Gad Elmaleh: "Je ne joue jamais le même spectacle"

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gadou.jpgArticle paru dans "Metro"

L’humoriste est actuellement en tournée dans toute la France avec « Papa est en haut ». L’occasion de revenir sur le succès de « Coco », la polémique au Liban, son prochain film.

Gad Elmaleh est actuellement en tournée dans toute la France. Il joue ce jeudi soir et vendredi à Strasbourg, à Lille les 17 et 18 novembre, à Dijon le 24 novembre, Chambéry le 28 novembre, Grenoble le 4 décembre, Saint-Etienne le 5 décembre, Montpellier les 10 et 11 décembre, Nice les 15 et 16 décembre et Toulon le 17 décembre.

Il reviendra ensuite à Paris au Palais des Glaces du 9 mars au 24 avril 2010

Savez-vous combien de fois vous avez joué ce spectacle ?

J’ai longtemps compté mais je ne le fais plus. Comme j’invente beaucoup et que je prépare le prochain spectacle en y insérant de nouvelles idées, j’ai l’impression que c’est sans cesse nouveau. Peut-être 300 ?

Comment éviter la lassitude ?
J’ai une trame, mais je ne supporte pas de jouer le même spectacle d’un soir sur l’autre. Sauf au tout début, lorsqu’il y a encore du sucre dans le chewing gum. Sinon je pars du principe que dès que je commence à moins m’amuser, je dois changer, me donner de petits défis. J’improvise, je structure et lorsque c’est bien ça devient un nouveau sketch.

Ca vous arrive de ne pas faire rire ?

Ca arrive sur des nouveautés, des choses qu’on teste. En fait le bide arrive dans deux cas extrêmes : lorsqu’on est très sûr de soi et qu’on va plus vite que le public ; soit lorsqu’on a un trop gros manque de confiance. Les gens le sentent tout de suite.

Votre expérience d’acteur et réalisateur sur « Coco » a-t-elle nourri votre spectacle ?

Je dirais que c’est plutôt l’inverse. Le timing comique de la scène m’a servi sur « Coco », sur le montage notamment.

Les critiques n’ont pas toujours été tendres avec « Coco ». Certaines vous ont-elles semblé justifié ?
Je ne fais pas partie des artistes qui ne lisent pas les critiques et je ne dirais jamais « puisque ça marche, on s’en fout ». Sur « Coco », certaines critiques été parfaitement justifiées, notamment les maladresses du scénario que j’ai vu après. Mais une partie de la presse a eu tendance à oublier que c’était mon premier film de réalisateur, même si j’avais fait plein de choses avant. Ce qui me dérange plus, ce sont les jeux de mots méchants, les gens qui se sont dits « allez, on se le fait maintenant parce qu’après on n’aura peut-être plus l’occasion ».

L’annulation de vos spectacles au Liban l’été dernier vous a sans doute davantage touché…

Ca m’a fait beaucoup de peine parce que c’est un coup porté à tous ceux qui défendent l’ouverture, dans les pays arabes, ou entre les communautés à travers le monde. (des médias locaux avaient présenté l’humoriste, d’origine marocaine et de confession juive, comme un ancien soldat israélien – ndlr). C’est d’autant plus dommage que j’avais dû annuler une première fois en 2006 à cause de la guerre. Mais je reste plein d’espoir et je suis sûr qu’un jour, je parviendrai à jouer là-bas.

En mars on vous verra dans « la Rafle », un film de Roselyne Bosch sur la Rafle du Vel d'Hiv. C’est un vrai changement de registre ?

C’est le rôle le plus dramatique de ma carrière, un film qui parle des heures les plus sombres de l’histoire de France. En tant que père, en tant que citoyen, c’est pour moi une façon de participer au travail de mémoire. Je viens d’en voir quelques extraits et j’avais les larmes aux yeux.

Un mot sur le tournage de « Tintin » de Spielberg ?

J’ai joué le méchant, Omar Ben Salaad ! Dix jours à los Angeles avec Spielberg, c’est quelque chose de très, très fort. J’ai tourné en motion capture, un procédé très complexe qui mélange animation et performance réelle. Le résultat est assez fou.


Gad Elmaleh en tournée

Gad Elmaleh est actuellement en tournée dans toute la France. Il joue ce jeudi soir et vendredi à Strasbourg, à Lille les 17 et 18 novembre, à Dijon le 24 novembre, Chambéry le 28 novembre, Grenoble le 4 décembre, Saint-Etienne le 5 décembre, Montpellier les 10 et 11 décembre, Nice les 15 et 16 décembre et Toulon le 17 décembre.

Il reviendra ensuite à Paris au Palais des Glaces du 9 mars au 24 avril 2010

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