Michel Boujenah à Lille, « enfin libre » de jouer pour et surtout... avec le public

Artistes - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

boujenahmichel.jpgArticle paru dans "La Voix du Nord"
     
«Je veux rendre chaque représentation unique», affirme Michel Boujenah. Hier soir au Zénith de Lille, c'était réussi.PH. MAX ROSEREAU «Je veux rendre chaque représentation unique», affirme Michel Boujenah. Hier soir au Zénith de Lille, c'était réussi.PH. MAX ROSEREAU

« Je n'ai plus d'entraves. Si je vois une cravate, une chemise qui m'amuse, je m'arrête (...). ...

Je veux rendre chaque représentation unique . » Offerte sur RTL, cette réflexion de Michel Boujenah n'a jamais été aussi vraie qu'hier soir.
   
Devant 1 500 personnes, réunies grâce à l'association Aventure et partage dans le cadre de la soirée Handifférence, l'humoriste a paru dégagé du carcan de son texte. « Enfin libre », clame-t-il, au point d'en tirer le titre de son spectacle. Libre de jouer pour et surtout avec le public, au fil d'une rivière de mots qui paraît inépuisable.

Certes, Michel Boujenah joue sur du velours. Il n'y a nulle surprise à le retrouver ondulant sur une musique orientale, riant de ses propres blagues avec cet accent de juif tunisien dont il a fait un étendard. Devrait-il présenter autre chose ? Ce serait, suggère-t-il, trahir ses origines. « Entre 18 et 26 ans, expliquait-il dans une interview, j'ai voulu m'en débarrasser. Mais si on n'admet pas d'où l'on vient, on ne sait pas où l'on va. Mon accent, c'est mon Jiminy Cricket, ma coccinelle de Rubrique-à-brac. » Alors, on se replonge dans son univers, peuplé de personnages aussi encombrants qu'indispensables. C'est la famille Boutboul, bien sûr. Simone, Max... « Je ne veux pas les perdre (...). Les garder, c'est les rendre éternels », dit-il. Et c'est vrai qu'à l'écouter parler d'amour avec ceux-là, on fond aussi sûrement qu'en tirant du grenier une photo de nos grands-parents enlacés.

« Enfin libre. » Oui, Michel Boujenah assume une décontraction quasi absolue avec son texte. Au point d'en quitter les rivages confortables pour initier un dialogue irrésistible avec les deux traductrices en langue des signes ou la valeureuse vélotypiste qui s'échine à suivre son débit bouillonnant. « Ce soir, j'ai joué encore plus normalement que d'habitude », a-t-il conclu, face à un parterre de spectateurs en fauteuil roulant qu'il n'aura pas hésité à brocarder avec fougue. Michel Boujenah n'a jamais paru aussi léger. • J. L.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi