Le Mali libère quatre islamistes réclamés par Al-Qaida

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Carte_Mali.jpgQuatre islamistes, dont Al-Qaida exigeait la libération contre celle d'un otage français, ont été relâchés au Mali dans la nuit de dimanche à lundi, suscitant les protestations immédiates de la Mauritanie qui a rappelé son ambassadeur à Bamako. La libération des quatre hommes – deux Algériens, un Burkinabè et un Mauritanien arrêtés en avril 2009 dans le nord du Mali – risque également de mécontenter l'Algérie, qui accuse ses deux ressortissants relâchés d'avoir mené des attaques sur son territoire.

Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), qui séquestre au total six Européens dans la zone désertique du nord du Mali, avait menacé de tuer le Français Pierre Camatte avant le 20 février si elle n'obtenait pas la libération des quatre islamistes et leur transfèrement dans le nord du pays. "Nous étions confronté à un problème : comment tout faire pour sauver la vie du Français", a déclaré lundi un conseiller du président Amadou Toumani Touré.

Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, avait effectué deux visites à Bamako, les 1er et 13 février, et le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, s'était aussi déplacé pour le deuxième voyage. Un membre de la cellule de crise installée dans le nord du Mali pour gérer l'affaire des otages a par ailleurs déclaré : "Nous espérons que, bientôt, l'otage français et tous les otages seront libérés".

Outre Pierre Camatte, Aqmi retient trois Espagnols capturés le 29 novembre et un couple d'Italiens kidnappés le 17 décembre, tous en Mauritanie. A Nouakchott, la libération des islamistes a été très mal accueillie. "La Mauritanie, tout en exprimant sa dénonciation et son rejet de cette mesure, a décidé de rappeler son ambassadeur à Bamako pour consultation", a annoncé le ministère des affaires étrangères. Qualifiant de "surprenante" la décision malienne de "remettre à une partie terroriste un Mauritanien réclamé par la justice mauritanienne", le ministère juge que "cette mesure non cordiale (...) porte atteinte aux relations séculaires existant entre les deux pays".

Voisine de l'Algérie et du Mali, la Mauritanie a subi ces trois dernières années une série d'attaques meurtrières revendiquées par Aqmi. Le pays présidé depuis juillet 2009 par l'ex-général putschiste Mohamed Ould Abdel Aziz cherche actuellement à réaffirmer son autorité sur son vaste territoire.

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