Un chêne de la liberté planté

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Article paru dans "Sud-Ouest"

Dimanche, à l'occasion de la cérémonie commémorant l'assassinat de cinq personnes d'origine juive pendant la Seconde Guerre mondiale, la municipalité a procédé à la plantation d'un chêne au Besson, route de Boisseuilh. Le maire Yves Moreau a rappelé qu'un chêne avait existé ici pendant deux siècles et demi, mais qu'il avait dû être abattu l'été dernier car il était devenu dangereux pour la circulation.

Ce chêne, d'une circonférence d'environ 4 mètres, avait été le témoin le 1er avril 1944 de la barbarie nazie et du meurtre de cinq juifs. Le Conseil municipal s'était engagé à replanter un arbre, « l'arbre de la liberté ».

Réfugiés alsaciens

Cette cérémonie a été suivie d'une seconde au cimetière d'Hautefort, où la municipalité s'est recueillie en déposant une gerbe au pied de la plaque, apposée à l'entrée, qui rappelle que le 1er avril 1944, une unité allemande a commis de nombreux assassinats d'innocents, dont des juifs à Hautefort. Il s'agissait de Jacob Jérôme Cahen, Samuel Hess, René Kahn, Henri Kaufmann et Moïse Ulmer. Trois autres victimes étaient des réfugiés alsaciens qui étaient à l'hospice d'Hautefort, en raison de leur âge et de leur état de santé. Le même jour, quatre femmes juives avaient aussi été enlevées et leur sort est demeuré inconnu.

À cette occasion, le maire a rendu également hommage aux victimes de Mohamed Merah à Montauban et Toulouse.

La cérémonie s'est terminée par la « La Marseillaise » et l'hymne européen chantés par Bernard Malamaire.

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