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du Beth Hamikdach, le Temple de Jérusalem |
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Les trésors du Temple de Jérusalem.
Au début
de ce siècle, quelque part en Erets Israël, un Juif travaillait
sa terre. Une caverne lui apparut soudain attentivement. Il y découvrit
des objets en or, dont il n'eut guère de mal à deviner l'origine.
Il referma soigneusement la caverne, et gagna l'étranger, craignant
que l'affaire ne fasse trop de bruit sur place. La suite
de notre périple nous amène à citer des sources
extérieures au monde de la Torah, et nous vous prions de
nous excuser pour cette incursion dans le grand monde où
tout n'est pas toujours très net. Notamment il peut se trouver
des liens vers des sites animés par des gens ayant des visions
opposées à notre monothéisme, et nous vous
remercions de les analyser avec circonspection.
A New York, puis à Mir en Lituanie, l'affaire fut présentée
à diverses personnalités, et il fut décidé d'en
référer à l'autorité incontestée du Judaïsme
polonais, Rabbi Israël Méïr Kagan, le 'Hafets 'Haïm.
N'appelait il pas à reprendre l'étude des Traités "Kodachim"
portant sur les sacrifices et le Service du Temple, annonçant l'imminence
des temps messianiques?
Rabbi Israël Méïr écouta de la bouche de Rav Na'houm
David Hermann, frère de la Rabbanith Shain, le récit de l'étonnante
découverte, puis il se plongea dans l'analyse de certains livres,
avant de conclure: "il est en effet fort probable qu'il s'agisse là
des ustensiles du Temple". Il prit alors des allumettes, brûla la
lettre où tous les détails lui étaient contés,
et poursuivit devant l'entourage étonné: "Tant que le Juif
qui a fait cette découverte est en vie, il faut garder cette affaire
secrète".
(Kountrass N° 5,Tamouz 5747, traduit de "All for the Boss", Feldheim 1984.
(A noter que la traduction française "Le Patron avant tout", de
Rouhama Shain diffère quelque très peu de cette version, mais
n'enlève rien au fond de l'histoire. )
Pour comprendre cette anecdote contée par lauteur, il faut
se référer à une anecdote (mais est ce le bon mot?)
du Talmud Yoma :
Dans un passage relatif aux ustensiles du Temple, le Talmud sinterroge
sur ceux manquant dans le Second Temple.
Rav Na'hman a enseigné: "les Sages enseignent que l'Arche Sainte
était cachée dans le sol de la Loge des Bois. Rav Na'hman
fils de Its'hak cite à l'appui une Michnah, (Chekalim 6, 2) :
"Il est arrivé quun Cohen soit occupé à sa tâche.
Il remarqua une dalle différente des autres dalles. Il en fit la
remarque à son compagnon. Il neut pas le temps de terminer
sa phrase quil était mort. Tous comprirent quil sagissait
de lendroit où était cachée lArche Sainte."
Et que faisait il là bas? Rabbi Halbou dit "il travaillait avec une
hache".
Au nom des enseignements de Rabbi Ichmaël on a rapporté: "deux
prêtres invalides pour le Service dans le Temple travaillaient dans
la Loge des Bois, à élaguer les bûches véreuses
dentre les bois destinés à lAutel. La hache de
l'un d'entre eux lui a échappé et est tombée là
bas. Un feu est sorti qui l'a consumé"
Notre Talmud Yoma, page 54, traite donc de ces trésors du Temple
qui ont fait courir bien des aventuriers depuis fort longtemps.
Encore faut il différencier les ustensiles du Premier Temple, détruit
en 3338 (-422) de ceux du Second Temple détruit en 3828 (+68).
Dans le Second Temple manquaient lArche, le bâton dAharon,
le flacon de manne, lhuile donction, les Ourim et Toumim (éléments
du Pectoral du Grand Prêtre), dont les textes nous enseignent qu'ils
furent cachés par les Rois d'Israël, et le Candélabre
fabriqué par Moché, qui existait dans le Temple de Salomon).
LArche ne fut pas remplacée, mais les Ourim et Toumim furent
remplacés par une copie dénuée
des propriétés prophétiques du Pectoral hérité
de Aharon. Ce "vêtement" étant indispensable pour compléter
les huit vêtements dapparat du Grand Prêtre. Une Ménorah
en or fut fondue pour que lallumage quotidien des sept flammes puisse
se faire. Il est probable que dautres candélabres de "figuration"
ou destinés à l'éclairage furent fondus et disposés
dans le Second Temple, comme le Roi Salomon lui même fit fabriquer
dix Candélabres d'apparat pour le Premier Temple.
Les ustensiles du Premier Temple furent soit cachés par le Roi Josias
(Chron. II.35, 3) dans une cache prévue par le roi Salomon dès
la construction du Premier Temple, comme rapporté par Rachi et Rambam,
soit emportés en exil à Babel par Nabuchodonosor (Chroniques
II, chap 36).
Quel crédit accorder à une légende éthiopienne
qui voudrait qu'un fils du Roi Salomon et de la Reine de Saba nommé
Ménélik ait emporté l'Arche? Tout au plus une copie
offerte par son royal papa? Le "trésor" serait gardé dans
un "temple" à Aksum, en Éthiopie.
Les ustensiles du Second Temple furent apparemment pillés par les
Romains puis dispersés au rythme des pillages des trésors
de l'Empire Romain:
Le Talmud Guittim 56b, nous décrit le pillage du Temple par Titus.
Souccah 5a et Méïlah 17b, selon lesquels Rabbi Eléazar
fils de Rabbi Yossi aurait vu les tentures du Saint des Saints et le diadème
(Tsits) du Grand Prêtre à Rome)
Flavius Josephe,
L'Arc
de Triomphe de Titus à Rome, sur lequel un artiste a gravé
le retour à Rome de l'Empereur, accompagné des biens du Temple,
dont une Ménorah. Il s'agit certes d'un reportage d'époque
sur le butin rapporté de Jérusalem. Mais la Ménorah
reproduite sur l'ouvrage n'est pas conforme avec les descriptions de la
Ménorah du Temple: la forme arrondie, le socle sans pieds, les gravures
quasi païennes présentes sur le socle
Il se pourrait que
l'artiste anonyme n'ait pas été présent lors de ce
défilé et ait reconstitué de lui même un candélabre
selon sa fantaisie. Il pourrait aussi s'agir de l'un de ces candélabres
d'apparat "meublant" le Temple.
La revue Kountrass, N° 5,Tamouz
5747, passe en revue les pérégrinations des trésors
de l'Empire Romain: pillages des Vandales, des Wisigoth, Ostrogoth. Toutes
sortes de sources plus ou moins historiques situent des ustensiles du Temple
à Carthage, au fond de la Méditerranée, à Constantinople,
Jérusalem, et même dans les caves du Vatican où certains
romanciers voudraient localiser la "Ménorah du Temple".
Cette dernière légende tenace n'est fondé sur aucun
témoignage publié à ce jour, mais nous a valu de superbes
déclarations d'intention ces dernières années, à
l'occasion de vistes de Ministres, du Président Katsav, puis des
deux grands Rabbins en visite au Vatican en 2004 qui auraient demandé
au Pape la restitution de la Ménorah. Aucun fait concret et publié
ne nous permet de croire qu'elle pourrait se trouver encore à Rome
1900 ans et quelques dizaines de saccages plus tard.
Moins connue, une allégation du Musée de Bagdad
déclarant
posséder des ustensiles du Premier Temple (Publié dans Yibane
HaMikdash 108, à partir d'un article de "Yom HaShishi" 8 Av 5756),
et dans MIKDASH-BUILD,, 4 Kislev 5757 Volume I, Number 10, rapporté
par http://www.templemountfaithful.org/).

Cette quête des "trésors" du Temple n'est pas dissociable de
celle de la localisation exacte du Temple sur le Mont du Temple et est liée
à l'analyse des documents fournis par les Manuscrits de la Mer Morte.
Parmi ces derniers, un rouleau de cuivre qui semble être l'inventaire
des biens du Temple mis à l'abri peu avant la destruction de la vie
juive en Judée par les Romains, à moins qu'il ne s'agisse
de l'inventaire des objets cachés par le Prophète Jérémie
(http://www.usc.edu/dept/LAS/wsrp/educational_site/dead_sea_scrolls/copperscroll.shtm)
Si certains cherchent, d'autres trouvent, apparemment.
Ainsi, Vendyl Jones et une équipe de chercheurs auraient mis à
jour en 1992 dans des grottes de la Vallée de la Mer Morte une masse
de 600 livres d'une matière contenant trois variétés
de cannelle, du safran, du balsame, de la myrrhe, du galbanum, de la casse
et de l'encens. Cet assemblage semble caractériser l'encens produit
pour les besoins d'une année entière dans le Temple. Quelques
années plus tôt, une équipe dirigée par Vendyl
Jones avait découvert une produit semblant être le baume utilisé
comme "huile d'onction", mentionné dans le fameux rouleau de cuivre.
(http://www.vendyljones.org.il/ lien disparu, mais voir http://www.nytimes.com/1989/02/16/world/balsam-oil-of-israelite-kings-found-in-cave-near-dead-sea.html)
Si vous êtes partant pour la chasse aux trésors, soyez prudent,
car de nombreuses considérations politiques ou idéologiques
s'opposent à des recherches méthodiques et à une analyse
rigoureuse des données. Comme le conte ce physicien empêché
pour raison d'Etat de sonder le sous sol du Mont du Temple (http://www.ldolphin.org/tempgeophy.html)
ou encore les a priori idéologiques rencontrés par d'autres
(http://www.alliancefr.com/actualite/desinformat/archeo.html).
Signalons pour l'anecdote la fausse histoire du Musée de Londres,
inventée de toutes pièces par un romancier juif du 19ème
siècle.
Conclusion?
5770, fin du
6ème millénaire, apparenté au 6ème
jour, à l'entrée du septième millénaire qui
sera celui du repos sabbatique de l'humanité par la venue du Machia'h.
Avons nous vraiment perdu "les trésors du Temple"? Nos trésors
sont toujours là: la Torah, notre guide de vie éternel, les
enfants qui l'étudient et représentent depuis le don de la
Torah au Sinaï les garants de notre engagement d'alors.
La tradition assure que le Troisième Temple est prêt, certainement
déjà équipé, et descendra "du ciel" au moment
voulu.
A nous de montrer que nous voulons ce moment.
| Aharon
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