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Site
des fêtes juives
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C'est l'histoire
d'un grand Rav, le Rav Yehouda Leïb Maïtos de Minsk (vers 1776) un disciple
du Gaon de Vilna.
Il était passablement dérangé dans la direction spirituelle de sa communauté
par l'agitation d'un groupe de Karaïtes, riches et bien portants qui faisaient
tout pour accaparer le monopole du judaïsme et ne manquaient pas de se moquer
des juifs traditionalistes souvent petites gens plus simples et moins "éclairés"
que ce que les Karaïtes prétendaient être.
(Faut il rappeler que les Karaïtes sont un groupe de juifs qui se sont
dissociés vers l'an 900 de l'ère vulgaire du judaïsme traditionnel en refusant
les enseignements de la Loi Orale. Ils prennent le texte biblique au pied
de la lettre, et n'admettent pas les commentaires oraux qu'en fit Moïse et
qui furent transmis de Maître à élève depuis la Révélation du Sinaï. Allez
savoir quels tefilin ils portent puisque la Torah ne mentionne pas explicitement
le nombre et la source des parchemins qui doivent en faire partie. Qu'est
ce que leur cacherouth, puisque la Torah se contente d'évoquer l'abattage
des animaux sans en donner les décrets d'application. La Torah interdisant
de transgresser Chabbath, ils ne procèdent pas à des accouchements le Chabbath,
car les permissions transmises aux rabbins par le Créateur leur sont étrangères.
Sans parler de Hannoucah et Pourim qui commémorent des évènements postérieurs
au don de la Torah!)
Ils en étaient venus à faire admettre au Roi (certains disent à Poniatowski
que Napoléon avait fait Gouverneur de la Pologne) qu'ils étaient les seuls
représentants du Judaïsme authentique, et auraient presque réussi si le Roi,
avisé, n'avait demandé une confrontation entre les parties.
La disputaison dans toute sa splendeur, mais cette fois entre juifs!!
Notre Rabbin fut donc convoqué au Palais, pour justifier ... de son judaïsme!
L'usage était alors que les manants devaient se déchausser pour rentrer en
audience, et laisser les bottes à
l'accueil. Notre Rabbin, fort perturbé par la partie qu'il aurait à jouer
s'en vint jusque devant le Roi les chaussures à la main.
- Majesté, regardez ce rustre, s'écrit le représentant des Karaïtes. Il a
l'outrecuidance de se présenter ainsi devant son Honneur! Quelle bassesse!
Comment peut il prétendre représenter la religion du D.ieu d'Israël avec tant de mépris pour votre Altesse!
- Hum, que sa Majesté veuille bien me pardonner, mais les Juifs ont l'habitude
de ne pas se séparer de leurs chaussures, rétorque le rabbin, dans un élan
d'inspiration. C'est une coutume que nous a enseignée Moïse notre Maître depuis
la Révélation au Sinaï. D.ieu lui avait ordonné de se déchausser, car il foulait
un sol sacré. Figurez vous qu'en partant, il n'a pas retrouvé ses chaussures:
les Karaïtes les lui avaient volées.
- Majesté, quel mensonge! Nous n'étions pas au Sinaï, les Karaïtes n'existent que depuis quelques siècles.
- Le Roi: mais alors comment peux tu prétendre représenter le judaïsme authentique
si ta secte est postérieure au Don de la Torah?
Je vous laisse deviner la suite.