Agnès Abécassis, Chouette une ride !

Femmes de paroles - le - par .
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chouette.jpgAnoushka est un auteur de
thrillers à succès, qui vit entre son métier d’écrivain, un mari ronchon et ses
deux filles quasi ados. Elle n’a que trente-six ans, « c’est à dire techniquement,
presque quarante » ! A la découverte de sa première ride, c’est la
crise ! Elle profite du mariage de sa cousine, à l’autre bout du pays,
pour rompre avec son quotidien...Agnès Abécassis, l’auteur des Tribulations d’une jeune divorcée signe
un nouveau roman drôle et déjanté. Rencontre avec celle qui n’a jamais caché
son âge, la preuve, elle est née le 16 mars !

Vous écrivez en préambule : «Toute ressemblance avec des personnes
existant ou ayant existé serait fortuite ou involontaire». Vous donnez le stylo
pour vous faire battre ! On a le sentiment que vous avez pris plaisir à
mêler la fiction et votre propre vie d’écrivain…

C’est ce que tout le monde
croit ! Ce qui semble autobiographique est complètement inventé et
inversement. J’aime semer les lecteurs. C’est vrai que je me suis amusé à faire
une caricature des salons d’écrivains que j’ai connu. C’est un best-of en un
chapitre. Ce qui m’intéresse le plus, c’est que les gens s’amusent à me lire.
L’idée de comédie est importante.

Votre héroïne vit à seulement trente-six ans une sorte de crise de la
« pré-quarantaine ».
agabec2.jpg Est-ce un nouveau phénomène observé dans votre
entourage ou dans votre propre vie ?

A trente ans, j’étais en plein
divorce, je n’étais pas préoccupée par l’âge. Le déclic, c’est lorsque ma fille
aînée est rentrée en sixième. Ca m’a mis un coup de vieux ! Mais ça m’a
plus angoissé que déprimée parce que je considère que prendre de l’âge, c’est
une bénédiction. Effectivement, j’ai des copines de quarante ans, en panique,
qui mentent sur leur âge. Moi, je préfère rire de mes complexes. De plus, je me
sens bien mieux dans ma peau aujourd’hui, à trente-sept ans qu’à vingt !
Je crois que pour chaque femme, le cheminement est personnel.

Cette crise précoce survient aussi dans une société où l’on voue un
culte à la jeunesse…

Bien sûr. On nous demande de ressembler
à des photos retouchées ! Mais je crois qu’une femme de cinquante ans avec
des rides peut être bien plus attirante qu’une nana de trente ans qui fait la
gueule ! S’angoisser parce que l’on vieillit, c’est normal, le problème,
c’est l’excès. Là encore, je ne juge pas celles qui font de la chirurgie
esthétique si ca leur permet de se sentir mieux par la suite, ce qui est
dommage, c’est que ce soit imposé ou dicté par la société.

Vous glissez dans vos romans quelques allusions au judaïsme. Même la
chienne de l’héroïne porte un prénom hébraïque. Quelle part cela tient-il dans
votre écriture ?

Ma chienne s’appelle vraiment
Chochana ! Voilà le point autobiographique du livre ! Sinon, le judaïsme
est quelque chose que je revendique dans ma vie personnelle, mais je ne
m’étends pas là-dessus dans mon écriture. Mes livres sont très universels. J’ai
un lectorat très diversifié.

A part votre livre, quel est le meilleur antiride ?

Le rire ! Cela modèle visage
et ça fait de très belles rides !

Propos recueillis par Paula
Haddad

Chouette une ride ! , éditions Calmann-Levy

 

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