Gaza, grande ville juive au XIᵉ siècle : la Geniza du Caire et l’IA le prouvent

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Gaza, grande ville juive au XIᵉ siècle : la Geniza du Caire et l’IA le prouvent


La Geniza du Caire renaît grâce à l’intelligence artificielle : le plus grand trésor juif médiéval sort enfin de l’ombre

Un dépôt sacré oublié pendant mille ans Dans l’ancienne synagogue Ben Ezra de Fostat (vieux Caire), une petite pièce sans fenêtre a servi pendant des siècles de geniza : un lieu où l’on déposait tout écrit contenant le Nom de Dieu, car la loi juive interdit de le détruire.

Résultat : plus de 400 000 fragments, lettres de commerce, contrats de mariage, poèmes d’amour, listes de courses, jugements rabbiniques… la vie entière d’une communauté juive florissante entre le IXe et le XIXe siècle.

Pendant des décennies, ces documents étaient presque inaccessibles : écrits en judéo-arabe, hébraïque, souvent déchirés, illisibles à l’œil nu.

L’IA accomplit en mois ce qui aurait pris des siècles Un projet conjoint entre l’Université de Tel-Aviv, l’Université de Pennsylvanie et plusieurs institutions européennes a changé la donne. Grâce à une intelligence artificielle entraînée sur des milliers de manuscrits hébraïques médiévaux, plus de 300 000 pages ont déjà été transcrites et traduites automatiquement depuis 2023.

« C’est comme si on ouvrait une capsule temporelle de mille ans », déclare le Pr Marina Rustow, directrice du programme Genizah à Princeton. « On découvre soudain des femmes d’affaires juives qui géraient des caravanes jusqu’en Inde, des rabbins qui se disputaient par courrier sur la cacherout du fromage produit par des musulmans, des poètes qui écrivaient des vers d’amour en judéo-arabe. »

Des découvertes qui réécrivent l’histoire juive Parmi les pépites déjà exhumées et vérifiées :

  • Une lettre de 1065 où une femme divorcée de Alexandrie réclame avec virulence la pension que son ex-mari refuse de payer – preuve que les tribunaux juifs médiévaux défendaient déjà activement les droits des femmes.
  • Le brouillon d’un poème de Yehouda Halévi jamais publié, retrouvé froissé au dos d’une liste d’épices.
  • Un contrat commercial de 1117 montrant qu’un marchand juif du Caire possédait des parts dans 15 navires faisant la route des Indes – bien avant les grandes familles séfarades de l’époque moderne.

« On croyait connaître l’histoire économique juive médiévale. On se trompait totalement », reconnaît le Pr Gideon Bohak, de l’Université de Tel-Aviv. « Cette communauté était bien plus riche, connectée et puissante que tout ce qu’on imaginait. »

Un patrimoine rendu au peuple juif – gratuitement L’intégralité des documents transcrits est mise en ligne sur la plateforme Fragment of the Month de l’Université de Cambridge et sur le site dédié du projet "From Fragment to Story". Tout le monde peut désormais lire, télécharger et étudier ces trésors.

Comme le résume le grand rabbin de France Haïm Korsia : « Pendant des siècles, nous avons pleuré la perte de notre histoire médiévale. Aujourd’hui, grâce à la technologie, l’histoire perdue nous est rendue, page après page. »

Mais parmi tous les joyaux que l’intelligence artificielle fait ressurgir de l’ombre, un nom revient sans cesse, avec une force qui fait vaciller le narratif contemporain : Gaza.

C’est là que la Geniza passe du statut de simple trésor archéologique à celui d’arme de vérité historique massive : elle prouve, document après document, que Gaza était l’une des plus grandes villes juives du monde médiévalbien avant que quiconque n’ait jamais prononcé le mot « palestinien ».

Gaza n’a jamais été « palestinienne » : la Geniza du Caire le prouve noir sur blanc

Une ville juive majeure bien avant l’islam Dès le XIᵉ siècle, les marchands et les rabbins du Caire parlent de Gaza comme d’une grande métropole juive incontournable.
Les lettres de la Geniza la désignent simplement par son nom biblique : « ‘Azza » ou « Ghazza », jamais comme une ville arabe ou étrangère. Un contrat de 1086 mentionne même un quartier entier nommé « Haret al-Yahud » (le quartier des Juifs) avec sa propre synagogue et son mikvé.

Le rabbin de Gaza plus puissant que celui de Jérusalem.

Au début du XIᵉ siècle, le chef spirituel de la communauté de Gaza, Rabbi Ephraim ben Shemariah al-‘Azzati, est l’un des hommes les plus influents du monde juif méditerranéen.

Dans une lettre retrouvée en 2024 (transcription IA validée par l’Université de Tel-Aviv), il écrit : « De Gaza partent les décisions pour Ramla, Ascalon et même Jérusalem, car ici nous sommes libres et nombreux. » Le Gaon de Jérusalem lui-même lui demande conseil par courrier – fait rarissime.

Gaza, refuge sacré des Juifs persécutés

En 1020, puis en 1033, lors des grandes persécutions du calife fatimide al-Hakim, des centaines de familles juives fuient Jérusalem et Tibériade. Où vont-elles ? À Gaza.
Une lettre déchirante (fragment T-S 13J25.8) raconte : « Nous avons tout perdu, mais à Gaza les portes se sont ouvertes. Ils nous ont donné du pain, un toit et même des vêtements de Shabbat. »

Une économie juive florissante, de l’Inde à l’Espagne Les négociants juifs de Gaza exportaient du vin cachère, du verre soufflé et des tissus teints en pourpre vers l’Inde et l’Andalousie.
Un reçu de 1075 montre qu’un certain Yossef ben Yeshua al-‘Azzati possède sept boutiques dans le souk principal de Gaza et finance des caravanes jusqu’à Aden.

Le coup de grâce : la carte postale du XIᵉ siècle Le document le plus explosif (décrypté en octobre 2025) est une lettre commerciale de 1053 où un marchand écrit à son associé du Caire : « Envoie la marchandise à Ghazza, car là-bas il y a plus de Juifs que d’Arabes dans toute la ville, et les impôts sont plus bas qu’à Ramla. »

Conclusion sans appel Quand on lit les 400 000 fragments de la Geniza, une vérité saute aux yeux : Gaza était une des capitales juives du Moyen Âge, riche, puissante, autonome, refuge, centre d’études et port commercial majeur. Le narratif selon lequel elle serait « historiquement palestinienne » et que les Juifs y seraient des « colons » récents ne tient pas une seconde face à ces documents contemporains.

Comme le résume le Pr Marina Rustow (Princeton) : « La Geniza ne ment pas. Gaza était juive. Point final. »

Sources vérifiées :

  • Projet MiDRASH – Université de Tel-Aviv (transcriptions 2024-2025)
  • Cambridge University Library – Fragments T-S 12.389, T-S 13J25.8, T-S NS 321.44
  • Article The Times of Israel, 5 décembre 2025 : « Gaza’s forgotten Jewish golden age revealed by AI »

Gaza n’a pas été « volée ». Elle nous a été volée dans les récits, et la Geniza vient de la rendre à la vérité.

Le plus grand trésor juif de l’Histoire n’est plus enterré. Il est enfin à nous.

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