"Les pieds dans le plat"mardi 24 juillet sur France 3. Entretien avec Fanny Cottençon pour Alliance.

Femmes de paroles - le - par .
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PHOTOB.jpgMardi 24 juillet, France3 diffusera la comédie dite de l'été," les pieds dans le plat", un film de Simon Astier.

A la veille de son mariage, Anouchka découvre que son père n'est pas… son vrai père. Elle décide en un rien de temps de se lancer sur les traces de ce dernier. Entre un futur mari hyper angoissé et une belle mère plus qu'envahissante, ne cherche t-elle pas finalement à fuir son avenir pour connaitre son passé, voire celui de sa mère?

Les éléments typiques du Vaudeville y sont traités avec un certain humour verbal, juif par moment (cela tombe bien!). Sépharades contre Ashkénazes. Mais l'autre grande affaire de ces pieds dans le plat servi par Simon Astier reste la belle brochette de comédiens: Jonathan Cohen (un des protagonistes de la série culte Bref), Max Boublil, Michel Jonasz, Marie-Julie Baup, Lorella Cravotta, la récemment disparue Tsilla Chelton et Fanny Cottençon. Nous avons rencontré cette dernière:
 
Laurent Bartoleschi: Fanny Cottençon décrivez nous votre personnage Judith Alban Stern et le pitch

Fanny Cottençon: Judith  juive ashkénaze, la cinquantaine, est une comédienne qui a connu son heure de gloire. Elle fait aussi partie de la génération Rock n roll des années 70/80, c'est-à-dire la liberté sexuelle et de tout ce qui s'en suit. De là, sa fille naitra Anouchka. L'identité juive de Judith n'est pas tout à fait revendiquée, contrairement à son égo qui lui est beaucoup plus influent. Quant à Anouchka, à la veille de son mariage avec Samuel Benhaim, elle apprend de manière hasardeuse que son père biologique n'est pas celui qu'elle croyait être et encore moins juif, mais breton.

L.B: Samuel, interprété par Jonathan Cohen, prononce cette phrase devant un miroir … "c'était marrant au début, mais pathétique à la fin…". Cela ne ressemble pas aux allures du film?

F.C: Bien évidemment. Mais tout est à prendre au premier degré! Je le répète que le film de Simon Astier reste une pure comédie. Où il faut le reconnaitre que tous les protagonistes de Jonathan Cohen à Michel Jonasz en passant par Lorella Cravotta à moi-même, tous sont pathétiques. Mais sans trop dévoiler quoi que ce soit l'Amour vaincra! Heureusement. 
 
L.B: On vous voit peu au cinéma, contrairement durant les années 80; serait-ce un choix?

F.C: Non ce n'est pas vraiment un choix. C'est malheureusement la vie qui veut cela. Mais le cinéma me manque beaucoup en effet; ceci dit, je préfère plus jouer dans un très bon téléfilm que dans un mauvais au cinéma. Mais, je ne désespère pas d'autant plus que je serai aux côtés de Joséphine de Meaux dans le Jour de la Grenouille de Béatrice Pollet au mois de septembre; et surtout, suivra un film de Marion Vernoux, que j'aime beaucoup.

L.B: Et puis, il y a là le dernier rôle de la regrettée Tsilla Chelton récemment disparue, qui joue le rôle de votre maman. Aviez-vous déjà partagé un film ou la scène?

F.C: J'avais joué à ces cotés en 1975, j'étais alors toute jeune comédienne, dans une pièce de théâtre de Ionesco, l'Homme aux valises au théâtre de l'Atelier, (où une autre actrice y faisait ses débuts elle aussi, Catherine Frot). C'était une femme formidable, une grande dame. A l'époque, elle était professeur. Tsilla avait créé son propre cours de théâtre où elle avait donné des cours aux futurs acteurs de la troupe du Splendid: Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte, ou encore Michel Blanc et Christian Clavier. Et encore sur le tournage des pieds dans le plat, elle demeurait accompagnatrice. Une vraie professionnelle de la profession!
 
L.B: C'est la deuxième fois que vous interprétée le rôle d'une mère/belle mère juive à l'écran. On se souvient de vous dans Mariage mixte d'Alexandre Arcady où vous vous campiez en mère sépharade. Quelle différence faîtes vous justement entre ces deux communautés?  

F.C: Il y a un proverbe qui affirme qu'il n'y a pas pire ennemi pour un ashkénaze qu'un sépharade. Et vice versa.  Mais, si je peux me permettre, il y a une petite erreur dans votre question dans le film d'Alexandre Arcady, je suis ashkénaze et non sépharade. Regardez bien: ai-je le type séph? (Rires)

L.B: Non, en effet…

F.C: Maintenant, ce qu'il y a de juive en moi pourrait provenir de mes origines pieds noir de par ma mère ou bien de l'homme qui m'entoure aujourd'hui? Aussi, peut être bien que dans une vie antérieure, j'appartenais à la communauté juive, allez savoir! Mais pour la petite histoire, je côtoie beaucoup de familles ashkénazes de part mon entourage.
 

Propos recueillis par Laurent Bartoleschi

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