L'antisémitisme est un virus, il n'existe aucun traitement et il est contagieux

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Un individu se dénommant Arnaud Chavez, meneur des gilets jaunes pour Mézières, s'exhibe sur Facebook et d’autres Réseaux sociaux devant une stèle élevée à la mémoire des victimes de la bar

Nous sommes tous au courant de la montée de cet antisémitisme en France.
Tous les médias de l'hexagone et d'outre-Atlantique en ont fait leurs choux gras.
Mais ce que l'on peut constater, c'est que plus on en parle, plus on montre, démontre son indignation, plus on écrit (comme nous ), plus les insultes et les actes antisémites augmentent.
C'est la spirale tirée des deux côtés, les Juifs et les antisémites, le dangereux binôme.

L'antisémitisme existe, oui, beaucoup d'individus n'aiment pas les Juifs pour des raisons de culture, d'histoire, et contre cet antisémitisme nous ne pouvons pas grand chose car il est engrammé dans une histoire familiale, une transmission et une tradition dans les grandes familles bourgeoises qui n'ont vu en la personne du Juif que l'usurier. (Voir l'histoire des Juifs d'Alsace et la création du Consistoire)

Cet antisémitisme mondain, à mon sens, est le pire, car pervers, pas franc du collier,  il vous frappe dans le dos sans prévenir, avec un regard, un mot et vous montre qu'il y a bien une frontière à ne pas franchir.

Je me souviens d'avoir accompagné un prestataire dans une radio juive à Paris.
Les locaux de cette radio ne laissaient planer aucun doute sur les finances ou du moins l'apparence financière qu'il fallait pour les entretenir.
En sortant de notre rendez -vous, la première question de mon interlocuteur a été : " Chez VOUS, l'argent est important n'est-ce-pas?"
Chez nous, pas chez lui.

Marquée au fer rouge de la discrimination, il ne m'en fallait pas moins pour comprendre que nous ne faisions pas partie du même monde.

Cet antisémitisme est le pire. C'est celui qui a donné naissance au nazisme. Quand la haine nourrit la réflexion, elle débouche rarement sur des velléités.

Il est aussi plus difficile à cerner et bien plus difficile à combattre. J'ai lutté pendant près de 20 ans avec ce même prestataire pour lui faire abjurer ses préjugés du siècle dernier. Au lieu de cela, il est devenu un antisioniste virulent.

Ce qui nous amènerait à penser qu'il est donc inutile de lutter contre, au risque d'amplifier le problème qui mènerait à un autre  danger.

Mais, si nous revenions à cet antisémitisme de rue qui envahit notre quotidien,
est-il dangereux ?
Oui, il l'est , car il est nourri d'ignorance et nous savons que c'est elle qui mène aux actes isolés ou collectifs mais jamais à un acte national ou politique.

Ces gilets jaunes qui s'agitent et qui hurlent "Sale Juif" sans savoir à quoi ressemble un Juif et qui seraient incapables de le reconnaître si on ne le leur désignait pas du doigt, ne sont dangereux que par la spirale de violence qu'ils engendrent.

La Horde - Samizdat.net Hervé Lalin, dit Ryssen, un ancien militant du FN, responsable du groupuscule nationaliste-révolutionnaire Unité Radicale en Ile-de-France au début des ...

La Horde - Samizdat.net
Hervé Lalin, dit Ryssen, un ancien militant du FN, responsable du groupuscule nationaliste-révolutionnaire Unité Radicale en Ile-de-France au début des ...

Ils ont besoin d'exprimer leur haine, haine de soi pour commencer, haine du système qu'ils n'arrivent pas à intégrer, et quoi de mieux que de taper sur un Juif.

En réalité, ils se fichent des Juifs, ce n'est que leur moyen d'expression, une manière de dire non au capitalisme, non à l'intégration, non à la réussite puisque bien entendu les Juifs sont riches, les Juifs gouvernent le monde, les médias etc etc.

Le Juif représente selon eux tout ce qu'ils ne seront certainement jamais, soit un pur fantasme.

Parce qu'en réalité, nous savons que les Juifs ne gouvernement pas le monde sinon l'antisémitisme ne s'exprimerait pas de cette façon, le Juif n'est pas riche sinon les associations alimentaires n'existeraient pas, en revanche le Juif est visible et ce, grâce l'antisémitisme !
C'est l'antisémitisme qui en quelque sorte maintient le Juif en vie hors d'Israël aussi paradoxal que cela puisse paraître.

Jean-Paul Sartre le disait aussi mais pour dénigrer les Juifs (il faisait partie de la catégorie citée au dessus : ces antisémites mondains et intellectuels).
Le Juif ne combat pas la haine,  il vit avec, il évite les coups, s'intègre, oui et plutôt bien, et ne s'assimile que rarement.

L'antisémitisme de la rue n'est pas un réel antisémitisme, il est le rejet du système et le Juif représente ce système, selon eux.

Ils n'ont rien contre les valeurs juives, ils ne les connaissent même pas, ils sont antisionistes, oui, aussi, parce que leur voisin musulman ou ultra gauchiste leur a dit que les Juifs sionistes perpétraient un génocide des Palestiniens, leur donnant des chiffres 🙂
En 1967, les Palestiniens comptaient 200 000 âmes aujourd'hui en 2018, près de 2 millions.
Le seul génocide où le pic démographique est en hausse. L'ignorance c'est cela. Prendre l'effet pour la cause.

Quelle serait la solution ?
Selon moi, arrêter d'en faire son fond de commerce, d'un côté comme de l'autre.
Ils ont compris que chaque fois qu'ils s'en prennent à un Juif, ils feront la Une des médias, quel bonheur pour ces crétins, ( je n'ai pas trouvé d'autre mot, enfin si mais bon ...restons polis)

Ne plus parler d'eux ne veut pas dire occulter ce qui se passe et ne rien faire.
Mais le risque d'en parler de façon aussi soutenue est de créer une tendance, une mode en quelque sorte, et suggère que devenir antisémite est dans la mouvance et peut engendrer des vocations dangereuses.

Car n'oublions pas que nous sommes face à des forces obscures en particulier celle de la violence, et des plus bas instincts.

Dieudonné, le mal nommé, l'avait très bien compris et s'est enrichi en dénigrant les Juifs et Israël, il avait trouvé un public, - les crétins sont plus nombreux que ceux qui raisonnent - et il en a fait son fond de commerce.

Les Gilets Jaunes l'ont compris aussi, ainsi pour faire parler d'eux ils crient "Sale Juif "et ils redeviennent le centre du monde pendant une semaine.

Un buzz qui ne leur coûte pas grand chose, pour l'instant.
Quand ils seront interpellés  pour insultes antisémites sur la place publique, à mon avis, ils n'auront pas besoin de leur gilet pour rire jaune. Ça, c'est une autre histoire.

Quant aux manifestations pour lutter contre l'antisémitisme ambiant, c'est une bouteille à la mer et personne ne l'a encore repêchée. Quoi de plus étonnant ?

Un tel climat de haine ne favorise nullement une quête d'apaisement.
L'apaisement appelle le raisonnement. C'est un peu comme demander à son bourreau de ne pas frapper, son rôle est d'infliger la sanction, peu importe les supplications du condamné.
Car ne nous y trompons pas, c'est bien la majorité silencieuse qui est le meilleur supporter des insultes des Gilets Jaunes, "Sale Juif". Sans cette majorité ils ne seraient pas entendus.

Les Juifs qui manifestent dans la rue contre l'antisémitisme aujourd'hui, c'est un peu cela, ils demandent que l'antisémitisme s'arrête, mais à qui ? Aux antisémites.
S'il suffisait de manifester pour faire cesser ce crime, cela se saurait.

La solution est de retrouver un climat social calme et rassurant, et ce ne sont ni les Juifs ni les Gilets Jaunes qui ont ce pouvoir.

En conclusion, les Gilets Jaunes se sont trompés de cible et comme le dit l'adage : "le pire n'est pas de viser trop haut et de rater sa cible mais de viser trop bas et de l'atteindre".
Ils l'ont atteinte.

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