Interview de Véronique Genest

Femmes de paroles - le - par .
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Laurent Bartoleschi: Véronique Genest, merci de nous recevoir ici à la Gaité Montparnasse. Vous êtes comédienne et désolé nous ne nous attarderons pas sur votre carrière ciné et télé. Si l'on vous rencontre aujourd'hui, c'est pour la pièce que vous avez écrite et interprétée Mme Butterlight et cela depuis le 9 janvier dernier. Alors Mme Butterlight, c'est vous, enfin, vous incarnez une actrice qu'aurait choisi un metteur en scène pour  jouer une pièce au coté d'un immense acteur de cinéma américain qui n'est autre que George Clooney! Et à partir de là vous vous mettez dans tout vos états.

Véronique Genest: Ca vire à l'obsession oui, elle a accepté cette pièce et elle se rend compte que ce rôle n'est pas du tout pour elle. Elle s'imagine que ce n'est pas pour elle;  elle détient unebutterlight.jpg image de sa personne qui n'est pas du tout celle qui pourrait convenir au rôle. Alors elle part en cure, elle revient et décide de s'enfermer dans ce théâtre pour pouvoir répéter toute seule avec les vèrs et les costumes de la pièce. Et surtout parce que George arrive demain et qu'elle ne se sent absolument pas prête; d'autant plus qu'un élément perturbateur va débarquer sur scène et qui la mettra, comme vous le mentionnez, dans tous ces états: elle part en vrille, avec toutes ses tentations, ses fringales, de tous ces problèmes de femmes.

L.B: Il faut dire  que tout à commencer avec votre best seller sorti en 2008 chez Michel Laffon 48/36, Guerre et poids. Pourrait-on affirmer que cette pièce émanerait de ce livre?

V.G: Emane oui absolument. Le livre était de retracer, d'une façon rigolote, la cure que j'avais faite, et raconter tout ce chemin parcouru la bas, tout en donnant des recettes, des idées et des tuyaux pour pouvoir y arriver. Puis après, démontrer comment cela se passe dans la vie de tous les jours: une fois sortie de ce contexte privilégié, comment sommes-nous dans la vie face à sa propre image, à ces tentations? Comment pouvons-nous gérer tout cela?

L.B: C'est un rôle très physique, vous allez, vous venez, vous allez à gauche à droite, sur scène vous faites de la gym, pratiquez du Yoga. En somme, vous êtes très souple.

V.G: Je suis en effet quelqu'un de très physique, oui. J'ai toujours fait beaucoup de sport, de l'équitation, de la gymnastique. Aussi la pièce me ressemble pour cela; dans ce domaine là, c'est mon énergie à moi.

L.B: Finalement, Mme Butterlight est une critique sur les différentes méthodes pour perdre du poids: l'appel à un coach, la chirurgie esthétique, les restaurants dans les cures. A lors qu'il ne s'agit pas de la meilleure des solutions, me trompe-je?

V.G: Exactement! Et c'est ce qu'elle dit dans la pièce "Fini les régimes débiles, tu vas te bousiller la santé…"Elle va essayer de se remémorer tout ce que l'on a pu lui apprendre; certes, j'ai un peu édulcoré. Normalement, je devais garder dans le script ce qu'un médecin me disait: à savoir que " si je grossissais, ça n'est pas parce que je mangeai trop, mais parce que je ne mangeai pas assez ". Quelquefois, on se bousille la santé à ne pas manger assez et du coup on finit par mal manger. La chose que j'ai pu tirer de cette cure était d'arrêter de faire des régimes, et me dire que je possède un corps assez rond et que je me sentais bien comme cela, que je n'aurais jamais la silhouette dont je rêvais et que ceci n'était pas si grave.      

L.B: Dans la pièce, vous voulez plaire à George Clooney. Finalement ne cherche t on pas à maigrir pour soi mais pour l'autre?

V.G: Ah oui bien sûr, pour la société déjà. Je crois que les hommes aiment bien les femmes plutôt rondes. De toutes les façons, une femme un peu ronde, un peu plus joviale est plus agréable à regarder, d'ailleurs souvent cela passe mieux à l'écran.

L.B: Vers la fin de la pièce, on découvre une sorte de "Madeleine de Proust" (actualisée par un petit beurre, NDLR) et le retour à l'enfance, la jeunesse et surtout Mary Poppins, le rêve quoi?

V.G: Je voulais être Mary P. Petite, c'était le métier que je voulais faire plus tard quand je serai grande. C'était la définition même du plus beau métier du monde. Alors, il était évident que je commence la pièce avec MP et que je la termine avec. Pour moi, elle représente le rêve absolu de ce métier, c'est pour cela que je ne pouvais pas la zapper.

L.B: Enfin pour finir appréciez-vous le genre de plats très typiques et tres riches des origines de votre mari; et avez-vous appris à en faire?

V.G: Non je n'ai pas appris et c'est lui qui fait la cuisine: par exemple, il fait la meloukhia et les banatages divinement bien. Il fait toutes sortes de plats en très grande quantité parce que l'on est tres nombreux, notamment pour les fêtes, pour pessah, pour des occasions. Sa mère m'avait appris à faire les fritech (petits beignets ronds au miel avec de la farine de matsah). En tout cas, oui j'apprécie pleinement cette cuisine, qui est riche effectivement, mais bon vaut mieux vivre riches non? (rires)

Laurent Bartoleschi

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