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Les fêtes juives Un dossier Alliance Réalisé par Aharon |
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Règles
du jeune de Yom Kippour
A l'attention des personnes malades
Traduit
du "Lev Avraham"
Mise à jour Kippour 5762
| Ces
passages ne sont donnés qu'à titre indicatif, et toute personne
en situation de ne pas jeûner contactera auparavant le Rabbin de sa
communauté pour adapter son cas à la Halakha. Que D.ieu donne à tous une bonne année, remplie de bénédictions matérielles et spirituelles de toutes sortes, dont la santé. |
Cas d'un malade:
1 - Un malade dont la vie est en danger, ou dont on craint que sa vie soit
mise en danger, même s'il n'est pas en danger à cet instant là,
mais risque de l'être s'il s'abstient de manger, il lui est permis - et
c'est un devoir- de manger.
2 - Un malade qui doit manger et ne mange pas est responsable de sa vie, et
c'est de lui que la Torah dit "je demanderai des comptes sur la vie ((Genèse,
9, 5).
3 - Le malade lui-même, un médecin ou toute personne connaissant
le malade ou la maladie sont aptes à établir que ce malade doit
manger.
4 - Le malade est cru lorsqu'il dit qu'il doit manger, même si le médecin
l'en dispense. On rappellera toutefois à ce malade qu'aujourd'hui c'est
Yom Kippour, au cas où il l'aurait oublié, dans la mesure ou ce
rappel n'est pas de nature à perturber son jugement.
5 - Si le malade atteste qu'il doit manger, même si les médecins
pensent que l'alimentation lui est nuisible, on le croit. Ceci ne s'applique
toutefois pas à un malade grave, pour lequel on retiendra le caractère
nuisible de l'alimentation selon l'avis du médecin. Ceci est d'ailleurs
valable en dehors de Yom Kippour.
6 - De même, le médecin ou toute personne un tant soit peu compétente
sont crédibles pour établir qu'un malade doit manger, même
si le malade pense qu'il n'en a pas besoin.
7 - Dans tous les cas où l'on donne à manger à un malade
pendant Kippour, on évaluera s'il suffit de le nourrir par petites quantités
(voir paragraphe 25) ou s'il faut le nourrir comme un autre jour. Certains décisionnaires
retiennent que l'alimentation doit être normale et que donner par petites
quantités ne concerne que la femme enceinte qui a une envie ou un malade
dont la vie ne sera pas mise en danger.
(…) Concerne le Kiddouch et le Birkat Hamazone.
10 - Pour un malade nourri par sonde naso pharyngienne ou par gastrostomie,
il n'y a aucune interdiction d'alimentation le jour de Yom Kippour, car l'interdiction
ne vise que l'alimentation qui procure une sensation dans la gorge et qui remplit
l'estomac.
11 - Lorsqu'il a été établi qu'un malade doit manger, par
petites quantités ou normalement, il n'y a pas lieu de vouloir l'alimenter
d'une façon plus compatible avec les règles de Kippour et qui
lui causerait des souffrances supplémentaires. Et ceci même pour
un malade à qui on a permis de manger "moins qu'une petite quantité".
Par exemple un malade qui doit manger à Yom Kippour ne devra pas être
perfusé ou nourri par une sonde dans le seul but de lui permettre de
jeûner, même si la perfusion a été posée à
cet effet depuis a veille de Kippour(1).
| Note 1: Cette précision pour nous rappeler que l'interdiction de faire couler du sang le Chabbat et donc à Kippour interdit aussi toute ponction veineuse qui ne serait pas nécessaire à un acte salvateur, et donc la pose d'une perfusion intraveineuse, qui s'accompagne toujours d'une ponction veineuse. Même si cette interdiction est contournée par la pose de la perfusion depuis la veille, cette manœuvre qui vise à permettre au malade de jeûner est interdite. Il est par contre autorisé de prendre des "médicaments" qui permettent de mieux supporter le jeune. |
12 - (…)
13 - Un malade qui n'est pas en danger mais doit prendre des médicaments
en comprimés ou en liquide a le droit de les avaler, mais il ne devra
pas prendre de l'eau avec(2). Pour se rendre quitte de tous les avis rabbiniques(3)
il serait bon d'enrober le comprimé dans une fine feuille de papier,
et de l'avaler ainsi.
| Note
2: Il est conseillé à toute personne qui estime devoir absorber
un peu d'eau avec des médicaments de poser la question à son
Rabbin. Note 3: Certains avis interdisent la prise de médicaments à cause du goût plus ou moins agréable de leur enrobage. Il faut se souvenir que nombres de préparations pharmaceutiques étaient enrobées sinon mélangées à du miel, des résines ou des gommes aromatiques. |
Cas d'une femme enceinte, d'une accouchée ou d'une
nourrice
15 - Les femmes enceintes, accouchées et allaitant doivent jeûner
à Kippour
16 - Une femme enceinte dont l'état atteste qu'elle doit manger, ou qui
déclare qu'elle doit manger sera alimentée par petites quantités.
17 - Une accouchée, depuis le début du travail jusqu'à
72 heures après la délivrance doit manger. Si elle demande à
manger, ou ne se prononce pas, ou si le médecin estime qu'elle doit manger,
même si elle ne veut pas, on lui donne à manger comme d'habitude.
Si elle et le médecin estiment qu'elle n'a pas besoin de manger, on lui
donne à manger par petites quantités.
18 - De la fin des 72 heures jusqu'à 7 jours, heure pour heure, après
la fin de l'accouchement, on lui donne à manger, selon les modalités
suivantes:
Si elle estime devoir manger et que le médecin ne s'y oppose pas, ou
que le médecin dit qu'elle doit manger - et qu'elle ne veut pas, on lui
donne à manger de façon habituelle, comme durant les premières
72 heures.
Si le médecin dit qu'elle n'a pas besoin de manger alors qu'elle dit
qu'elle doit manger, on ne lui donne à manger que par petites quantités.
De même s'il n'y a personne pour dire qu'elle n'a pas besoin de manger,
même si elle ne dit rien ou déclare ne pas savoir si elle a besoin
de manger, on la nourrit par petites quantités.
Mais si elle dit qu'elle n'a pas besoin de manger et que personne de compétent
ne s'y oppose, elle devra jeûner.
19 - Au-delà du septième jour, elle a le statut d'un malade qui
n'est pas en danger, et elle devra jeûner. Mais si elle déclare
qu'elle doit manger car elle est encore fatiguée par son accouchement,
on lui donne à manger comme dans le cas du malade en danger.
20 - Le passage du statut des 72 premières heures au statut des 4 jours
suivants, et le passage du statut du septième jour au statut du huitième
jour et suivants se compte en heures et peut intervenir en plein milieu de la
journée de Yom Kippour.
21 - Dans tous ces cas, il n'y a pas de différence selon qu'elle a accouché
d'un enfant sain ou d'un fœtus mort. Ces situations s'appliquent aussi au cas
d'une femme qui a fait une fausse couche, si la grossesse a plus de quarante
jours.
22 - Une femme allaitant un enfant malade et qui ne voudrait prendre que de
son lait, et qui en jeûnant pourrait mettre l'enfant en danger doit boire.
Si c'est possible, elle boira par petites quantités.
Petites quantités.
23 - Il vaut mieux jeûner à Kippour et rester alité toute
la journée plutôt que manger ou boire et aller à la synagogue.
24 - Celui qui consomme le volume "d'une grosse figue" à Kippour est
coupable d'avoir enfreint le jeune.
Cette limite est valable pour tous, quelle que soit leur taille. Lorsqu'on nourrit
le malade, on lui donne de petites bouchées pour ne pas totaliser cette
quantité, si l'alimentation par petites quantités peut suffire
pour apaiser sa faim.
25 - Chaque aliment est mesuré sur le volume de deux tiers d'un œuf de
taille moyenne, ce qui correspond à 30 centimètres cube. (…) Cependant
certains décisionnaires estiment que c'est le poids et non le volume
qui est déterminant. (…) Il est dans tous les cas plus facile de peser
un aliment, ne serait ce que pour en déterminer le volume.
26 - Entre deux prises alimentaires (chacune inférieure à la mesure
dite) on attendra un certain temps (…) soit neuf minutes, et au minimum quatre
minutes (…).
27 - (…)
29 - Il est permis de mesurer et peser les aliments durant Yom Kippour(4) si
ceci n'a pas pu être fait depuis la veille.
| Note 4: Il est interdit Chabbat et donc à Kippour de peser ou mesurer, et ce cas constitue une exception. |
30 - La quantité de liquide interdite est moins que un Reviit pour un
homme moyen. Chez un homme âgé, en moyenne, cette quantité
est de 40 à 45 cc.
31 - Il est souhaitable qu'un malade évalue depuis la veille de Yom Kippour
la mesure exacte de liquide qui lui est interdite, en remplissant une de ses
joues et en remplissant ainsi un verre, dont la graduation lui servira de mesure:
il pourra boire un peu moins que cette quantité.
32 - Si c'est possible, il attendra entre chaque prise d'eau (de cette quantité)
neuf minutes. Et si cette façon de boire ne suffit pas, alors il veillera
à boire à chaque fois moins que de quoi remplir une joue, et attendra
un peu avant de boire à nouveau, ou boira très lentement, à
la cuillère.
Pour un malade en danger, on pourra être moins rigoureux et le dispenser
d'attendre neuf minutes entre chaque prise.
33 (…)
34 - Les quantités mangées et les quantités bues ne s'additionnent
pas. C'est pourquoi quelqu'un qui doit consommer "par petites quantités"
n'a pas besoin d'attendre entre une bouchée et une gorgée, et
il pourra après avoir mangé la quantité "permise" boire
tout de suite la quantité "permise". Si toutefois il a mélangé
l'eau à son aliment, comme par exemple du pain pour le rendre plus facile
à manger, l'eau ajoutée s'additionne alors au poids de l'aliment.
35 - S'il a été estimé que l'alimentation "par petites
quantités" ne lui suffira pas, ou même si on en doute, on lui donnera
à manger normalement.
36 - Si c'est le malade qui a estimé que l'alimentation "par petites
quantités" ne lui suffira pas, l'usage est de déposer le plat
devant lui et de lui dire "aujourd'hui c'est Yom Kippour, si tu penses que tu
te mets en danger en ne mangeant pas ta ration d'un seul coup, mange tout comme
d'habitude. Et si non, manges par petites quantités.
| Ces
passages ne sont donnés qu'à titre indicatif, et toute personne
en situation de ne pas jeûner contactera auparavant le Rabbin de sa
communauté pour adapter son cas à la Halakha. Que D.ieu donne à tous une bonne année, remplie de bénédictions matérielles et spirituelles de toutes sortes, dont la santé. |