Interview exclusive de Richard Berry

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berry.JPG- Voir article sur le film
- Gagner des places de cinéma pour le film "Le Coach"

Pour cette rentrée 2009, Richard Berry possède une actualité particulièrement chargée; d'une part au cinéma avec le troisième film d'Olivier Doran avec des acteurs tels que Jean Paul Rouve, Anne Marivin, Didier Bezace, et d'autre part au théâtre, et cela à partir du 15 septembre au Théâtre de la Madeleine dans la pièce Qui est Mr Schmitt?

Laurent Bartoleschi: Alors Richard Berry, le coach c'est vous, Maximillien Chêne, vous êtes endetté jusqu'à l'os au jeu mais encore…?
Richard Berry:
C'est surtout un type qui est dans une situation toute particulière en effet puisqu'il doit coacher pour de l'argent, un type qui ne doit pas savoir qu'il est coaché. En fin de compte, ce type là doit signer un gros contrat avec des chinois; il se trouve qu'il n'est pas très bon et que le contrat ne se signera pas compétant comme il est. Aussi la boite m'engage afin de COACH.jpgl'aider à signer. Alors, on pourrait penser à le faire virer, mais il est "invirable" puisqu'il est le fils patron. Bref, c'est assez compliqué ainsi mais en réalité, c'est un film extrêmement drôle dans lequel je dois coacher un type "incoachable" (rires).

L.B. : On ne peut pas s'empêcher de penser aux films de Francis Veber(l'Emmerdeur, la Chèvre…): il y a la même mécanique, le duo d'acteur, ces deux personnes que tout oppose et qui se rapprocheront, un veritable rapport humain, non?

R.B.: Oui toute à fait, mais ce n'est pas spécifique à Francis Veber. Lui qui a énormément exploité ce genre de tandem, il faut savoir que l'on retrouve cette thématique aussi bien dans la littérature, au théâtre que dans beaucoup de films: des gens qui au départ n'ont rien à faire ensemble, vont se trouver par hasard: c'est justement cette complémentarité et l'opposition qui vont les rapprocher.

L.B.: Vous qui avez tourné avec Francis Veber à trois reprises, peut on dire qu'Olivier Doran, qui aime les acteurs comme lui on a pu le voir avec ses précédents films (Pur Week end et le Déménagement) pourrait prendre la relève d'un des grands de la comédie française?

R.B.: Non pas du tout puisque Doran ne fait que mettre en scène. Là où Veber est un auteur, Olivier Doran est simplement un réalisateur, ce qui est déjà formidable; donc on ne peut pas (encore) les comparer. Il met en scène une histoire qu'on lui à donner. Maintenant, peut être qu'un jour Olivier Doran fera un jour ce genre de film. Encore faut il pour lui qu'il écrive et réalise ce projet. Il en sera capable, selon moi.

L.B.: Jean Paul Rouve est un peu maladroit lunaire, un peu l'héritier de Pierre Richard ?

R.B.: Personnellement, moi je suis comme je suis, par contre pour en revenir à Jean Paul Rouve, je pense qu'il a joué un personnage. Vous savez Jean Paul, son grand talent, est qu'il arrive à se fondre dans ses personnages: tenez par exemple, en le faisant tourner dans Moi César 10ans 1/2 1m39, il jouait un prof de gym ridicule influencé par Mye frye, il était totalement crédible. Maintenant, dans Monsieur Batignole, un rôle aux antipodes de mon film, il est tout simplement époustouflant. Etre acteur, c'est ça!

L.B.: Votre image en prend un coup, dans le film. Vous qui êtes un peu pince sans rire, réservé, on vous traite régulièrement de vieux, cela vous fait quoi?

R.B.: Cela me fait plutôt rire. C'est tout le sujet du film après tout: je suis engagé dans cette entreprise comme stagiaire (étant donné que je ne peux pas dire que je suis un coach), alors oui on me répète sans cesse "si je ne suis pas un peu vieux pour être stagiaire..", ce qui est amusant. De toutes les façons Patrick Marmignon (le rôle de JP Rouve) est quelqu'un de vrai, il est incapable de tricher. Il se trahira de temps en temps, d'ailleurs. Dans le film, ce qui m'amuse est lorsque Jean Paul. dit que je suis un "vieux beau". De remettre en question son image me fait particulièrement rire, oui en effet.

L.B.: Le sujet ne tombe pas trop dans la caricature d'un coach;  être coach de nos jours, est un peu à la mode, en faire appel aussi d'ailleurs. Ne trouvez vous pas qu'il y a des coachs pour un peu n'importe quoi?
R.B.: Absolument, mais il y a aussi de bons coachs, des coachs utiles. Avant, on disait, je prends des cours de piano de ceci de cela, je suis un prof. Même dans le sport, auparavant on disait entraineur. Et petit à petit, tout c'est affiné, généralisé, je suis un coach, voire psychologique. Alors certes dans l'affaire, il y a des charlatans, des escrocs, mais encore une fois, il y en a de très bons. C'est un véritable travail de recherche qu'ont fait les scénaristes (Bruno Bachot et Denis Bardiau, NDLR) du film. Une réelle étude du coaching, ils ont passé plus d'un an à étudier cet aspect.

L.B.: Qui est Monsieur Schmitt? (titre de sa prochaine pièce, NDLR)

R.B.: Un personnage, c'est un personnage à part entière. Il faut être dans le Vrai, c'est tout; il faut éviter de tricher le moins possible, déjà lorsque l'on joue on dissimule un maximum, aussi faut il être crédible le plus possible.
Maintenant oui en effet, il se peut qu'un travail soit fait en amont, comme le fait d'apprendre un instrument de musique (le violon par exemple, pour le film Le jour du Violon). Mais dans l'ensemble, j'aborde une comédie ou un film Noir de la même façon
En fait Monsieur Schmitt pourrait être chacun d'entre nous, qui en aurait assez d'être lui même et qui voudrait ainsi se prendre pour quelqu'un d'autre. C4est une pièce de Sébastien Thiery qui avait écrit Cochon d'Inde (Molières pour le meilleur spectacle comique, avec Patrick Chesnais). C'est un auteur extrêmement atypique et fort, puisque c'est à la fois une pièce drôle dans un comique absurde irrésistible et en même temps assez profond. Ca fait réfléchir.

propos recueillis par Laurent Bartoleschi

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