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Adapté
du Guide édité par le Beth
Loubavitch de Paris
Mercredi
soir 12 Avril 2006
au Jeudi soir 20 Avril 2006.
Le mot du Rabbi - Les préparatifs - La recherche du ‘hamets - La veille de la fête - La fête... - Le calendrier - Bénédictions - Acte de vente
LE JOUR ET LA NUIT (5765)
Daprès les commentaires du Rabbi de Loubavitch,
Rabbi Menahem M. Schneerson
A propos de la fête de Pessah, le texte de la Torah souligne avec
précision à quel moment de la journée les deux évènements
commémorés à cette occasion arrivèrent. Elle nous
dit ainsi que c'est au milieu de la nuit quintervint la libération
du peuple juif et au milieu du jour sa sortie concrète dEgypte.
Il ne sagit pas ici que de notions liées au déroulement
du temps. Le jour représente la lumière tandis que
la nuit est le symbole de lobscurité. Cest dautant
plus vrai que le verset prend soin dindiquer que, dans lun et lautre
cas, il sagissait du milieu de la période, cest-à-dire
du coeur du jour ou de celui de la nuit. Il apparaît donc que tout cela
doit être compris en son sens spirituel.
En effet, dans la vie juive,
certains éléments peuvent être qualifiés de jour
ou de lumière et dautres, de nuit ou dobscurité.
Ainsi D.ieu ordonne à chaque Juif daccomplir Ses commandements.
Ces actes-là sont des actes de lumière car ils éclairent
le monde. Par ailleurs, chacun vit dans le monde matériel et les actes
quotidiens quil y réalise ne sont pas lumineux par
eux-mêmes. Actes profanes, ils sont obscurité et ne
reçoivent leur lumière que du lien avec la Torah. Pourtant, accomplis
pour servir au coeur du monde, ils peuvent aussi devenir libérateurs.
Cest précisément ce que nous enseigne lhistoire de
Pessah. Le milieu de la nuit peut aussi être une libération.
Il peut conduire à la sortie dEgypte spirituelle du
milieu du jour.
Pour atteindre ce
but, lacte profane doit être fait avec don de soi, lien absolu avec
D.ieu. Cest ainsi que nous pouvons sortir dEgypte, de toutes les
limites qui restreignent notre attachement à D.ieu et mériter
la plus grande des révélations divines.
(daprès une lettre du 11 Nissan 5744)
Les jours de la sortie
d'Egypte (5763)
"Comme aux jours de la sortie d'Egypte" : c'est en ces termes que
le verset désigne la libération du peuple juif. Pourtant, un point
apparaît ici étonnant et le Zohar (vol. III, p. 176a) le relève
: pourquoi est-il indiqué "aux jours" au pluriel alors que
la sortie d'Egypte intervint en un moment unique que nous célébrons,
d'année en année, par le Séder?
C'est une idée essentielle qui nous est ici signifiée. Le passage
de la servitude à la liberté n'a justement pas été
un événement unique, limité à un temps déterminé.
C'est, au contraire, un processus continu qui exige de chacun qu'il y réfléchisse
pour trouver en quoi il le poursuit et quelles en sont les conséquences
concrètes qui s'appliquent à lui.
Cela signifie que, si la sortie d'Egypte historique de l'ensemble du peuple
juif eut bien lieu en un jour, la libération complète de chacun
doit être conquise jour après jour. Car il s'agit là de
la liberté au sens le plus plein du terme : la liberté spirituelle
qui brise toutes les limites que, bien souvent, l'homme s'impose à lui-même.
Le projet est ici bien clair : chacun a l'obligation de revivre la sortie d'Egypte
chaque jour en s'élevant, de degré en degré, et en se liant
avec D.ieu.
Car la libération ultime, que le Machia'h nous apportera, dépend
de l'uvre que nous accomplissons en notre temps. Sachons l'entreprendre,
nous avons la promesse de nos Sages (traités du Talmud Souccah 52b, Kidouchin
30b
) que D.ieu nous aide.
(D'après une
lettre du Rabbi de Loubavitch - 11 Nissan 5742)
La liberté véritable
(5762)
La sortie d'Egypte doit être quotidienne. L'âme divine doit se libérer de son
emprisonnement au sein du corps afin de connaître une liberté véritable.
Qu'est-ce que la liberté véritable? C'est celle qui se marque de toutes les
manières possibles, fait disparaître la servitude, les souffrances, servitude
et souffrances physiques, servitude et souffrances morales.
La sortie spirituelle de l'Egypte est un processus moral que l'homme doit vivre
au quotidien. Il lui faut se libérer des limites et des obstacles imposés par
son corps et son âme animale, de la servitude infligée par le mauvais penchant.
Lorsqu'un homme se libère de son mauvais penchant, grâce à l'aide du Saint béni
soit-Il, Qui fait le choix de Son peuple Israël, lorsqu'Il lui fait quitter
l'impureté de l'Egypte, grâce à l'étude de la Torah, il se défait de la servitude
et des souffrances morales, de la guerre acharnée que se livrent ses deux penchants
au sein de son âme, de la servitude et des souffrances physiques.
Il est dit que "Si vous gardez Mes décrets... Je donnerai vos pluies... Je donnerai
la paix dans le pays... Je suis l'Eternel Qui vous ai libérés du pays de l'Egypte".
Avec ma bénédiction pour une fête de Pessa'h cachère et joyeuse, pour une liberté
véritable, très bientôt et de nos jours, grâce à notre délivrance véritable
et complète, par notre juste Machia'h.
(Extrait d'une lettre du Rabbi)
L’Unité d’Israël
(Extrait d’une lettre du Rabbi)
Nous approchons de Pessa’h et vous connaissez sans doute le récit de
nos Sages à propos de la sortie d’Egypte. Les six cent mille enfants
d’Israël devaient alors être tous présents. Si un seul d’entre
eux avait manqué, cela aurait affecté tous les autres, ce qu’à
D.ieu ne plaise.
Il en découle un enseignement pour nous. Nous devons garder présente
à l’esprit la nécessité de rapprocher chacun, homme ou
femme, jeune ou vieux, de la Torah et du Judaïsme. Il faut y investir toutes
nos forces car une telle action concerne non seulement la personne à
laquelle elle s’adresse, mais aussi toutes les autres.
Une pratique, dès le début de Pessa’h, y fait allusion. Avant
de commencer la célébration du Séder, on proclame : "
que celui qui a faim, vienne et mange, que celui qui est dans le besoin, vienne
et célèbre Pessa’h ". Il faut interpréter ces termes
au sens littéral, faisant allusion à l’aide matérielle,
mais ils s’appliquent également à l’aide morale que l’on peut
apporter aux autres. C’est seulement après avoir dit cette phrase que
l’on peut affirmer: " L’an prochain, nous serons sur la terre d’Israël.
Cette année, nous sommes esclaves, mais l’an prochain, nous serons libres
".
Je souhaite à chacun d’entre vous et aux membres de votre famille un
Pessa’h cachère et joyeux. J’espère avoir de vos bonnes nouvelles,
dans tous les domaines. Très prochainement, nous aurons le mérite
d’assister à la réalisation de la promesse selon laquelle "
l’an prochain, nous serons libres, sur la terre d’Israël ", avec notre
juste Machia’h, très bientôt et de nos jours, Amen.
Le chemin de la liberté
(D’après une lettre du Rabbi de Loubavitch Roch Hodech Nissan 5743)
La fête de Pessa’h est également dénommée "temps
de notre liberté" et "fête des Matsot". Contrairement au premier
nom, lié au sacrifice pratiqué à l’époque du Temple,
les deux autres ont un sens concret jusqu’en notre époque.
Le "temps de notre liberté" souligne non seulement que nous avons été,
un jour lointain, délivrés de la servitude égyptienne mais
aussi que chacun d’entre nous expérimente aujourd’hui cette authentique
libération dont l’aboutissement est annoncé par la Torah: "...vous
servirez D.ieu sur cette montagne". C’est dire que nous sommes libérés
de toutes les formes de l’exil spirituel et que cette libération même
révèle notre unité. C’est, du reste, ce que nous proclamerons
le soir du Séder en invitant celui qui en a besoin, sans aucune exclusive,
à se joindre à nous pour le repas de la fête.
La dénomination "fête des Matsot" présente, pour sa part,
deux sens. Elle indique que la consommation de Matsah est obligatoire et, de
plus, que le 'Hamets est interdit.
Le 'Hamets, qui gonfle par nature, est traditionnellement une image de l’orgueil
tandis que la Matsah, qui reste plate, est celle de l’humilité. Vivant
dans le monde matériel, y travaillant, on pourrait en venir à
ne penser qu’à soi, à être cet orgueilleux dont il est dit
que "D.ieu ne peut résider avec lui". La fête nous met en garde
et nous permet, au contraire, de retrouver le sens de l’autre.
C’est ainsi que nous avancerons ensuite toute l’année sur le chemin de
la vraie liberté.
DÉFINITION
DU ‘HAMETS
La fête de Pessa’h se caractérise par
une triple interdiction concernant le ‘Hamets: de le consommer, d’en profiter
et d’en posséder.
Le ‘Hamets est un terme désignant tout aliment ou boisson ou tout autre
produit fait à partir du blé, de l’orge, du seigle, de l’avoine,
de l’épeautre ou de leurs dérivés, ayant FERMENTE, même
si le produit n’en contient qu’une toute petite partie.
FAIRE DISPARAITRE LE ‘HAMETS
- On nettoiera méticuleusement l’ensemble de la maison, de sorte
qu’en disparaissent toutes les miettes et les restes de nourriture.
- On examinera les vêtements et surtout les poches, en particulier celles
des enfants, les sacs et les cartables. Les sacs des aspirateurs seront changés.
On inspectera les bureaux, les armoires et les tiroirs, la voiture et les locaux
professionnels.
- Le ‘Hamets interdit de possession doit être mis dans des chambres ou
des placards fermés à clé ou par des adhésifs et
vendus à un non-juif, comme nous l’expliquerons plus loin, ainsi que
la vaisselle ‘Hamets (pour ne pas risquer de s’en servir par erreur).
COMMENT PREPARER LA CUISINE
On préparera la cuisine pour Pessa’h en la "cachérisant",
c’est-à-dire que l’on en fera disparaître toute trace de ‘Hamets
Plats et ustensiles
Il est conseillé d’avoir des assiettes, des couverts, des casseroles,
des marmites et autres récipients, qui soient exclusivement réservés
pour Pessa’h. En cas de nécessité, certains récipients
utilisés tout au long de l’année peuvent être utilisés,
à condition d’avoir été auparavant cachérisés
pour Pessa’h. On consultera un rabbin pour cela.
Cuisinière
On en nettoiera, à l’aide de produits, les différentes parties.
Le four sera chauffé à la plus haute température possible
pendant au moins une ou deux heures. Les grilles et les parties métalliques
de la cuisinière seront brûlées sur une flamme. Ensuite,
il sera bon de recouvrir le four et le dessus de la cuisinière avec du
papier d’aluminium.
Four à micro-ondes
On le nettoiera soigneusement. On remplira d’eau un récipient propre,
n’ayant pas été utilisé pendant les dernières 24
heures. On allumera le four à micro-ondes et on laissera se former une
vapeur abondante. Puis, on éteindra le four et l’on en séchera
l’intérieur. Pour l’utiliser pendant Pessa’h, on placera une plaque de
polystyrène ou tout autre objet entre le récipient et le fond
du four sur lequel il repose. Pendant la cuisson, la nourriture sera soigneusement
enveloppée de toutes parts.
Evier en inox
Il sera consciencieusement nettoyé. 24 heures avant de le cachériser,
on n’y déversera plus d’eau chaude provenant d’un récipient ‘Hamets.
On fera bouillir de l’eau dans une casserole qui n’a pas été utilisée
pendant les dernières 24 heures et on la versera sur toute la surface
de l’évier, y compris l’égouttoir. Si on a une bouilloire électrique,
il est recommandé de faire bouillir l’eau et de la verser directement
sur l’évier. Tout sera ensuite rincé à l’eau froide.
Réfrigérateur, congélateur, éléments de
cuisine, placards, tables et tiroirs
On les nettoiera méticuleusement, afin d’en retirer toutes les miettes
et tous les restes. Ensuite, on recouvrera d’un papier aluminium les surfaces
entrant en contact avec la nourriture ou les récipients.
Nappes et napperons
On les lavera avec une lessive sans amidon.
LES ACHATS...
La Matsah Chemoura
Prenez soin de vous procurer de la Matsah
Chemoura fabriquée à la main, au moins pour le Séder.
Vous pouvez vous en procurer au BETH LOUBAVITCH : 8, rue Lamartine - 75009 Paris
(01 45 26 27 60) et dans certaines épiceries cachères.
La Matsah que l’on consomme pendant l’année n’est pas forcément
Cacher pour Pessa’h. On s’assurera donc que les Matsot achetées pour
la fête seront "Cacher LePessa’h".
Fruits frais, viandes et poissons
Tous les fruits frais, les légumes, de même que les viandes
et les poissons cachères, peuvent être utilisés à
Pessa’h, à condition d’avoir été préparés
selon la Loi juive et de ne pas être entrés en contact avec des
aliments ou des récipients ‘Hamets.
. Beaucoup de communautés ont coutume de ne pas manger des "Kitniot"
à Pessa’h (riz, maïs, moutarde, légumineuses, telles que
petits pois, fèves, haricots, ou d’autres aliments les contenant).
Produits manufacturés
. A l’heure actuelle, il existe de nombreux produits manufacturés
"Cacher LePessa’h". On n’achètera cependant que ceux qui ont fait l’objet
d’une surveillance rabbinique digne de confiance et également valable
pour Pessa’h.
. Bien évidemment, les aliments, à base de céréales,
fabriqués sans contrôle rabbinique, sont ‘Hamets et strictement
interdits à Pessa’h. C’est en particulier le cas pour le pain, les gâteaux,
les petits déjeuners à base de céréales, les pâtes,
la bière, le whisky, la vodka.
. Pour les aliments des nourrissons, vérifier les composants et consulter
un Rabbin.
Les produits pharmaceutiques etc.
De nombreux médicaments, cosmétiques, produits de beauté
contiennent du ‘Hamets. On consultera un Rabbin compétent pour déterminer
ceux qui peuvent être utilisés à Pessa’h. On fera également
attention à la nourriture des animaux.
BEDIKAT
‘HAMETS
la recherche du ‘Hamets
La
vente
Vous trouverez ci-contre
une procuration du ‘Hamets à compléter et à envoyer à
l’adresse indiquée.
La recherche
Après
s’être assuré d’avoir vendu le ‘Hamets par l’acte de vente et avoir
nettoyé méticuleusement l’ensemble de la maison, de sorte qu’en
disparaissent toutes les miettes et les restes de nourriture, on recherchera
le ‘Hamets dans toute la maison le Mardi 11 Avril 2006 au soir, à partir
de 21h25.
Il n’est pas nécessaire
de faire cette recherche dans les lieux vendus pour Pessa’h. Les aliments que
l’on a l’intention de vendre ou de consommer ultérieurement seront mis
de côté.
Avant de commencer cette recherche, il est de coutume de placer, dans différents
endroits de la maison, dix petits morceaux de ‘Hamets enveloppés dans
du papier.
Puis, l’on récite la bénédiction suivante
| Baroukh Ata Ado-naï Elo-Hénou Mélèkh Haolam Achèr Kidechanou Bemitsvotav Vetsivanou Al Biour ‘Hamets. |
| Béni sois-Tu Eternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifiés par Ses Commandements et nous a ordonné de détruire le ‘Hamets. |
Ensuite, à
la lueur d’une bougie, (une coutume veut que l’on accomplisse cette recherche
également à l’aide d’une cuillère en bois, d’une plume
d’oiseau et d’un sac en papier dans lequel on mettra le ‘Hamets que l’on aura
trouvé), on recherchera le ‘Hamets dans chaque pièce et dans tout
endroit de la maison où il pourra se trouver (cave, grenier, garage ou
voiture). Cette recherche se fera également dans un local professionnel.
Lorsque cette recherche sera terminée, on récitera la formule
suivante:
|
|
| Kol ‘Hamira ve'Hamya de ika birchouti, delo 'hamitey, oudelo biyartey, oudelo yedaana ley, libatel velehevey hefker keafra de ara |
| "Tout levain ou matière levée qui est en ma possession, que je n’ai pas vu, que je n’ai pas détruit,, dont je n’ai pas connaissance, qu’il soit considéré comme nul et abandonné, au même titre que la poussière de la terre". |
Puis l’on placera en lieu sûr le sac en papier contenant tout le ‘Hamets que l’on aura trouvé pendant la recherche, afin qu’il ne se répande pas.
Mercredi
12 Avril 2006
Le jeûne des premiers-nés
Lorsque
D.ieu fit périr les premiers-nés de l’Egypte, Il sauva ceux des
enfants d’Israël. C’est la raison pour laquelle les premiers-nés
parmi les Juifs, ou les pères de premiers-nés garçons qui
n’ont pas encore atteint l’âge de 13 ans, doivent jeûner la veille
de Pessah Mercredi
12 Avril 2006 afin
dexprimer leur gratitude à D.ieu.
Néanmoins, la coutume veut, depuis plusieurs siècles, que ce jeûne
puisse être supprimé en participant à une fête de
conclusion de l’étude d’un traité du Talmud. Une telle célébration
a lieu, de façon générale, dans chaque synagogue. On contactera
sa propre communauté pour savoir à quelle heure elle se tiendra.
Brûler
le ‘Hamets
Le
Mercredi 12 Avril 2006, on
arrête de manger le 'Hamets à 11h30. On brûlera
le ‘Hamets (le sac et ce qui a été trouvé pendant la recherche)
avant 12h30.
Après avoir jeté le ‘Hamets au feu, on récitera le second
"kol 'Hamira":
|
|
| Kol ‘Hamira ve'Hamya de ika birchouti, de'hazitey ou delo 'hazitey, de 'hamitey ou delo 'hamitey, de biyartey ou delo biyartey, libatel velehevey hefker keafra de ara |
| "Tout levain ou matière levée qui est en ma possession, que j’ai vu ou que je n’ai pas vu, que j’ai détruit ou que je n’ai pas détruit, dont j’ai eu connaissance ou dont je n’ai pas eu connaissance, qu’il soit considéré comme nul et abandonné, au même titre que la poussière de la terre". |
On lit ensuite le "Yehi Ratson" qui se trouve dans la Haggadah de Pessa'h.
Erouv: Lorsqu'un Chabbat fait suite au premier jour
ou à deux jours de fête, on fait le Erouv Tavchilin (de
manière à pouvoir cuisiner le vendredi de Yom Tov pour Chabbat)
en prenant une 'Hallah (pain de Chabbath, ou éventuellement une Matsah
pendant Pessa'h) et un morceau de poisson ou de viande et l'on dit la bénédiction
: :
Baroukh Ata Ado-Naï Elo-Hénou Mélèkh Haolam Achèr
Kidechanou Bemitsvotav Vetsivanou Al Mitsvat Erouv.
"Béni sois-Tu Eternel notre D.ieu, Roi de lunivers, qui nous
a sanctifiés par Ses Commandements et nous a ordonné le Commandement
du Erouv".
Puis, lon dit: Bédène Yéhé Chara Lana Laafouyé
Oulevachoulé Ouléatmouné Ouléadlouké Chéragua
Ouletakana Ouleméévad Kol Tsorkhana Miyoma Tava Lechabata Lana
Oulekhol Israël Hadarim Baïr Hazot.
"Qu'il nous soit permis par ce Erouv de cuire du pain, cuire les aliments
ou les mettre au chaud, allumer une flamme, préparer, et faire tout le
nécessaire pour Chabbath durant la fête, pour nous et pour tous
les Juifs qui résident dans cette ville".
Avant
le coucher du soleil, on préparera l’os ou le cou de poulet, le raifort
ou la laitue et le ‘Harosset pour le Séder.
Le Sédèr
(Pour
le second Séder, on ne dressera la table et l’on ne préparera
le repas Jeudi soir qu'après la fin du premier jour de Yom Tov, après
21h30.)
On mettra trois Matsot l’une sur l’autre et on les recouvrira d’un napperon.
Sur ce napperon, on disposera les aliments suivants:
| 1. ZROA : un morceau de viande rôtie, habituellement un cou de poulet. | |
| 2. BETSA : un œuf dur. | |
![]() Raifort |
3. MAROR : des herbes amères, en général on utilise du raifort (râpé) et de la laitue. |
| 4. ‘HAROSSET : une pâte faite de noix, de poires, de pommes. | |
| 5. KARPAS : on peut utiliser de l’oignon ou de la pomme de terre. | |
| 6. 'HAZERET (Maror) : des herbe amères (Raifort et laitue). |
ATTENTION
!! Pour avoir accompli comme il se doit la Mitsvah du Séder, il faut
avoir au minimum:
- mangé : 30g de Matsah accoudé du côté gauche
(sur un coussin ou sur le dossier d’une chaise) et 30g de Maror (laitue et raifort)
en moins de 4 minutes.
- bu : les 4 coupes de vin, accoudé du côté gauche.
On peut également utiliser du jus de raisin Cacher LePessa’h. Chaque
coupe doit avoir un minimum de 8,6 centilitres. Il convient d'en boire la majorité.
Prenez soin de vous procurer de la Matsah Chemoura fabriquée à
la main, au moins pour le Séder.
Les 8 jours
>Jeudi 13 et Vendredi 14 avril : Yom Tov
Les deux premiers jours de la fête sont appelés jours de
Yom Tov.
> Chabbat 15 Avril: Chabbat 'Hol Hamoed
>Du Dimanche 16 au Mardi 18 Avril: Hol Hamoëd
Jours de Hol Hamoëd - jours intermédiaires (demi-fêtes),
on ne met pas les Téfiline.
>Mercredi 19 et Jeudi 20 avril: Yom Tov
Les deux derniers jours de la fête sont appelés jours de
Yom Tov.
Le huitième jour de Pessah, Jeudi 20 avril, sappelle Aharon
Chel Pessah. Le Baal Chem Tov (fondateur de la Hassidout) instaura
la coutume de faire, à la conclusion de la fête, un repas spécial
nommé Séoudat Machiah (en rapport
avec le thème de la Haftara lue ce jour-là). Le Rabbi de Loubavitch
a également instauré la coutume de boire quatre verres de vin
durant ce repas.
La fin de la fête
Pessah se termine le Jeudi soir 20 avril 2006 à 21h45. Jusqu’à
ce moment, aucun aliment ‘Hamets ne peut être ni consommé ni acheté.
Il est nécessaire d’attendre une heure avant d’utiliser le ‘Hamets
qui a été vendu à un non-juif, afin que celui-ci puisse
être racheté par le Rabbin.
Après Pessa’h, il est interdit d’acheter du ‘Hamets qui était
en possession d’un Juif pendant Pessa’h. Il est conseillé de demander
au vendeur juif une attestation de la vente du ‘Hamets faite par un Rabbin.
Dès Vendredi matin, ... on veillera à préparer Chabbat.
|
Date |
Ce qu’il convient de faire |
Heure |
| Avant le Mercredi 12 Avril |
• Vente du ‘Hamets (par l’acte de vente) |
|
| Mardi 11 Avril | • Bedikat ‘Hamets | A partir de 21h25 |
| Mercredi 12 Avril | • Jeûne des premiers-nés | |
| • On arrête de manger du Hamets | Avant 11h30 | |
| • On brûle le ‘Hamets restant et on dit le second Kol 'Hamira | Avant 12h30 | |
| • Erouv Tavchilin | ||
| • On allume les bougies de Yom Tov et l’on dit les bénédictions 2 et 3. | Avant 20h18 | |
| • Puis on commence le premier Sédèr | Après 21h37 | |
| Jeudi 13 Avril |
• Premier jour de Pessa’h |
|
| • On allume (uniquement à partir d’une flamme déjà existante) et les bénédictions 2 et 3. |
Après 21h39 |
|
| • Puis on commence le second Sédèr | ||
| Vendredi 14 Avril | • Second jour de Pessa’h. | |
| • On allume (uniquement à partir d’une flamme déjà existante) les bougies de Chabbat l’on dit la bénédiction 1. | Avant 20h21 | |
| Chabbat 15 Avril | • Chabbat 'Hol Hamoed | |
| • Fin de Chabbat | Après 21h32 | |
|
Du Dimanche 16 Avril au Mardi 18 Avril |
• 'Hol Hamoed: demi fêtes. On ne met pas les Tefilin. |
|
| Mardi 18 Avril |
• Veille de Yom Tov |
|
| • On allume les bougies de Yom Tov et l’on dit la bénédiction 2 | Avant 20h27 | |
| Mercredi 19 Avril | • 7ème jour de Pessa'h |
|
| • On allume (uniquement à partir d’une flamme déjà existante) les bougies de Yom Tov et l’on dit la bénédiction 2 |
Après 21h39 |
|
|
Jeudi 20 Avril |
• A’haron Chel Pessa’h - 8ème jour de Pessa’h. |
|
|
• On dit le Yzkor (prière commémorant la mémoire des défunts) |
||
|
• Dans l’après-midi: Séoudat Machia’h |
||
|
• Fin de Pessa’h |
à 21h41 |
|
| Vendredi 21 Avril |
• La vie continue et Chabbat commence |
Avant 20h31 |
|
•
Le ‘Hamets sera consommé une heure après la sortie de la
fête
|
||
1. Baroukh
Ata Ado-Naï Elo-Hénou Mélèkh Haolam Achèr Kidechanou
bemitsvotav vetsivanou lehadlik Nèr Chèl Chabbat Kodech
2. Baroukh Ata Ado-Naï Elo-Hénou Mélèkh Haolam Achèr
Kidechanou bemitsvotav vetsivanou lehadlik Nèr Chèl Yom Tov
3. Baroukh Ata Ado-Naï Elo-Hénou Mélèkh Haolam Chéhé’héyanou
Vekiyemanou Vehiguianou Lizmane Hazé
4. Baroukh
Ata Ado-Naï Elo-Hénou Mélèkh Haolam Achèr Kidechanou
bemitsvotav vetsivanou lehadlik Nèr Chèl Chabbat vechel Yom Tov.