Mots contre Maux : C'est parce qu'ils ne savaient pas que c'était impossible qu'ils l'ont fait (Oscar Wilde) - Voir tous les mots
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Exposition, consacrée à la place de la spiritualité dansl'his toire de l'art occidental au XXème siècle
Exposition, Paris, 7 mai - 11 août 2008

A travers une grande sélection de peintures, de sculptures, d'instillations et de vidéo, cette exposition, consacrée à la place de la spiritualité dansl'his toire de l'art occidental au XXème siècle, rassemble environ 350 oeuvres majeures dont de nombreuses oeuvres inédites en France, de près de 200 artistes de renommée internationale.

Avec la participation de deux artistes israéliens, Moshé Ninio et Eli Petel.

Mercredi 7 mai au Mardi 11 août
Centre Pompidou
75191 Paris Cedex 04
Renseignements : 01 44 78 12 33

Communiqué de presse
 
Le Rabbin Eliezer Ben Yéhuda,  petit- fils du rénovateur d e la langue hébraïque,  Eliezer Ben Yéhuda,   viendra poser une mézouza à Beit Ben Yéhuda,  28 rue Ein Gedi à Jérusalem,  le vendredi 4 juillet 2008 à 10 :00.
Puis il donnera une conférence sur la vie et l’œuvre de son grand-père. (en hébreu)
Pour plus de renseignements,  veuillez contacter Line Djamchid , Directrice de Beit Ben Yéhuda au 02-6730124 ou info@beit-ben-yehuda.org

 

 

 

 

CAMPAGNE DE SOLIDARITE
L’AUJF à la demande d’Israël lance une campagne de solidarité.
Pour apporter l’aide de la communauté aux habitants du nord d’Israël et à leurs enfants qui vivent dans une tension et une angoisse extrême.
Nous allons participer au renforcement de l’aide médicale, psychologique et sociale.
Nous allons financer pour eux des activités dans le centre du pays. Le coût d’une semaine est de 300 euros par enfant et de 1 500 euros pour 5 semaines. Cette opération va coûter 3 millions d’euros.
Manifestons à Israël notre fidèle soutien, un geste particulièrement important en ces temps si difficiles.
Nous allons lancer une grande campagne de mobilisation (commencée hier) sur la radio juive et TFJ, une campagne d’appel aux dons par SMS et par email, ouvrir le don en ligne sur www.aujf.org
Il nous faut absolument faire une chaîne de solidarité et relayer ce message.
Merci d’adresser vos dons à l’AUJF 39 rue Broca 75005 Paris.
Ils comptent sur vous.

2 concerts à Paris - espace Rachi
Lundi 16 juin - Lundi 23 juin 20h30 / Marseille 22 juin
Matti et ses musiciens avec en exclusivité des nouveaux titres de son prochain album
Nombre de places limitées : réservation 01 44 08 02 00
au bénéfice des fonds de bourses des CCVL et de l'habonim dror
Places :35 € - 5 premiers rangs 45 €

 

 

Du 4 au 26 juin 2008
Cinéma « Les 3 Luxembourg »
67 rue Monsieur le Prince 75006 Paris

Langue sacrée, langue parlée
Projection-débat, Paris, 4 - 26 juin 2008

Documentaire de Nurith Aviv

L’hébreu qui, pendant des siècles fut langue sacrée pour les Juifs de la diaspora, est devenu, par volonté politique, une langue parlée au quotidien dès le début du 20ème siècle. Qu'est-ce qui a été préservé, qu'est-ce qui a été oublié, ou refoulé, qu'est-ce qui demande à resurgir ?

Des écrivains et artistes, nés en Israël, tentent de décrire leur relation à la dimension historique et religieuse de l’hébreu. Le film traite du poétique et du politique, du religieux et du laïque. Il pose des questions qui ne sont pas sans pertinence dans d'autres contextes. Toutes les langues modernes et apparemment laïques ne sont-elles pas imprégnées de siècles d'histoire religieuse dont elles portent encore les marques ?...


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FEMMES DE PAROLES

"Oublions le mot "paix" et vivons ensemble"

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ronit.jpgArticle paru dans "Le Monde", le 19/12/07

L'actrice et réalisatrice israélienne Ronit Elkabetz lors du 60e Festival du film à Cannes, le 20 mai 2007.
On vous a découverte dans Mon trésor, de Keren Yedaya, et dans Prendre femme, que vous aviez réalisé. Comment définir votre personnage dans le film d'Eran Kolirin ?

C'est une Israélienne libérée dans un univers pesant. Une femme qui vit au présent, ouverte à ce que le monde peut lui offrir. Elle accueille des Arabes, sans afficher la tristesse de sa solitude, sans tenir compte du poids du passé ni des menaces de l'avenir. Elle rêvait d'un homme pour elle, et prend celui que le destin lui envoie. Sa qualité, c'est d'être capable de vivre l'instant sans préjugés. Je me sens complice de son humour, son énergie. Elle peut passer de l'inertie au réveil tonique et donner tout ce qu'elle a.

Qu'est-ce que ce rôle touche d'intime en vous ?
Je suis issue d'une famille marocaine. Lorsque j'étais enfant, ma famille se réunissait tous les vendredis après-midi pour visionner un film égyptien à la télé. Je suis née en Israël, mes parents sont revenus s'y installer quand j'avais 12 ans. Je me suis toujours demandé ce qui serait arrivé si je n'avais pas vécu ces trajets. J'ai en moi une force inouïe qui me pousse à choisir mon destin. Je fais donc partie des deux peuples, Israël et Palestine, depuis toujours et pour toujours. La culture arabe est dans nos veines, dans notre cuisine, notre musique et notre langue. Les gens qui le nient sont loin du réel. Le film ne parle que de cette nécessité de favoriser l'amour plutôt que prononcer les mots de la peur. Je ne peux pas croire que la paix soit impossible, c'est au point que je ne supporte plus d'entendre ce mot, "paix", puisqu'il est une pierre d'achoppement. Oublions-le et vivons ensemble dans le respect et le dialogue. J'espère qu'un jour viendra l'heure de cet amour entre tous. Peut-être peut-on montrer l'exemple par l'art, en faisant ce type de films.

On vous a appréciée comme tragédienne, et vous révélez ici un registre comique, moins exubérant, jouant de mimiques...
La tragédie et la comédie se nourrissent l'une de l'autre. Dans ce film, Dina utilise l'humour comme arme de survie. C'est un rôle moins physique, plus minimaliste, où le personnage est capable de se réveiller de la mélancolie pour exprimer sa luminosité, sa joie intérieure et authentique en peu de mots.

Qu'est-ce qui vous a poussée dans ce métier ?
Je suis devenue actrice par erreur. Je n'ai suivi aucune formation. Un jour, on m'a appelée pour une audition. Je croyais que c'était pour une publicité, et, au vu du scénario, j'ai protesté que je venais d'une famille très religieuse. Puis j'ai lu le texte, j'ai senti surgir un maelström dans ma tête ; je connaissais cette femme que l'on me proposait de jouer, j'avais des choses à dire, et, quoique tremblante à la répétition, j'ai eu une révélation. J'ai senti un silence, le mystère de la concentration, je me suis lancée, comme habitée, sous influence. Je n'étais plus là. Et c'est comme cela depuis, pour chacun de mes rôles. J'entends des voix qui viennent d'on ne sait où. C'est une force qui monte, des souvenirs inconscients. Ce que j'exprime vient de là (elle montre son torse). Je consacre beaucoup de temps à me préparer à un rôle. C'est un voyage intérieur, au cours duquel je vis tous les registres émotionnels et physiques possibles, j'entends la voix des femmes, quelle que soit leur origine ethnique. Ma tête explose, et j'ai besoin d'écrire pour contrôler tout ce qui me traverse, tout ce que cela m'évoque, tout ce que je vois. Le choix de mes rôles passe par des "nécessités personnelles" : à travers ces personnages, j'essaie d'avancer, de progresser, de changer les choses, parfois me changer moi-même. Quel que soit le rôle, je sais d'où ça vient.
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