Facebook suit la loi américaine comme ligne de défense

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Après avoir été au cœur des critiques depuis le début du mois de juillet, le patron de Facebook se défend et rappelle que le négationnisme n’est pas illégal aux États-Unis.

Mark Zuckerberg monte au créneau. Dans la tourmente depuis plusieurs semaines après avoir annoncé que les messages négationnistes ne seront pas supprimés de la toile, le cofondateur de Facebook s’est défendu. « Le déni de l’Holocauste n’est pas illégal en Amérique ».

Le réseau social numéro un mondial utilise l’argument « libre expression » pour défendre sa politique de tolérance envers les postes de déni de l'Holocauste sur sa plateforme.

La société de technologie permet à des informations « inexactes » de rester sur le site qui ne sont dans le domaine du discours de haine, a déclaré le PDG de Facebook.

Une défense qui n’est pas au goût de tout le monde. Paul Packer, le président de la Commission pour la préservation du patrimoine américain à l'étranger, s’est confronté à la direction de l'entreprise. Dans une lettre envoyée au vice-président de la politique publique mondiale de Facebook, il interpelle sur la nécessité de changer cela.

« Le déni de l'Holocauste est un crime en Allemagne et en France et dans la plupart des pays européens. Grâce à la géolocalisation, les messages de négationnisme sont bloqués. Pourquoi est-ce que les États-Unis n’ont font pas de même ? Ce genre de propos n’ont pas sa place en Amérique.

Une accusation balayée d’un revers de main par le boss de Facebook. « Le réseau social s’adapte à la loi locale, s’explique-t-il. En Europe, les messages sont supprimés, car la loi interdit le négationnisme, pas en Amérique. »

Paul Packer (à gauche) reproche à Facebook de ne pas assez en faire contre le négationnisme.

Paul Packer (à gauche) reproche à Facebook de ne pas assez en faire contre le négationnisme.

 

« Lorsque quelque chose sur Facebook ou Instagram nous ait signalé comme violant à la loi locale, mais qui ne va pas à l'encontre de nos standards communautaires, nous pouvons restreindre la disponibilité du contenu dans le pays où il est prétendu être illégal », a déclaré le porte-parole Facebook.

« Dans ce cas, le déni de l'holocauste ne viole pas la loi locale aux États-Unis, donc le contenu ne doit pas être restreindre, comme ce serait le cas en Allemagne, là où la loi diffère », se défend le réseau.

Après cette réponse, le gouvernement allemand est revenu à la charge et a rappelé à l'exécutif de Facebook que le déni de l'Holocauste est contraire à la loi. « Ce que Mark Zuckerberg souhaite ou exige pour le marché américain ou à l’international n'est pas possible en Allemagne ».

Si sur le plan légal, Facebook est dans les normes, les organisations juives américaines s’inquiètent et regrettent que Facebook ne lutte pas contre le refus de reconnaître le massacre de millions de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Selon Packer, Facebook a prouvé sa capacité à lutter contre le déni de l'Holocauste en Europe. Bien que la loi ne l'exige pas, rien n'empêche l'entreprise de poursuivre dans ce sens- là.

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