Kemi Seba, fondateur de l'ex-Tribu Ka condamné à 5 mois de prison dont 3 ferme

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CHARTRES le 11/02/07, - Stellio Capio-Chichi, alias Kemi Seba, 25 ans, fondateur de l'ex-Tribu Ka, a été condamné vendredi par le tribunal correctionnel de Chartres (Eure-et-Loir) à cinq mois de prison dont trois avec sursis et écroué, pour outrage au directeur de la sécurité publique d'Eure-et-Loir. Kemi Seba, fondateur du groupuscule noir extrémiste Tribu Ka, dissous fin juillet 2006, avait été placé en garde à vue jeudi en début de soirée au commissariat de Chartres (Eure-et-Loir) après des propos racistes et une altercation avec des policiers. Il a été condamné par le tribunal correctionnel de Chartres (Eure-et-Loir) a cinq mois de prison dont trois avec sursis, pour outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique, en l'occurence le directeur de la sécurité publique d'Eure-et-Loir, Erick Degas. Le procès s'est déroulé dans le cadre d'une comparution immédiate.

Kemi Seba avait été placé en garde à vue jeudi soir, et présenté vendredi après-midi au parquet après des altercations avec la police. Deux autres membres du GKS (Groupe Kemi Seba) ont été également condamnés: Cyrille Kamdem, 26 ans, a écopé de deux mois de prison dont un avec sursis pour outrage et rébellion. Quant à Yédé Awo, 28 ans, il a été condamné à 3 mois de prison dont deux avec sursis. Le parquet avait requis respectivement cinq, deux et trois mois ferme contre les trois prévenus qui ont été placé sous mandat de dépôt. La comparution s'est déroulée dans un climat de forte tension, des renforts de gendarmes mobiles ayant été spécialement acheminés de Mayenne. Dans la salle d'audience, une dizaine de sympathisants du GKS étaient présents pour soutenir Kemi Seba qui a alterné politesse exagérée et ironie face à la présidente Michèle Trioux et au représentant du ministère public, Bruno Revel. Il s'est présenté comme un "militant de métier au service des citoyens victimes de racisme, à cause de la couleur foncée de leur peau ", affirmant vivre "de leur dons, 300 à 600 euros par mois". Il s'est dit "respectueux envers les gens qui le respectent", puis a comparé sa lutte à celle des noirs contre l'Apartheid en Afrique du Sud.

Niant certaines de ses insultes proférées contre les forces de l'ordre, il a toutefois admis avoir assimilé la police de Chartres à une "police du gouvernement de Vichy". Il a prétexté que c'était une réponse, "au comportement raciste" dont il dit avoir "fait l'objet de la part de certains policiers durant mon arrestation." Durant sa plaidoirie, l'avocat de la partie civile, Me Vincent Rivière, représentant le commissaire divisionnaire Erick Degas, a dit qu'il avait "rarement entendu des revendications aussi haineuses et racistes. On a affaire à des gens idéologiquement dangereux. Ce sont des terroristes intellectuels qui se victimisent." L'avocat de la défense, Me Ismaël Diouf a pour sa part mis en avant le casier judiciaire vierge de ses clients.

Il s'est étonné que son client, "sous prétexte d'une réputation sulfureuse", soit dans le box des accusés, "tandis que des gens comme Georges Frêche", pour ses propos sur les noirs de l'équipe de France, "ou encore Pascal Sevran, n'ont bénéficié d'aucune poursuite". Il a aussi regretté qu'aucun témoin de GSK n'ait été entendu par les enquêteurs. A l'issus du procès, Kemi Seba a été conduit a la maison d'arrêt de Bois-d'Arcy (Yvelines), tout comme Cyrille Kamdem. Yédé Awo reste à la maison d'arrêt de Chartres.



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