Film juif : Stella une vie allemande

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Film juif : Stella une vie allemande

Plongée dans l'obscurité glaciale de ce film, j'ai été secouée par la question 
qu'aurai-je fait à sa place ?

L'angoisse insoutenable pour cette jeune femme de 20 ans de choisir entre être envoyée à Auschwitz, pour une mort certaine, ou trahir son propre peuple pour sauver sa vie et celle de ses parents était insoutenable.

Ce chef-d'œuvre cinématographique nous confronte à la réalité troublante que chacun de nous peut abriter une part sombre, une propension au mal, dès lors que notre existence ou celle de nos proches est menacée.

L'histoire dévoile une terrifiante vérité : la culpabilité qui découle de la dénonciation de plus de 3000 juifs, dont des nourrissons.

Vivre avec le poids de la responsabilité d'avoir causé la mort  de tant de personnes, dont des amis est-ce réellement vivre ?

Si la jeunesse peut demeurer aveugle aux implications d'un tel choix, la maturité vous en fait cruellement ressentir les conséquences. La protagoniste, bien que libérée lors de son procès, semble porter la pire des peines : la liberté après avoir trahi son peuple et ses amis d'enfance pour sauver sa propre vie. Dans sa solitude extrême, elle prend conscience que la rédemption est hors de portée, et met fin à ses jours. Vivre sur les cadavres de ses propres victimes, une existence teintée d'une culpabilité insurmontable.

Elle était juive, convaincue que cela ne la concernait pas, qu'elle ne devait pas mourir pour cela. Ainsi, elle condamna à la mort tous les Juifs qu'elle connaissait ou croisait dans la rue. Bien qu'elle ait préservé sa vie, elle fut condamnée socialement par une société impitoyable qui ne pardonnera jamais sa trahison envers les siens. Son acte est impardonnable, son comportement inconséquent. Le film dépeint de manière terrifiante la capacité de l'être humain à commettre l'irréparable, malgré une éducation solide et l'amour inconditionnel reçu.
La peur de la mort a déclenché le pire en elle, révélant l'obscurité tapie au plus profond de chaque individu.

Ce film n'est pas sans rappeler un autre film Le choix de Sophie. Donner un enfant à la mort ou donner son peuple à la mort pour vivre vous tue d'une façon encore plus terrifiante, celle de devoir en finir soi-même.

Sortie en salle le 17 janvier à Paris

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