L'assassinat de Rabin peut-il effacer son propre crime de l'Altaléna ?

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L'assassinat de Rabin peut-il effacer son propre crime de l'Altaléna ?

Ce n’est pas parce que Rabin a été assassiné que c'était un grand homme ou que sa politique était sage, loin s'en faut.

Le prétexte de son assassinat, ne peut effacer ou mettre sous le tapis ses propres crimes, dont non seulement il a pas été sanctionné , ni même exprimé le moindre regret mais s'en également vanté.

Parce qu'il a été assassiné par un Juif est ce suffisant pour monter un mythe de toute pièce?

Sa politique était catastrophique. On en paye les pots cassés jusqu’à aujourd’hui et on n’en a pas encore fini. Rabin était au bout du rouleau, déconnecté de la réalité, manipulable et plus capable de diriger quoi que ce soit et il semblerait même qu’il a fini par en être conscient, selon certains témoignages.

Mais revenons un peu en arrière, voyons comment un Juif, Rabin a tué d'autres juifs dont le seul tort était d'avoir voulu apporté aide et armes à la jeune armée d'Israël alors en formation.

Rabin était alors un jeune officier du Palmah et il a ordonné de tirer du canon sur l’Altalena en 1948, ce bateau chargé d'armes et de jeunes recrues âgés entre 17 et 25 ans.

Mais le pire reste à venir!
Ne se contentant pas de faire couler le vieux rafiot, il fait tirer à la mitrailleuse lourde sur les naufragés qui avaient sauté dans l’eau, en infraction totale à toute règle d’engagement même face à des ennemis,

D’autres officiers du Palmah du même rang que Rabin, notamment Yosselé Tabenkin, ont refusé d’exécuter cet ordre inique.

Avec le recul, Rabin aurait pu regretter cette erreur de jeunesse alors que l’Etat d’Israël n'était qu'à ses débuts et dans la confusion générale qui s’en est suivie avec la Guerre d’Indépendance.

Il aurait pu invoquer ces circonstances particulières et uniques pour se faire pardonner.

Non seulement il n’a pas exprimé de regret, ne s’en est pas excusé publiquement, mais il s’en est vanté, notamment lors d’une réunion avec le personnel diplomatique à l’Ambassade d’Israël à Washington en 1968, lors du 20ème anniversaire de la Création de l’Etat d’Israël après la Guerre des Six Jours.

Rappelons qu' immédiatement après sa démobilisation comme Chef d’Etat-major, Rabin avait été nommé Ambassadeur aux Etats-Unis.

Une personnalité en a été le témoin direct, il s'agit de Yossi Ben Aharon alors jeune diplomate à l’Ambassade d’Israël à Washington à cette époque, aujourd’hui, retraité du corps diplomatique, Il témoigne que lorsque Rabin a raconté le Jour de Yom Haatsmaout de 1968 avec fierté qu’il avait donné l’ordre de tirer sur les jeunes qui étaient dans l’eau après avoir sauté de l’Altalena en feu, cela avait jeté un froid.

Rabin a donc exécuté un ordre d’assassinat politique où seize jeunes Juifs, des Olim hadashim du Bétar venus se joindre aux combats de la Guerre d’Indépendance ont été assassinés par des frères.

Une guerre fratricide au début de la Création de l’Etat d’Israël a failli éclater.
On ne pouvait imaginer plus vaste drame. Rabin n’a pas été jugé pour avoir exécuté cet ordre inique. Il n’en a jamais rendu compte. Il n’a pas purgé ne serait-ce qu’une journée symbolique de prison.

Au contraire, il est devenu l’enfant chéri du système. Il a grimpé les grades et est parvenu au sommet de la pyramide militaire comme Chef d’État-major lors de la Guerre des Six Jours et Premier ministre de 1974 à 1977 et ensuite de 1992 à 95. Par la suite, Rabin comme  Premier ministre a été lui aussi victime d’un assassinat politique.

En 1948, Rabin était âgé de 26 ans quand il a fait assassiner seize Juifs de l’Altalena.

Vingt ans après en 1968 à l’âge de 46 ans, Itzhak Rabin était ambassadeur d’Israël à Washington, tremplin idéal pour une carrière politique le menant au Bureau du Premier ministre quelques années plus tard de 1974 à 1977, puis de nouveau en 1992.

Chef d’État-major tout juste démobilisé de la Guerre des Six Jours, Rabin a bénéficié d’une aura transcendant tous les clivages politiques en Israël, le chef militaire adulé qui a fait libérer Jérusalem après 2000 ans, le hissant dans la conscience populaire au rang du Roi David, ou de Shimon Hamaccabi, les grands libérateurs de Jérusalem de l’Histoire d’Israël.

Le 4 novembre 1995 au moment de l’assassinat de Rabin, Ygal Amir avait 26 ans comme Rabin lors de l’Affaire de l’Altalena. Aujourd’hui âgé de 46 ans comme Rabin en 1968, Ygal Amir est toujours en prison.

On ne peut occulter cela s’il nous reste, ne serait-ce qu’un zeste d’honnêteté intellectuelle juive.
Par Meïr Ben-Hayoun
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Source : Jerusalem24

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