Barbara, disparue il y a dix ans mais loin d'être oubliée

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                        Barbara, disparue il y a dix ans mais loin d'être oubliée


PARIS, le 26/11/07 — Il y a dix ans, le 24 novembre 1997, s'éteignait Barbara, la "longue dame brune" de la chanson française, qu'elle a durablement marquée par sa voix toujours au bord de la rupture, son style théâtral et son écriture sensible et intemporelle.

"L'aigle noir", "Göttingen", "Nantes", "Dis, quand reviendras-tu?", "Ma plus belle histoire d'amour"... Ces classiques ont bercé nombre de chanteurs actuels.

"Barbara savait mettre des mots sur ce que vous pensiez, des émotions sur ce que vous ressentiez. Pour moi, elle a été déterminante (...) je la trouve inspirante", affirme l'actrice et chanteuse Sandrine Kiberlain dans "Barbara, Portrait en clair-obscur" de la journaliste Valérie Lehoux, le plus complet des nombreux livres parus pour ce dixième anniversaire.

Il recense certains des jeunes artistes qui avouent leur admiration pour Barbara, comme Carla Bruni, Zazie, Bénabar, Bazbaz, Raphaël, Vincent Delerm, Calogero ou Jeanne Cherhal.

Début octobre au Théâtre du Châtelet à Paris, cette dernière avait pris part au spectacle hommage "Souviens-toi Barbara", aux côtés de Dominique A, du pianiste et concertiste classique Alexandre Tharaud, du clarinettiste Michel Portal ou de l'accordéoniste Roland Romanelli, qui avaient tous deux travaillé avec Barbara.

Jeanne Cherhal et Alexandre Tharaud participeront à autre concert hommage, "Une cantate pour Barbara", le 26 novembre au Théâtre des Variétés à Paris. D'autres artistes seront présents, dont Marie-Paule Belle (qui avait consacré un album et spectacle à Barbara en 2001), Vincent Delerm, Jean Guidoni, Agnès Jaoui, Sandrine Kiberlain, Serge Lama, William Sheller ou Anne Sylvestre.

Ce spectacle est organisé au bénéfice de Sidaction et de la lutte contre le sida, une cause que Barbara avait épousée très tôt.

Au-delà de la scène française, la "dame en noir" a séduit de jeunes artistes étrangers comme la Canadienne anglophone Martha Wainwright (soeur du chanteur Rufus Wainwright), qui a enregistré une reprise de "Dis, quand reviendras-tu?" et l'interprète régulièrement en concert.

"Adolescent, j'ai eu quatre grandes influences: Barbara et Gainsbourg d'une part, Diane Dufresne et Robert Charlebois de l'autre", avait quant à lui assuré le Québécois Pierre Lapointe à l'AFP au printemps dernier.

De son vivant comme après sa mort à l'âge de 67 ans, Barbara (née Monique Serf) a entraîné dans son sillage une cohorte de fans transis qui lui vouent un culte. Deux mille personnes -- proches, personnalités et anonymes -- étaient présentes à ses obsèques le 27 novembre 1997, dans le carré juif du cimetière de Bagneux.

Son dernier album studio ("Barbara", avec de nouveaux complices comme Jean-Louis Aubert) était sorti l'année d'avant, quinze ans après le précédent ("Seule"), sans compter les enregistrements en public. Car Barbara, qui incarnait une certaine idée de la chanson française, était une artiste de scène plus que de studio.

En 1998 étaient parus ses mémoires posthumes, "Il était un piano noir...", dans lesquels elle évoquait l'inceste subi dans son enfance.

Dans l'édition, à la radio ou sur scène, les hommages se multiplient à l'approche du dixième anniversaire de sa mort.

Le plus indirect et inattendu vient de... Ségolène Royal. La candidate malheureuse à l'élection présidentielle publiera début décembre un livre qui reviendra sur sa défaite et sera intitulé "Ma plus belle histoire, c'est vous".

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