Innovation en Israël: Production d'huile d'Argan dans le Negev

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huile-argan1(1).jpgISRAËL. Des agriculteurs auraient réussi à adapter l'arganier, plante typiquement marocaine, au milieu désertique du Néguev.

L’huile d’argan (ou d’argane) est tirée de l’arganier, arbre endémique du Maroc, présent essentiellement au sud-ouest du pays entre Agadir, Essaouira et Taroudant. Elle est très utilisée dans la cuisine traditionnelle de cette région. Riche en vitamine E, en antioxydants, elle est aussi utilisée pour ses propriétés cosmétiques. Un couple d’agriculteurs Orly et Yoni Sharir du Néguev auraient réussi à adapter l’arganier, plante typiquement marocaine, au milieu désertique du Néguev. Spécialisés dans la culture des épices et l’élevage de chameaux, ils seraient aujourd’hui les heureux propriétaires de 110 pieds d’arganiers.

Le couple de fermiers serait tombé sous le charme des vertus culinaires, thérapeutiques, cosmétiques, mais aussi écologiques de l’arganier, et aurait décidé d’en entreprendre la culture. L’arbre aurait réussi son adaptation dans le Néguev, qui, semble-t-il, aurait réussi à réunir les conditions propices à son épanouissement.

Les Sharir, semble-t-il, auraient ainsi réussi là où plusieurs avant eux ont échoué. En effet, ce n’est pas la première tentative de transplantation de l’arganier en Israël. Les précédentes s’étaient soldées par des échecs, malgré des manipulations génétiques très poussées.

A cause de ses nombreuses vertus, on aurait également tenté d’introduire l’arganier dans d’autres pays d’Europe et d’Amérique. Un succès relatif aurait été enregistré au Mexique et en Californie (Etats-Unis), où des arbres ont pu pousser, mais avaient la particularité d’être stériles. En d’autres termes, il était impossible d’obtenir la précieuse huile d’argan à partir de ces arbres, vu qu’ils ne produisaient pas de fruits.

Une difficulté qui, toujours selon l’article de J&C, n’a pas été rencontrée par les Sharir dont les arbres ont pu avoir des fruits. Les fermiers ont même pu en extraire l’huile selon un procédé assez proche de celui utilisé par les productrices marocaines: les graines obtenues de fruits sont concassées, puis torréfiées, et ensuite moulues pour en obtenir le précieux liquide. Leur production, écoulée par petites quantités, se vendrait très chère. Aucune information n’a cependant été donnée sur les prix de cette huile made in Israël.

Sources et Copyrights :
Article original provenant de Haaretz et repris par «The Jew & The Carrot » (J&C).
Traduction de l’Anglais par Yann Ngomo pour Yabiladi.com

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