Abrahamde Michel Jonasz

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abraham.jpgAucune vie ne ressemble à une autre, chacune a sa propre musique.

Qui mieux qu'un musicien pouvait rythmer une telle représentation théâtrale.

La maîtrise parfaite, tant dans la gestuelle, que dans le texte, la précision d'une partition, et la direction d'un chef d'orchestre, celle de Michel Jonasz face à un orchestre, invisible, aux multiples visages, dirigé avec maestria par une baguette..magique, avec émotion, pudeur  et comme pour s'excuser de traiter un sujet si lourd, son comparse indispensable l'humour,  jouant ainsi sur toute les gammes de son répertoire , l'auto-dérision, le comique, jeux de mots et d'esprits, l'envoûtement à la source même de l'humour juif.

L'humour qui permet de faire entendre ce qui ne se dit pas, alors on se régale , on écorne de-ci, de-là la religion, le détail qui fait sourire et  qui se perd dans la trajectoire de toute une vie, de la vie d'un peuple.

On prend à parti Dieu, face à la tragédie qui se joue en filigrane, celle d'une pureté assassinée.

Quelle pureté allez vous me dire ? Celle d'un peuple ignorant, ignorant que son destin se joue hors de ses frontières, celle de la spiritualité.

Qu'avaient ils fait pour être puni ? N'avaient-ils pas tout fait pour Son Plaisir, en respectant toutes ses lois ? s'adresse ainsi Avraham à son créateur.

Alors quoi ? Que fallait-il comprendre ? Eux qui étaient si heureux simplement, cette douceur de vivre arrachée à jamais. Qui allait s'en souvenir à présent ? Qui ? Si ce n'est cet homme debout seul, sur cette scène, et nous debout en l'applaudissant de mille bravos, d'avoir réussi à nous faire passer le message avec une infinie tendresse, une si grande humanité, en nous faisant oublier que c'est l'absence d'humanité qui a détruit tout un peuple, des générations entières qui ne verront pas le jour.

Où était donc dieu n'est pas la bonne question. Où était donc l'Homme créer à l'image de dieu est à la fois la question et la réponse. 

Claudine Douillet

Sans conteste une superbe performance, subtilité, intelligence, émotion sont au rendez-vous.On en sort avec beaucoup d'énergie.

Tout y est pour avoir envie d'acheter aussi le cd et réécouter les discussions incroyables  avec son ami Yankelei sur le banc de leur village. 

http://www.micheljonasz.fr

A partir du 11 septembre 2009 au  Théâtre du Petit Montparnasse rue de la Gaîté.

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