Un savoir des vins d'Israël bluffante : Jean-Robert Pitte préside l'Académie du vin de France.

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vinisrael.jpgArticle paru dans "IsraelValley"

IsraelValley, invité par les amis de l’Université de Tel-aviv, a eu l’occasion d’entendre à l’Hotel Dan Tel-Aviv, lors d’une soirée privée, et en présence du patron de Publicis Maurice Levy, Jean-Robert Pitte. Son cours (tenu à 22 heures!) présentait des vins selectionnés d’Israël. Une dégustation suivait avec explications à l’appui.

Incroyable mais vrai : Jean-Robert Pitte est un connaisseur d’exception. Il a permis aux spécialistes israéliens du vin d’être bien mieux connus en France. Il est devenu au fil du temps un véritable encyclopédiste des vignobles d’Israël.

BIO-EXPRESS. Jean-Robert Pitte est un géographe français, né le 12 août 1949, à Paris. Spécialiste du paysage et de la gastronomie, il est président de la Société de géographie, président de l’Association pour le développement du Festival international de géographie (FIG), et président de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA), ainsi que du festival Livres en vignes au Château du Clos de Vougeot. Il préside, depuis 2011, l’Académie du vin de France.

Il a été élu, le 3 mars 2008, au premier tour de scrutin, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, dans la section Histoire et géographie, au fauteuil laissé vacant par le décès de Pierre George.

Il a été de 2003 à 2008 président de l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV).
Engagé dans le débat public, il a pris position pour la sélection des étudiants à l’entrée à l’université et pour une augmentation des frais d’inscription à l’université, compensés par une augmentation des bourses et une modulation en fonction des revenus.

De 1966 à 1971, il suit des études de géographie à la Sorbonne et obtient son agrégation en 1971. En 1975, il obtient son doctorat de géographie à l’Université de Paris IV. En 1986, il passe un doctorat ès-lettres dans la même université.

Auteur d’une thèse sur l’histoire des rapports entre l’homme et le châtaignier, Jean-Robert Pitte a orienté ses recherches vers l’histoire du paysage ainsi que vers l’étude de la gastronomie.

Son Histoire du paysage français, publiée en 19836, retrace l’évolution du paysage français, aussi bien rural qu’urbain. Il souligne la manière dont l’activité humaine a entièrement remodelé le paysage, depuis l’urbanisme systématique de la Gaule romaine et la domestication progressive de l’espace rural jusqu’aux remembrements modernes et à la construction des grands ensembles. Il oppose une première période marquée par un rapport « sacré » avec la nature et l’organisation urbaine, jusqu’au Moyen Âge, au traitement « profane » de l’espace qui caractériserait l’époque moderne depuis la Renaissance, au risque d’aboutir à l’époque contemporaine à la mise en place d’un « paysage banal ».

Après son agrégation il devient professeur au lycée Chaptal à Paris pendant un an, avant de passer deux ans comme assistant à l’École normale supérieure de Nouakchott (Mauritanie), comme volontaire du service national actif. Il rejoint l’Université de Paris IV en 1974, en tant qu’assistant, puis maître-assistant, ensuite maître de conférences. En 1988, il y devient professeur de géographie.

Il dirige de 1988 à 1991 l’Institut d’urbanisme et d’aménagement, puis l’UFR de géographie et aménagement de 1991 à 1993. En 1992, il devient président du Comité national français de géographie, et effectue deux mandats jusqu’en 2000. Entre 1993 et 1995, il est également chef de la Mission de la Carte universitaire et des Affaires régionales au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Entre 1997 et 2001, il est vice-président de l’Université de Paris IV. De 2003 à 2008, il est président de cette même université. Il est également membre de la Commission des relations extérieures de la Conférence des présidents d’université, et membre du conseil scientifique de l’Institut européen d’histoire et des cultures de l’alimentation. Depuis le 23 juin 2010, il occupe le poste de “délégué à l’information et à l’orientation”.

Parmi les enseignants de sciences humaines J-R Pitte se distingue par son franc-parler: Il a pris position à de nombreuses reprises dans le débat public, en particulier depuis le mouvement étudiant contre le CPE en 20067. Il avait alors cependant pris parti contre l’occupation des universités, selon lui « illégale et scandaleuse » et considérait que les étudiants se comporteraient en « enfants gâtés » qui croient que « tout leur est dû ». Ces critiques avaient inspiré l’ouvrage Jeunes on vous ment, sorti quelques semaines après la fin du mouvement. Il rappelait qu’un étudiant à la Sorbonne dispose d’un espace de 2,6 m2, alors qu’un poulet de Bresse dispose de 10 m2, et en rendait responsables « l’étatisation du système » ou « le blocage de toute réforme par les syndicats ». Ce livre a suscité des réactions très négatives chez certains syndicats.

Il appuie également ses demandes de sélection sur la dénonciation d’« étudiants fantômes » qui à l’en croire « profitent du nom et de la réputation de l’établissement à son détriment », dérive contre laquelle la seule solution est selon lui l’augmentation des frais d’inscriptions.

Ces prises de position lui ont valu le qualificatif de « réac ».Il a annoncé en mars 2007 qu’il pourrait demander le statut de « Grand établissement » comme l’Université de Paris-Dauphine si les réformes sur l’autonomie, la sélection ou les droits d’inscription ne voyaient pas rapidement le jour. En 2007, il avait plaidé pour que la loi relative aux libertés et responsabilités des universités aille plus loin, en particulier en matière de gouvernance qu’il estime trop enfermée sur la communauté universitaire. Il souhaiterait que l’on sorte de l’hypocrisie actuelle de la sélection des étudiants par l’échec et qu’une orientation-sélection intelligente permette la réussite de tous, c’est-à-dire l’obtention d’un diplôme débouchant rapidement sur un emploi. Si ces prises de position lui ont valu d’être « connu pour son engagement à droite », il fit les frais de sa mésentente avec les maîtres de conférence, les personnels administratifs et surtout les étudiants, perdant la présidence de l’Université de Paris IV Sorbonne le 14 mars 2008 au profit du Professeur Georges Molinié, classé à gauche par son soutien à Ségolène Royal durant la campagne présidentielle française.

Jean-Robert Pitte, fut nommé délégué à l’information et l’orientation auprès du Premier ministre en juin 2010.

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