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Les
fêtes juives |
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Pourim
Quelques notes sur les coutumes de Pourim |
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Ces
quelques notes sur les usages de Pourim et sur la Méguilah d'Esther
sont tirées de Sippourei Ha'hag de Mena'hem Mendel, et de Yéinah
chel Torah sur Meguilat d'Esther
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Rabbi Lévi
Its'hak disait: Yom Kippourim est "yom ke Pourim" un jour comme Pourim.
La seule différence est qu'à Pourim nous jeûnons
la veille, le jeune d'Esther, et faisons un grand festin le jour même,
alors qu'à Kippour nous festoyons la veille et jeûnons
le jour même.
C'est là le sens de ces mots dans la prière du soir: "et écarte l'accusateur de devant nous et de derrière nous". Ces deux jours, le Satan trouve de quoi accuser Israël. A Pourim, il vient devant le Tribunal Céleste nous reprocher de boire et manger sans limites, de se remplir le ventre d'oreilles d'Haman, de toutes sortes de victuailles et de vin, "au point de ne plus savoir…". Il lui est répondu qu'il n'a qu'à regarder ce que les juifs ont fait la veille: un jeune, des prières et des supplications. De même, la veille de Yom Kippour, il vient se plaindre que les juifs font bombance, et pensent même qu'ils accomplissent une Mitsvah! On lui montre alors ce que les juifs font le lendemain: le jeune de Kippour, durant lequel ils jeûnent de la veille au lendemain soir, pleurent devant D.ieu et regrettent les erreurs passées. C'est ainsi que D.ieu ôte le Satan de devant nous et d'après nous. Sippourei Ha'hag, Ména'hem Mendel. |
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Pourim est plus grand
que Yom Kippourim. A Kippour, la Mitsvah est de d'affliger son corps,
en jeûnant.
A Pourim, la Mitsvah est de boire jusqu'à ne plus savoir [la différence entre Maudit soir Aman et béni soir Mordekhaï]. Il y a-t-il une souffrance plus grande que celle d'avoir perdu la conscience? (Rabbi Bounam de Pchis'ha) |
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Le Prince de Regensburg
demanda un jour à Rabbi Yéhoudah Ha'Hassid (vers 4970,
1210):
"- Pourquoi frappez-vous si fort sur les murs lorsque vous prononcez le nom d'Haman? - Parce qu'à chaque coup que nous frappons, Haman est frappé dans l'enfer." Sippourei Ha'hag, Ména'hem Mendel. |
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Frapper Haman?
Rabbi Yaacov Emden apprend cet usage de la Torah même: n'est il pas dit "vehayaH iM biN hakot haracha" (et le méchant sera frappé, Deutéronome 25, 2)): la dernière lettre de ces trois mots désigne HaMaN. |
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"Béni
soit Mordekhaï"
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Le Midrach enseigne
que celui qui mentionne le nom d'un Juste doit le bénir, et celui
qui ne le ferait pas enfreint un commandement, ainsi qu'il est dit "que
le souvenir du Juste soit une bénédiction".
Et celui qui mentionne le nom d'un impie doit le maudire, et celui qui ne le ferait pas enfreint un commandement, ainsi qu'il est dit "que le nom des méchants putréfie". Mais il y a une différence entre ces deux choses: s'il est facile de bénir le Juste, on peut avoir peur de maudire l'impie et craindre les conséquences. C'est là qu'un petit verre de trop aide, que l'on ne craint plus personne et que l'on peut maudire Haman avec la même facilité que l'on bénit le souvenir de Mordekhaï. C'est le sens des paroles de nos Sages qui recommandent de boire au point de plus faire de différence entre "Maudit soit Haman" et "Béni soit Mordekhaï". Qu'il soit aussi facile de dire une phrase que l'autre. (Le Rabbi Yoël Teitelbaum, Satmar) Sippourei Ha'hag, Ména'hem Mendel. |
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Bénédictions
de la Méguilah: "Et que soit béni 'Harvona, en bon souvenir"
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Le Midrach enseigne
que de fait c'est le Prophète Elie qui s'est déguisé
en 'Harvona pour venir dire du bien des Juifs.
Si c'est ainsi, pour créditer 'Harvona de tant de bénédictions? Le Maguid de Douvna l'expliqua ainsi: Si un homme se présente à une fête vêtu des habits prêtés par un autre, la moindre des choses est qu'il lui rapporte quelque chose de cette fête. De la même façon, si 'Harvona a mérité que le Prophète Elie se présente au Roi sous son aspect, il mérite d'être mentionné comme l'acteur des bontés faites au Peuple Juif. Sippourei Ha'hag, Ména'hem Mendel. |
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Il arriva que le Rav
Rabbi Yossef Chaoul Nathanson de Lvov aperçu un des riches notables
de la communauté penché sur sa Guemara dans le Beth Hamidrach
(maison d'études) un jour de Pourim. Il referma la Guemara de
cet érudit et l'entraîna hors du Beth Hamidrach.
"- Aujourd'hui ta place est à la maison, devant un coffre rempli de pièces, et d'ouvrir largement ta main à tous ceux qui viennent quémander". Sippourei Ha'hag, Ména'hem Mendel. |
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Lorsque le Gaon Rabbi
Méïr Leïbouch (appelé de ses initiales MaLBiM)
fut nommé Rav de la ville de 'Harson, il n'y avait pas que des
amis. Il fut chahuté, harcelé, poursuivi …
A Pourim, un des grands personnages de la ville lui adressa un Michloa'h Manot dans un plateau recouvert d'une nappe blanche, comme cela se fait. En découvrant la nappe, le Rav trouva un gâteau en forme de porc. "Qu'est ce que l'on m'aime, ici, plaisanta-t-il. Ils enlèvent de leur propre bouche pour m'honorer de leurs nourritures " Pour accomplir la Mitsvah de Michloa'h Manot avec le même brio, il prit un portrait de lui qu'il mit sur le plateau, le recouvrit de la nappe blanche, et confia à l'envoyé du riche un petit papier: "Je vous remercie de m'avoir adressé votre portrait. Veuillez trouver le mien ci joint" Sippourei Ha'hag, Ména'hem Mendel. |
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Où la Torah
fait elle allusion au repas de Pourim?
Il est écrit "Avraham fit un grand festin le jour où fut sevré Its'hak" "fut sevré" – higamel, c'est les mêmes lettres que megilah, pour nous enseigner qu'il y a un festin le jour où l'on lit la Méguilah. Sippourei Ha'hag, Ména'hem Mendel. |
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A
consommer avec mode et rations
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Un homme doit s'enivrer
à Pourim au point de ne plus savoir la différence entre
"Maudit soit Haman" et "Béni soit Mordekhaï".
Il n'est pas dit "un homme doit s'enivrer de vin", mais "un homme doit s'enivrer de Pourim". Le juif doit se réjouir de Pourim, s'enflammer de la grandeur du miracle arrivé ce jour, au point de ne plus savoir … Sippourei Ha'hag, Ména'hem Mendel. |
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Un homme doit s'enivrer
à Pourim au point de ne plus savoir ce qu'il y a entre "Maudit
soit Haman" et "Béni soit Mordekhaï".
Chacun sait que "Béni soit Mordekhaï" c'est bien, que "Maudit soit Haman" c'est le mal. Mais il peut se trouver des gens qui vivent à mi-chemin entre "Maudit soit Haman" et "Béni soit Mordekhaï" et qui s'imaginent pouvoir s'accommoder de Mordekhaï et de Haman. Il faut donc arriver à un état où il est clair que Mordekhaï c'est Mordekhaï et que Haman est Haman, et qu'il n'y a pas de place pour un juif entre ces deux. Que l'on arrive à ignorer ces gens qui vivent à mi-chemin entre "Maudit soit Haman" et "Béni soit Mordekhaï". Sippourei Ha'hag, Ména'hem Mendel. |
| Un homme doit s'enivrer
à Pourim au point de ne plus savoir la différence entre
"Maudit soit Haman" et "Béni soit Mordekhaï". "Maudit soit Haman" (Arour Haman) a pour valeur numérique 502, tout comme "Béni soit Mordekhaï" (Baroukh Mordekhaï). On se doit de boire à Pourim jusqu'à oublier ce compte. |
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Le repas de Pourim
jusqu'à la nuit:
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Un prêtre vint
un jour voir Rabbi Yonathan Ayebeshits.
"- Je suis surpris de vos lois, vous les Juifs. Toutes vos fêtes commencent la veille et se poursuivent le jour, et je vois qu'à Pourim, tout commence le jour et se termine dans la nuit suivante. - Exact, mon ami, mais laissez moi exprimer ma propre surprise. Chez vous pour qui le jour commence au matin et se poursuit la nuit, je constate que vous fêtez la Nativité depuis la veille. Mais cela aussi est exact. Notre Pourim, que nous tenons d'un Goy, nous le fêtons jusqu'à la nuit, comme les Nations le font. Votre Nativité que vous tenez d'un Juif, vous la fêtez depuis la veille comme le font les Juifs." Sippourei Ha'hag |
| Un Prince
se plaignit un jour à Rabbi
Yonathan Ayebeshits. - Votre Loi interdit de se venger, de garder rancune. Et pourtant vous portez une haine farouche à Haman et fêtez sa chute. - De fait, nous célèbrons Pourim pour rappeler à tous les Haman contemporains la chute du premier Haman. |
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"Pourim
- Ke Pourim" : Yom Kippourim est déclaré "comme"
Pourim.
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Rabbi
Bounam de Pchiskha l'expliquait ainsi: Yom Kippourim est déclaré
"comme" Pourim. A la différence qu'à Pourim,
le juif se déguise en "Goy" et se prend à boire
et manger. Tandis qu'à Kippour, le "Goy" (qui est en
chaque juif) se déguise en Juif, et n'importe quel vaurien revêt
le Talith d'un homme craignant D.ieu pour se présenter devant
D.ieu.
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La
Méguilah peut être lue le 11 Adar, le 12, le 13, le 14
et le 15, soit cinq fois.
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C'est
ce que nous signifie la répétition cinq fois du mot "Pourim"
dans la Méguilah.
'Hechek Chlomoh, rapporté par Sippourei Ha'hag |
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Celui
qui lit la Méguilah "à reculons" n'est pas quitte.
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Dans
son sens simple, cette sentence énonce que celui qui lit la Méguilah
dans le désordre, par exemple le premier chapitre après
le second, n'est pas quitte de la Mitsvah de la lecture.
Le Baal Chem Tov en donne une autre explication, complémentaire: celui qui lit la Méguilah en n'y voyant qu'un événement du passé, n'est pas quitte. La Méguilah doit représenter pour chacun d'entre nous une histoire présente, un événement dans laquelle tout juif de notre génération est profondément impliqué, est acteur de la délivrance du Peuple Juif par chaque Mitsvah qu'il fait, qu'il fait faire, qu'il répand autour de lui comme Mordekhaï le fit. De cette façon là, le miracle se reproduit chaque année, et chaque année lorsqu'on lit la Méguilah comme un enseignement nouveau, actuel, se répand dans le monde une nouvelle révélation de Lumière. |
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"Des
descendants d'Haman ont étudié la Torah à Bné
Brak". Talmud Guittim, 57
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Rabbi
Meïr Shapira, Rav de Lublin, vint un jour demander de l'argent
pour sa Yéchivah auprès d'un riche commerçant qui
ne brillait guère dans sa pratique juive.
- Mais Rabbi, la Yéchivah, ce n'est pas pour moi. Ni mes enfants, ni mes petits enfants n'y mettront les pieds. - Est ce que tu t'imagines pire que le plus grand ennemi d'Israël que fut Haman? - Quel rapport, Rabbi? - Vois tu, le Talmud nous enseigne que des descendants d'Haman ont étudié la Torah à Bné Brak. Du plus grand antisémite sont venus des repentis qui se sont convertis et sont venus étudier les enseignements de nos Maîtres à Bné Brak. Si tu es tellement sûr qu'aucun de tes descendants ne viendra à la Yéchivah, c'est que tu t'estimes plus fort que Haman ? Sippourei Ha'hag |
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Se
réjouir dès le début du mois d'Adar
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Un
homme, particulièrement joyeux, avait l'habitude de redoubler
de joie lorsque le mois d'Adar commençait. Et pourquoi donc?
Pourim ne dure-t-il pas qu'un jour?
- Lorsque j'étais petit, je me suis posé la question: Pourquoi Haman se donna-t-il tant de mal à organiser un pogrom contre tous les Juifs du Royaume en un seul jour? Que lui importait que les juifs soient persécutés en plusieurs jours? Au fond de son coeur, il s'était dit que si leur D.ieu leur faisait un miracle et anéantissait ses plans, ce serait un jour de fête pour les Juifs. Il décida donc de les tuer en un seul jour, afin qu'il n'y ait qu'un seul jour de fête en cas d'échec. Et pourquoi voulez vous que je rentre dans son jeu? |
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