desPoètes Juifs en : http://cdpj.free.fr/dtitre.php?title_id=92 ___________ Grondement d’orage, Sébastien En grondement de rage et bruissement d’orage, Je veux crier ma peine en mort d’adolescent, Un prénom Sébastien, il avait juste l’âge, D’un rêve d’avenir, parti évanescent. Je ne l’ai pas connu mais j’ai vu son visage, Un casque et un micro, des disques et sa musique, Il avait dans ses yeux la quiétude d’un page, DJ de son métier, on le disait magique. Il faisait paraît-il dans les boites à la mode Danser jusqu’au matin les jeunes de Paris, Mais le racisme est là et quand sournois il rode, Son voisin vient et crie « Juif, toi tu réussis ! » C’est pourtant son « ami », nés de la même enfance, Le premier, Sébastien et de son nom Sellam, L’autre a prénom Adel, la seule différence, C’est que l’un est hébreu, l’autre né dans l’Islam. Mais voilà les « copains », « la cité », on le monte, « Il est bien mieux le feuj », « Et toi pas d’avenir », Alors ce mercredi, dans la nuit et sans honte, Il l’amène au parking et là le fait périr. Chaque coup de sa lame et le corps qui sursaute, Car il a dû crier « arrête tu fais mal », Mais le fou a tué son voisin et « son pote », La tombe se referme et plus jamais de bal. Il venait, il y a peu, d’avoir perdu son père, On me l’a dit gentil, Sébastien le DJ, J’entends les hurlements que pousse encor sa mère, Et son corps si vivant en silence ici gît. Mais non ne pleure plus, tends l’oreille et écoute, Là-haut c’est une fête et j’ai l’invitation, On a ouvert le ciel, on a tracé la route, DJ Lam C voulait retourner à Sion. Jérusalem d’en haut et même le Messie, Attendaient sa platine et ses microsillons, Pour que soit abolie cette voyoucratie Et que l’amour enfin « abreuve nos sillons ». 29 Novembre 2003 © Charly Lellouche Ces deux dernières années il y a eu des centaines d’actes anti-juifs en France et nous nous disions « jusqu’à quand, jusqu’à un meurtre ? » Ce temps est arrivé, dans la nuit du mercredi 19 novembre 2003 ! Sébastien Sellam, dit « DJ Lam C », âgé de 23 ans, était selon sa biographie un animateur très connu au Bus Palladium, au Queen et en les soirées 50 Degrés. Il venait de signer 2 compilations chez Warner Music. C’est son voisin et « ami d’enfance » qui l’a tué. On le dit, à présent, « déséquilibré ». Ses « copains » musulmans de la cité le montaient contre son voisin en le narguant « lui il réussit, toi tu végètes parce que lui est juif et toi arabe ». Le samedi de la même semaine, une commerçante, juive aussi, de 54 ans a été tuée dans son magasin de chaussures dans le 17 ème arrondissement de Paris, de 27 coups de couteau, près de sa fillette de 10 ans. L’assassin un (encore !) « déséquilibré » de l’Islam, transporté par les fous qui lui enseignent la haine de son prochain, parce que juif. Et les médias se font silencieux

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi