Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Le 23/01/07, Amir Peretz pousse son plan de paix avec les Palestiniens

                 Amir Peretz pousse son plan de paix avec les Palestiniens

Le 23/01/07, HERZLIYA, Israël  - Le travailliste Amir Peretz, ministre israélien de la Défense, défend son propre plan de paix qui ne pose plus comme préalable à des négociations sur le statut final des territoires palestiniens le désarmement des groupes armés palestiniens irréguliers.

Peretz, dont la popularité et l'autorité sont sérieusement entamées par le résultat indécis de l'intervention de Tsahal au Sud-Liban cet été, avait avancé ce plan au début du mois devant son parti, qui, a-t-il dit, l'approuvera sous peu avant de le soumettre au gouvernement.

"Il nous faut lancer un nouveau processus parce que le blocage actuel travaille contre nous", a déclaré devant un parterre de personnalités politiques réunies à Tel Aviv le chef du Parti travailliste, seconde formation du gouvernement.

La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni, étoile montant du parti centriste Kadima du Premier ministre Ehud Olmert, avait formulé une proposition analogue lors de ses récentes rencontres avec la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, qui plaide pour une relance rapide du processus de paix.

Le plan de Peretz pour aboutir à un Etat palestinien prévoit que des négociations de fond s'engagent tandis que le président Mahmoud Abbas consoliderait ses forces de sécurité grâce notamment à l'aide de 86 millions de dollars promise par les Etats-Unis.

La "feuille de route" internationale concoctée en 2003 par le Quartet des médiateurs internationaux - Onu, UE, Etats-Unis et Russie - prévoit que les groupes armés palestiniens soient désarmés avant que des négociations de fond ne s'engagent.

"Les réponses apportées par la feuillet de route sont insuffisantes. Il est parfaitement clair que nous devons d'abord renforcer les nouvelles forces palestiniennes" afin qu'elles soient en mesure d'affronter les factions armées, a souligné Peretz.

MANOEUVRE?

Durant une première phase de six mois, les deux parties prendraient des mesures de consolidation de la confiance telles que l'élargissement à la Cisjordanie de la trêve en vigueur depuis deux mois à Gaza et la libération du caporal israélien Gilad Shalit aux mains de factions armées de Gaza depuis juin.

En outre, Israël démantèlerait les colonies juives sauvages implantées depuis 2001 en Cisjordanie, une initiative prévue par la "feuille de route" internationale, mais ignorée jusqu'à présent par l'Etat juif.

Durant la seconde phase, également de six mois, Israël discuterait avec Abbas de l'établissement d'un Etat palestinien dans des frontières temporaires sur la base de principes qui seraient parrainés par un groupe international dont les pays arabes modérés feraient partie.

Peretz prévoit une troisième et dernière phase, d'un minimum de dix-huit mois, lors de laquelle les deux Etats négocieraient un règlement de paix permanent fixant les frontières définitives.

Le président Abbas a d'ores et déjà rejeté l'idée d'accepter des frontières provisoires, craignant que la lenteur prévisible des négociations ultérieures pour un règlement permanent ne les pérennise.

Peretz a par ailleurs réitéré sa conviction qu'Israël doit être prêt à négocier avec toutes les parties palestiniennes, y compris le Hamas, s'il reconnaît Israël et accepte les accords déjà passé avec lui par les autorités palestiniennes.

Ce plan de paix de Peretz est surtout considéré en Israël comme une manoeuvre de la part d'un leader travaillistes très critiqué pour tenter de couper l'herbe sous le pied à ceux qui briguent sa place à la tête du parti, qui doit renouveler sa direction en mai prochain.

Le 23/01/07,Israël verse 100 millions de dollars directement à Mahmoud Abbas

Israël verse 100 millions de dollars directement à Mahmoud Abbas
 
JERUSALEM, le 23/01/07 - Israël annonce avoir reversé directement au président palestinien Mahmoud Abbas environ un cinquième des taxes et droits de douanes perçus par l'Etat juif depuis un an au nom de l'Autorité autonome, soit 100 millions de dollars.

Ce premier versement d'Israël depuis le gel des transferts décrété à la suite du triomphe électoral du Hamas, en janvier 2006, a été effectué dans la journée à la suite de pressions des Etats-Unis, soucieux de favoriser Abbas dans son bras de fer avec le mouvement islamiste.

Ces revenus permettent en temps normal de payer les dizaines de milliers de fonctionnaires palestiniens, mais, de source autorisée israélienne, on précise que la somme transférée ne sera pas affectée au paiement de leurs arriérés.

Elle sera consacrée à des projets humanitaires ainsi qu'au renforcement de la garde présidentielle, auquel Washington contribue également pour permettre à Abbas de faire face à la "Force exécutive" mise sur pied par le Hamas, assure-t-on de même source.

Saëb Erekat, collaborateur d'Abbas, a confirmé qu'une partie de la somme serait affectée à des missions humanitaires et une autre au secteur privé, mais il n'a pas évoqué le financement de la garde présidentielle.

"Nous rejetons toutes les conditions israéliennes pour recouvrer cet argent. Il appartient au peuple palestinien", s'est indigné de son côté le Premier ministre du Hamas, Ismaïl Haniyeh, à la sortie de la grande prière du vendredi à Gaza.

"Le danger dans ce qui s'est passé, c'est d'abord que le gouvernement palestinien légitime et le ministère des Finances (aux mains du Hamas) aient été contournés et ensuite que cela donne à l'occupant le droit de déterminer l'usage de l'argent", a affirmé Faouzi Barhoum, porte-parole du Hamas.

Le 23/01/07, Un diplomate israélien disparu à Paris

                              Un diplomate israélien disparu à Paris

PARIS, le 23/01/07- La Brigade criminelle a été chargée lundi de retrouver David Dahan, un diplomate israélien disparu depuis dimanche à Paris, a-t-on appris mardi de source policière.

Agé de 54 ans, l'homme était rattaché à l'ambassade d'Israël où il était directeur général de la mission européenne du ministère israélien de la Défense. Sa disparition a été signalée par des proches, qui ont notamment retrouvé une lettre à son domicile parisien.

Dans ce document, David Dahan, en proie à de graves problèmes familiaux, fait état de son désir de se suicider. "C'est l'hypothèse la plus plausible", indique-t-on de source policière. Selon la presse israélienne, le diplomate avait sombré dans une grande dépression à la suite d'une demande de divorce formulée par sa femme.

La Brigade criminelle a été saisie en raison de la personnalité du disparu.

Le 25/01/07,La colère du Président Moshé Katsav

                              La colère du Président Moshé Katsav


Le 25/01/07, Pendant près d’une heure, le Président israélien s’est adressé au public pour dénoncer les attaques dont il fait l’objet, et a annoncé qu’il ne démissionnerait que s’il était inculpé. Il accuse la presse, la police et le Parquet de l’avoir condamné sans jugement. Premier à intervenir à l’issue du discours de Moshé Katsav, le chef du gouvernement israélien appelle le Président de l’Etat à quitter ses fonctions.
 
«Voilà six mois que moi et mes proches sommes confrontés à une attaque mensongère et haineuse sans précédent. Je ne me laisserai pas humilier, et ne laisserai pas traîner mon nom dans la boue sans réagir. Je me battrai jusqu’à mon dernier souffle pour prouver mon innocence et laver mon honneur». Le visage tendu et la voix tremblante de colère, Moshé Katsav a prononcé un long discours qui était plus un réquisitoire qu’une défense ou une justification. Il a affirmé qu’il ne démissionnerait pas, mais qu’il renoncerait pourtant à son immunité, si le Conseiller Juridique du Gouvernement devait finalement décider de l’inculper pour viol, harcèlement sexuel et obstruction à la justice. Devant un parterre de journalistes, le Président israélien a appelé ses concitoyens à refuser de croire, ce qu’il a qualifié de «calomnies éhontées» et de «lavage de cerveau»,  orchestrés selon lui par la presse. Il a même directement invectivé un présentateur de la deuxième chaîne de la télévision israélienne qui venait de l’interpeller, pour accuser son antenne de s’être rendue complice de la campagne de diffamation dont il s’estime être la victime et de «jeter son sang en pâture au public».  Moshé Katsav a accusé la presse d’œuvrer à sa perte et d’avoir délibérément diffusé des rumeurs sans fondement. «Le tribunal de la presse m’a jugé, condamné à mort et exécuté sans même que j’aie pu me défendre !» a lancé le Président en direction des journalistes présents, les accusant d’avoir agi à des fins politiques. Moshé Katsav s’en est aussi pris à la police, qu’il a vilipendée pour avoir abusé de ses pouvoirs en intimidant les témoins, en violant le secret de l’enquête par des fuites vers les médias. Le Président de l’Etat a également attaqué le Parquet et même le Conseiller Juridique du Gouvernement pour être partie prenante dans ce qu’il considère être un lynchage public contre lui, en ayant détourné l’enquête originelle sur la tentative d’extorsion dont il avait informé le Conseiller Juridique du Gouvernement, pour se concentrer sur les témoignages de deux femmes qui selon lui, ne cherchaient qu’à se venger en l’accusant de viol et de harcèlement sexuel.
Moshé Katsav a aussi pointé du doigt ce qu’il a appelé «une clique élitiste qui croit avoir seule le droit de représenter Israël». Le «J’accuse» du Président de l’Etat était un cri de colère sans précédent de la part d’un homme public, adressé à ses proches comme à l’opinion. Mais c’était aussi pour Moshé Katsav l’occasion d’envoyer un message vers les députés de la Knesset, qui devront décider s’ils soutiennent sa demande de mise en disponibilité ou s’ils optent pour sa destitution. Le Président de l’Etat espère convaincre au moins un quart des parlementaires encore indécis, de ne pas voter en faveur de sa mise à pied.

Le 25/01/07, La Corée du nord aide l’Iran dans ses projets nucléaires

              La Corée du nord aide l’Iran dans ses projets nucléaires

Selon le journal anglais Sunday Telegraph, la Corée du nord aide l’Iran afin qu’il réalise un essai nucléaire sous terrain d’ici la fin de l’année 2007, essai identique à celui fait par la Corée du nord en octobre 2006.

Selon ce même journal, les deux pays auraient résolu de partager toutes les informations données par l’essai nord coréen où étaient apparemment présents des scientifiques iraniens. Selon une source sécuritaire européenne, la Corée du nord a invité ces scientifiques afin qu’ils examinent les résultats de l’essai et puissent concrétiser un essai en Iran.

Des conseillers militaires iraniens seraient présents aux essais militaires nord coréens. Selon les services secrets occidentaux, les échanges scientifiques entre les deux pays sont de plus en plus nourris. En novembre 2006, une conférence aurait été organisée entre les scientifiques iraniens et nord coréens afin de discucter des conséquences de l’essai nucléaire nord coréen.

« Les Iraniens travaillent en étroite collaboration avec la Corée du nord et apprennent son programme nucléaire » a dit la source sécuritaire européenne. « Nous avons identifié une hausse de l’activité dans les installations nucléaires iraniennes depuis 2006. Tous les signes montrent que les Iraniens travaillent dur afin de réaliser un essai nucléaire sous terrain ».

La Corée du nord et l’Iran ont été nommés par le président américain Geoges Bush « l’axe du mal » et le conseil de sécurité des Nations unies a voté des sanctions sur l’Iran qui refuse de stopper son programme nucléaire. Les services secrets occidentaux ne sont pas tous d’accord au sujet de l’avancée de l’Iran vers le nucléaire, mais sa collaboration avec la Corée du nord permettra à l’Iran de réaliser un essai nucléaire à un niveau d’enrichissement bas et d’une puissance de moins d’un demi kilotonne d’ici un an.

Le lieu de l’essai iranien reste inconnu, mais il est probable qu’il se déroulera dans les zones montagneuses du pays afin que les satellites puissent difficilement en rendre compte.

Le 25/01/07, La voiture du responsable israélien disparu retrouvée à Rouen

         La voiture du responsable israélien disparu retrouvée à Rouen

PARIS, le 25/01/07- La voiture de David Dahan, directeur général de la Mission diplomatique israélienne de la défense en Europe disparu depuis le week-end dernier, a été retrouvée mercredi sur les quais de Seine à Rouen, apprend-on de source policière.

Il n'y avait personne à bord du véhicule et aucune trace d'agression, précise-t-on.

Depuis la disparition de ce responsable, la police privilégie la thèse du suicide. Des plongeurs devaient inspecter le fleuve jeudi dans la zone où a été découverte la voiture.

David Dahan est marié et père de famille, mais celle-ci habite en Israël. Le responsable israélien a connu par le passé des périodes de dépression et est fragile psychologiquement, dit-on de source policière.

Avant sa disparition, il a laissé une lettre dans laquelle il "demande pardon" pour ses actes, précise-t-on.

Le ministère israélien des Affaires étrangères s'est refusé pour l'instant à tout commentaire. Le ministère israélien de la Défense a indiqué qu'il fournirait toutes les informations à sa disposition après en avoir informé la famille.

Le 25/01/07,Des plongeurs vont sonder la Seine à Rouen à la recherche d'un diplomate israélien disparu

Des plongeurs vont sonder la Seine à Rouen à la recherche d'un diplomate israélien disparu

PARIS, le 25/01/07 - Des plongeurs devraient sonder la Seine à Rouen (Seine-Maritime) jeudi après la découverte au bord du fleuve de la voiture de David Dahan, un diplomate israélien de 54 ans disparu depuis dimanche soir à Paris, a-t-on appris mardi de source policière.

La Velsatis bleue immatriculée dans la capitale a été repérée mercredi après-midi au bord du fleuve, par une patrouille de police. "Le véhicule était fermé, il n'y avait aucun élément suspect", précise-t-on de source policière.

L'immatriculation du véhicule ainsi que le signalement de son propriétaire ont été diffusés sur l'ensemble du territoire français depuis le début de la semaine. La Brigade criminelle a en effet été chargée de retrouver cet homme rattaché à l'ambassade d'Israël où il était directeur général de la mission européenne du ministère israélien de la Défense.

Sa disparition inquiétante de son domicile parisien avait été signalée lundi par des proches. Dans une lettre retrouvée à son domicile, David Dahan, en proie à de graves problèmes d'ordre familiaux, faisait état de son désir de se suicider. "C'est l'hypothèse la plus plausible", selon une source policière. Selon la presse israélienne, le diplomate avait sombré dans une grande dépression à la suite d'une demande de divorce formulée par sa femme.

Le 29/01/07, Association pour la promotion du Théâtre Français en Israël

Association pour la promotion du Théâtre Français en Israël

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La Compagnie Théâtrale ACTE présente :
PluriElles
Ecrite et mise en scène par Rachel Lascar- Feldman

Les 6 et 13 Février 2007 à 20 h. 30

Au Centre d'Art Dramatique Nurit Katzir- Jérusalem
Rue Itzhak Elhanan (derrière l'hôtel Inbal)
Parking du lycée des arts
Prix du billet : 30 shekels

Réservation : 052-3296657
http://www.theatracte.org
mail : linedjamchid@gmail.com

L’association israélienne, ACTE, est née d’un besoin : établir une structure pour des créations ou des mises en scène théâtrales en français.
L’acte de création n’est pas un jeu égocentrique, il est don, don de soi dans le dénuement et la sincérité. De fait, il implique la présence de l’Autre, seul garant du dialogue, de l’échange, de la rencontre. C’est pourquoi, il est le lieu éthique d’un engagement, de notre engagement. Dans ce cadre-là, l’Autre est pour nous, avant tout, le public francophone d’Israël. Public nombreux, mais qui pourtant ne se retrouve sur aucune « scène » de théâtre. Mutilé de sa langue, de sa culture d’origine, la majorité des francophones d’Israël déserte les salles de théâtre. C’est dommage et même néfaste, le théâtre restant l’espace privilégié – à travers l’émotion et la réflexion – d’une re-connaissance de soi.
Mais l’Autre, c’est également tous les autres, les Israéliens aux visages multiples, aux origines disparates. Qu’ils soient natifs ou venus d’ailleurs, sur un grand nombre d’entre eux la langue et la culture françaises continuent d’exercer un attrait irrésistible. Plus qu’un outil de propagation, plus qu’un lieu de rencontre, le théâtre est alors le lieu d’un partage. Nous croyons cette fonction essentielle dans la société israélienne, trop souvent soumise à de profondes déchirures.

ACTE, qui existe maintenant depuis quatre ans, peut s'enorgueillir de trois créations : "Le Trou" (Rachel Lascar-Feldman), "Art" (Yasmina Reza) et "PluriElles" (Rachel Lascar-Feldman).
Au fil des années, chacune de ces pièces a été sélectionnée pour participer au festival des arts de la scène de Jérusalem et y a obtenu un succès jamais démenti. L'équipe de comédiens amateurs, soutenue par les membres d'une association soucieuse de promouvoir un théâtre francophone en Israël, assure le dynamisme créatif de notre initiative. L'enthousiasme du public confirme le sérieux de notre travail, la justesse de nos choix, tout en servant de tremplin à la réalisation de nos désirs.
Si vous aimez le théâtre, de près ou de loin, si vous avez envie "d'en être", de près ou de loin, consultez notre site et n'hésitez pas à prendre contact avec nous :
Site : www.theatracte.org Mail : info@theatracte.org

Organisation de l'association ACTE

L'organisation est composée d'un noyau de onze membres répartis en différents comités : presse, relations publiques, finances, etc.
Tous les membres sont des bénévoles, passionnés de théâtre et pour qui le projet d'un théâtre francophone en Israël est une belle aventure.
La compagnie théâtrale Acte est composée de quinze acteurs amateurs. Elle a déjà réalisé trois spectacles, "le Trou" de R. Lascar-Feldman, "Art" de Y. Reza et "Plurielles" de R. Lascar-Feldman. Ces spectacles ont tous été invités et joués au festival des Arts de la Scène de Jérusalem. "Le trou" a également été invité au festival de théâtre amateur de St. Léger en France.
L'association a entre autres pour but cette année de faire jouer et "PluriElles" et l'ancien répertoire, dans tout Israël, ainsi que de chercher et trouver un festival à l'étranger prêt à nous accueillir.

Dans le cadre de ses activités, Acte a assuré la traduction du "Trou" en hébreu (la pièce a été jouée avec des sous-titres en hébreu) et en anglais.
"PluriElles" est traduit en hébreu.

Enfin, Acte a crée une site internet. Voici notre adresse :
www.theatracte.org

« LE TROU »
PROJET DE MISE EN SCENE
La pièce « Le Trou » est notre premier projet. Il nous tient à cœur car c’est pour le mettre en scène qu’est née l’association ACTE. « Le Trou » aborde les thèmes de l’origine, de l’identité, du désir. Les questions s’infiltrent dans l’intervalle de chacun de ces termes pour nous interpeller à tous, au-delà de l’appartenance, dans notre être le plus personnel. Texte à portée universelle donc, les juifs d’Algérie s’y reconnaîtront pourtant nommément. De plus en plus nombreux en Israël, ils témoignent d’une errance propre à leur histoire mais en même temps spécifique de la destinée de l’homme moderne.


Pièce écrite et mise en scène par Rachel Lascar-Feldman
Pièce écrite en 1999. A reçu le deuxième prix du jury « ARTS ET LETTRES DE FRANCE », 2000.
Le Prétexte : Une femme rejoint père et mère, donc son enfance, après que son frère a tenté de mettre fin à ses jours en se faisant un trou dans la tête. Face à cette tragédie, il y a chez les trois personnages un désir de rester ensemble, soudés, de se serrer les coudes. Mais inévitablement, et malgré la bonne volonté de chacun, les conflits éclatent, nourris de vieilles rancunes, d’angoisses mal digérées et surtout d’incompréhension.

Le Texte : Malgré son schéma familial classique, le texte, paradoxalement, se déroule en marche arrière. En effet, il ne s’achemine pas vers la résolution, quelle qu’elle soit, d’un conflit, à travers l’évolution des personnages. Au contraire, il part à la recherche de ses personnages. Centré autour de celui de la sœur, il se forge à coups de points d’interrogation. Le « pourquoi ?» initial, « pourquoi a-t-il fait cela ? », débouche au fil des mots et des images sur un « qui suis-je ? » existentiel. Question-piège, question-trou, où chacun des personnages tombe, enchevêtré dans les fils de son identité morcelée. La scène se passe en France, mais l’ailleurs se profile de toutes parts. Ainsi le père, juif d’Algérie, fils et petit-fils de rabbin, est un ex-communiste. Déraciné de son pays et de sa culture d’origine, il est le lieu de contradictions insurmontables. Personnage soumis mais indomptable, la mère, convertie au judaïsme, est la petite-fille d’immigrés italiens. Elle se dérobe à toute identité. La fille, elle, a choisi de vivre en Israël. Sous le choc du drame, elle dépose ses certitudes comme on dépose les armes. Ses vains efforts de compréhension la confrontent certes, au père et à la mère, mais surtout à elle-même, à ses choix identitaires, à son monde intérieur fantasmagorique. Quant au fils/frère, il reste l’énigme de cette histoire.

Personnage quasi muet, c’est lui pourtant qui en tire tous les fils et qui situe ce drame dans un espace ludique.

Dans le triangle oedipien crée par la présence du père, de la mère et de la soeur, chacun devient le miroir de l’autre. L’enjeu dépasse le jeu. Les explications n’expliquent pas, les réponses ne répondent de rien ni de personne. Reste le désir. Il s’inscrit dans les trous, les trous que tous nous connaissons, un jour ou l’autre au fond de nous, les trous de la tête, du cœur, du ventre, du sexe. Trous de vie dans lesquels s’engouffre la nostalgie du paradis perdu.
Le sérieux et l’enthousiasme des acteurs et du metteur en scène sont les atouts premiers à l’aboutissement de ce projet. S’ils soutiennent notre motivation, ils ne suffisent cependant pas à sa concrétisation. Vous l’aurez compris,
ACTE a besoin de vous !

L’EQUIPE ARTISTIQUE :

L’auteur et metteur-en-scène :
Rachel Lascar-Feldman, mariée et mère de deux enfants, Elika et Shaïa.
Enseignante à l’université de Jérusalem,
Psychodramatiste,
S’est frottée au théâtre en tant qu’actrice, productrice et metteur en scène pendant sa vie d’étudiante en France,
A développé ses connaissances théoriques sur le théâtre par un travail de recherche (M.A.) à l’université de Jérusalem,
A mis au point une méthode d’enseignement du français par le théâtre, qu’elle a pratiquée à la « Maison de France » de l’université de Jérusalem,
A suivi une formation longue de psychodramatiste pour utiliser le théâtre dans toutes ses possibilités, y compris la thérapie.
« LE TROU ? C’est le plaisir d’écrire, de mettre en scène, de travailler avec des acteurs. C’est dire et me relier à cette riche histoire trop méconnue des Juifs d’Algérie. J’ai choisi à travers la fiction d’une famille, l’aspect ‘rupture de soi’ de cette histoire, à cause de sa dimension universelle, sinon emblématique de notre époque. »
Les Acteurs :
Isabelle Stroweis (dans le rôle de la mère).
Mariée, mère de trois adorables bambines, Isabelle s’adonne aux plaisirs et souffrances du théâtre depuis 1994. Arrivée en Israël en 1981, les treize premières années de sa vie ici furent essentiellement consacrées à son intégration (réussie) au pays. Aujourd’hui, elle compte à son actif de nombreux ateliers de théâtre à Tel-Aviv et Jérusalem, la participation à diverses pièces d’auteur (H. Levine, L. Pirandello, D. Grossman) et films d’étudiants. Elle a également écrit, mis en scène et joué (en hébreu et en anglais) dans divers lieux, allant de classes d’école à la prison Ayalon, en passant par l’Institut Adler.
« LE TROU ? C’est pour moi, une façon de me confronter pour la première fois avec ma langue maternelle et mon passé… Un défi ! »
Philippe Haddad (dans le rôle du père).
Marié, père de trois enfants, est installé en Israël depuis 1978. Philippe a la vocation d’acteur sur la scène de la vie, puisqu’il exerce le rôle de médecin à Guilo et c’est une dure école. Acteur amateur dans ses années “ado”, il a gardé dans sa poche la petite annonce pour le rôle du père pendant plus d’un mois avant de la jeter (et oui, déjà le trac). Mais le destin l’a rattrapé… et “la mère” l’a ramené au sein de la troupe. Comme ‘le père’, Philippe est un juif déraciné, puisqu’il est né à Tunis, où il a vécu jusqu’à l’âge de onze ans et qu’ensuite, il est parti pour Marseille, où il a vécu pendant dix-sept ans, avant de faire son aliyah. Militant comme ‘le père’, il a été actif au sein de la communauté juive de France et de la communauté francophone d’Israël, où il a occupé et occupe encore diverses fonctions.


« LE TROU ? C’est le plaisir de renouer avec le théâtre et de se faire plaisir; c’est réaliser un vieux rêve, trente ans plus tard. Cette pièce est un drame qui nous fait toutefois monter quelques sourires aux lèvres… C’est le douloureux problème de l’immigration, de l’assimilation, de ces racines juives qui, sorties parfois de nulle part, vous prennent cependant par la main pour un étrange voyage. Chacun y trouvera un peu de soi-même et surtout beaucoup d’émotion. »
Myriam Roth, (dans le rôle de la fille).

J’immigre en Israël à l’âge de 18 ans. Douée pour les langues, j’étudie linguistique ; intéressée par l’être humain, j’étudie psychologie; passionnée de théâtre, j’étudie l’art dramatique. Pour commencer au « Conservatoire Royal » de Bruxelles, puis au «Yoram Levinstein Acting Studio», à Tel-Aviv. Je joue dans différentes pièces montées par le Théâtre Anglais d’Israël ( à Jérusalem et à Tel-Aviv), je joue dans des films d’étudiants. La pièce ‘ Mrs Klein’ , de Nicholas Wright, dans laquelle je tenais le rôle de Paula Heimann, a été invitée au Festival International de Théâtre amateur de Dundalk (Irlande), en 1998. J’ai obtenu pour cette interprétation le prix de « best supporting actress ». J’ai dernièrement interprété le rôle de Mary, dans ‘La mémoire de l’eau ‘ (Sheilag Stephenson). Rôle d’une fille, d’une sœur… bonne préparation pour «Le trou » !

« LE TROU ? C’est une histoire de famille, donc une histoire douloureuse. Et puis, il y a cette question d’identité qui nous tire, nous pousse et nous y ramène constamment… au trou! »
Fabienne Bergmann, (dans le rôle de la psychanalyste).

Née à Strasbourg, elle vit depuis plus de trente ans à Jérusalem et est mère de trois enfants.
Traductrice aimant aussi écrire. Le théâtre est l’un de ses amours. A joué dans plusieurs pièces, en français et en hébreu, sous la direction d’Alexis Dalsace et de Jean-Bernard Moralli. A écrit et joué une pièce intitulée ‘ De Minsk à Pinsk’, dans laquelle, passant du français à l’hébreu, alternent des textes très personnels où se mêlent présent et passé. Aime faire partager son amour de la langue hébraïque qu’elle enseigne. A écrit un livre : ‘ les figulines’ .
« LE TROU ? Une occasion de travailler dans un nouveau cadre sur une pièce qui me plaît; une reprise avec un groupe théâtral. »
Alain Amram, (dans le rôle du fils).

Economiste de formation, Alain dans ses fonctions actuelles, est « le grand chevalier de l’ordre de la défense des intérêts des consommateurs » ; d’aucuns feraient vite la comparaison avec Don Quichotte mais Alain ne se bat contre des moulins puisqu’il se fait fort d’informer son ministère (Industrie & Commerce) des évolutions et tendances mondiales dans ce domaine.
Côté théâtre, de nombreuses troupes d’amateurs ont fait appel à ses services : il a joué dans Knock, Caracalla, différentes pièces de Tchekhov et autres). Cependant son domaine de prédilection reste la chanson française plutôt rive gauche, « l’œil dans le pays des mots, l’oreille au royaume des sons », en s’accompagnant toujours de sa guitare.
« LE TROU ? Mais que suis-je venu faire dans cette galère ? Puisque dans cette pièce je vois tout, j’entends tout, mais ne dis rien ! Pourtant quel plaisir à tirer les ficelles et voir sa propre famille se perdre par ma seule volonté… » David Andréa Anati (dans le rôle du vieux juif).

Andréa, retraité et grand-père de trois petits-enfants. Il fut chercheur en géophysique à l’Institut Weizmann avant de prendre le poste de chercheur en chef à l’Université hébraïque de Jérusalem. Jadis guide et moniteur d’escalade, il pratique toujours la varappe. Afin de mieux profiter d’une année sabbatique qu’il passa dans le Midi de la France, Andréa se mit à apprendre le français à l’âge de 64 ans. Depuis sa retraite, il essaie d’approfondir sa maîtrise du français, en suivant conférences et cours universitaires. Et puis, il y a le théâtre. Avant ce rôle-ci, il interpréta le rôle de Géronte, dans le ‘Médecin malgré lui’, qu’il interpréta à l’âge de 70ans.
« LE TROU ? En tant que grimpeur, je n’aime pas tomber dans les trous. Je redoute ces ‘gouffres noirs qui aspirent’… Mais une fois tombé, je m’y trouve plutôt bien… »

Le décorateur :
Mickaël Kurs
J’ai étudié pendant cinq ans à l’Ecole de Théâtre de Moscou « Machat » où je me suis spécialisé dans les décors et les techniques de décor. J’ai ensuite travaillé à une quarantaine de spectacles dans plusieurs villes d’Union soviétique avant d’émigrer en Israël en 1990. Ici, j’ai fait le décor d’environ quinze spectacles (entre autres pour l’école Nissan Nativ et pour le théâtre de marionnettes à Tel-Aviv) Malgré ma formation classique d’art dramatique, j’aime les marionnettes ! Mes travaux ont été exposés dans différentes salles en Israël.
Pour moi, les décors ne sont pas un accessoire de mise en scène, mais font partie de l’action. Je préfère travailler avec des maquettes que sur papier. Les volumes, les formes, les matières me sont indispensables pour la réalisation complète d’un projet tant sur le plan artistique que technique. C’est ce qui me permet de travailler parallèlement dans un atelier de création de modèles, où nous reproduisons des objets d’architecture et de musées.

« LE TROU ? Au début, il s’agissait pour moi de parler français. A la lecture du texte, j’ai compris que je venais de rencontrer la pièce que j’attendais. L’idée plastique d’un décor fait de photos de famille couvait en moi depuis longtemps. Au point où les photos étaient déjà prêtes : celles de ma propre famille ! Et puis quelle surprise de constater que les Français se débattent avec les mêmes problèmes d’identité, de racines que les Russes ! »