Justes pour avoir caché des Juifs pendant la guerre

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sauver.jpgUne famille de Gramat a été décorée par le consul général d'Israël.

Grand moment d'émotion hier après-midi à la mairie de Gramat où Maria Destruel-Lescure a reçu, des mains de Simona Frankel, consul général d'Israël à Marseille, le diplôme d'honneur et la médaille de « Juste parmi les nations ». Une distinction décernée à titre posthume aux parents de Maria, Pierre et Rosalie Lescure.

Dans les années 1940, la famille Lescure est loin, très loin de rouler sur l'or. Rosalie, la maman de Maria, est très malade et constamment alitée. Mais lorsque l'abbé Couderc demande aux Lescure de cacher la petite Jeannette Zylbersztajn dont la famille s'est réfugiée dans le Lot après plusieurs tentatives ratées pour passer la ligne de démarcation, ils n'hésitent pas une seconde. A Cahuac, près de Gorses, ils accueillent la fillette alors âgée de 10 ans. Nous sommes en 1943, c'est la campagne, tout le monde se connaît et il n'est pas facile de ne pas éveiller les soupçons. Mais Pierre et Rosalie, tout comme Maria qui vient d'avoir 22 ans, font passer Jeannette pour un membre de la famille, tandis que l'oncle de Maria héberge de son côté la maman de Jeannette et ses deux petites sœurs.

De cette période troublée, Jeannette qui vit aujourd'hui à Nice, se rappelle les sabots offerts par le papa de Maria et des moments de gaité comme lorsqu'elle dansait la bourrée auvergnate. « Je gardais les moutons, j'allais à l'église tous les dimanches à pied et après la confession, l'abbé Couderc me donnait du pain et du fromage, car il savait que la famille Lescure vivait chichement » se souvient Jeannette avec émotion.

Bien des années après, Jeannette et Maria sont toujours en contact et se revoient de temps en temps, bien que l'une vive à Nice et l'autre à Gramat.

« Cette distinction n'est pas une récompense, mais un témoignage de gratitude et de reconnaissance du peuple juif pour tous ces « Justes » qui ont caché, aidé, protégé, hébergé, éduqué pendant cette période très sensible », a souligné Simona Frankel. Pierre, Rosalie et Maria Lescure font partie de ces hommes et ces femmes qui ont porté haut le flambeau de la liberté et ont même caché leur bravoure. Que serait la France si de tels héros ne s'étaient levés ? ».

Le nom de Pierre, Rosalie et Maria Lescure sera désormais inscrit sur le mur des Justes à Jérusalem et honoré à tout jamais.

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