Un fossile d’orchidée permet de mieux comprendre l’histoire de cette plante

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 Un fossile d’orchidée permet de mieux comprendre l’histoire de cette plante

Le 30/08/07, Une orchidée fossile « collée » à une abeille dans un morceau d’ambre, mis au jour en République dominicaine, permet de reconstituer l’évolution de ces plantes au passé inconnu, révèle la revue Nature d’aujourd’hui.
Ce précieux morceau d’ambre daté de 15 à 20 millions d’années a été trouvé en 2000 dans une mine de la Cordillère septentrionale, à l’est de Santiago.

Il contient notamment deux pollinariums (« paquets » de pollen) d’orchidée dans un état de conservation extraordinaire, attachés au thorax d’une abeille ouvrière. Les auteurs de la découverte, Santiago Ramirez, de l’université Harvard à Cambridge (Massachusetts, États-Unis), et ses collègues, ont donné à cette orchidée jusqu’ici inconnue le nom de Meliorchis caribea, et identifié l’abeille comme appartenant à l’espèce Proplebeia dominicana, caractérisée par l’absence de dard. « Il s’agit, résument les chercheurs, du premier fossile sans ambiguïté d’une orchidée tout en offrant une observation sans précédent de l’interaction plante-pollinisateur. »

Les orchidées (du grec « orchis », testicule, en référence à la forme arrondie des pseudo-bulbes de certaines espèces) sont fécondées par des insectes qui pénètrent dans leur ovaire, renfermant du pollinarium. Le pollen adhère alors fortement aux insectes, mais se décolle tout seul lorsque le pollinisateur arrive dans une autre fleur.

L’évolution des plantes de la famille des orchidacées, qui fascinent depuis l’époque du « père » de la théorie de l’évolution, Charles Darwin, il y a 150 ans, demeurait jusqu’ici très obscure. Ce qui est particulièrement important pour les auteurs de la découverte, c’est qu’ils disposent donc désormais d’un moyen de reconstituer l’arbre phylogénétique des orchidées en général, dont on connaît aujourd’hui quelque 25 000 espèces. Ainsi, les scientifiques sont arrivés à la conclusion que le dernier ancêtre commun des orchidées existantes poussait il y a 76 à 84 millions d’années. Les résultats obtenus suggèrent enfin, précisent-ils, que le grand rayonnement des orchidées a commencé peu après les extinctions massives qui ont marqué le passage de l’ère secondaire à l’ère tertiaire, il y a 65 millions d’années, et dont les victimes les plus célèbres sont les dinosaures.

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