Le mime Marceau mort samedi, sera inhumé mercredi au Père-Lachaise

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     Le mime Marceau mort samedi, sera inhumé mercredi au Père-Lachaise

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PARIS , le 24/09/07 - Le mime Marcel Marceau , le mime le plus célèbre de la planète grâce à Bip, son personnage fétiche, un Pierrot blafard, s'est éteint samedi à Cahors à l'âge de 84 ans après une carrière de soixante ans. Il sera inhumé mercredi au Père-Lachaise.

La dépouille du mime sera inhumé mercredi à partir de 14H00 au cimetière parisien du Père-Lachaise, où lui sera rendu un hommage public, ont annoncé à l'AFP les pompes funèbres en charge de ses obsèques.

La cérémonie, accompagnée des prières de l'ancien grand rabbin de France René-Samuel Sirat et de l'intervention d'un violoncelliste, se déroulera "sur le thème du silence", selon le voeu de la famille du défunt.

Célébré comme l'égal de Charlie Chaplin et Buster Keaton aux Etats-Unis, vénéré au Japon, pays du théâtre kabuki et nô, mais aussi en Amérique latine ou en Russie, ce Pierrot du XXe siècle , 'inventeur de la marche contre le vent avait inspiré la danse "Moonwalker" de Michael Jackson et influencé le danseur Rudolf Noureïev.

Au début de la décennie, le mime Marceau donnait encore 250 représentations par an dans le monde entier, enseignant son art à L'École internationale de mimodrame qu'il avait fondée en 1978 au coeur de Paris.

Engagé dans la résistance en 1944, il avait perdu son père Charles Mangel, déporté à Auschwitz. Une fois démobilisé, il s'était orienté vers la carrière de peintre et d'émailleur, entrant à l'Ecole des Arts décoratifs de Limoges.

Passionné de théâtre, il avait ensuite suivi les cours de Charles Dullin avant de trouver sa voie chez le mime Etienne Decroux.

En fondant sa propre compagnie de mime, la seule au monde, il avait inscrit au répertoire des mimodrames et des pantomimes tels que "Le Manteau" d'après Gogol, "Le Joueur de flûte", "Paris qui rit, Paris qui pleure"...

Il avait alors imposé sa silhouette filiforme et un visage blanc qui passait en un éclair de l'allégresse à une profonde tristesse, dans le monde entier.

Marceau avait également porté au cinéma quelques-uns de ses mimodrames avant de jouer dans "Barbarella" de Roger Vadim et "La dernière folie" de Mel Brooks.

Officier de la Légion d'honneur, nommé ambassadeur de bonne volonté pour le troisième âge de l'ONU en 2002, Marceau était aussi peintre, illustrateur, lithographe et le père de quatre enfants.

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