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EN France, UNE FEMME SUR HUIT EST VICTIME DES VIOLENCES DE SON CONJOINT, UNE SUR TROIS EN MEURT.
« NOA OSER LE DIRE » Association de lutte contre les violences faites aux femmes juives a ouvert son antenne d’écoute depuis le 16 avril 2007.
Téléphone : 01 47 07 39 55
Du Lundi au Jeudi de 10 heures à 15 heures
« NOA OSER LE DIRE » animée par vingt bénévoles formées, propose une écoute bienveillante pour aider les femmes victimes de violences conjugales à libérer leur parole, à connaître leurs droits fondamentaux et être orientées vers les services appropriés, en prenant compte leur spécificité juive.
Les grandes institutions communautaires ont signé le 29 janvier dernier, une charte qui marque symboliquement la prise en compte de ce problème qui existe aussi dans notre communauté.
« NOA OSER LE DIRE » Association Loi de 1901 a été créée par la Coopération Féminine et la Wizo.Le FSJU, le Casip Cojasor et l’Ose sont partenaires fondateurs de « NOA OSER LE DIRE ».
Concert - Paris
Mande Bossa (Fusion Mali - Bresil) - Golem (Klezmer Punk from NYC)
Deux sacrees decouvertes pour une soiree qui decline avec brio d'incroyables fusions. D'abord Mande Bossa, projet conçu a Bamako par le label Metis, entre musique mandingue et bossa nova, reunissant le Mali, la France et le Bresil. Une creation etonnamment reussie, passant du wolof au portugais et a l'anglais, qui mixe les fondements rythmiques du Bresil et de l¹Afrique de l¹Ouest et croise les cordes des deux regions, guitare, n¹goni, kora, berimbau, cavaquinho. Un charme fou, si on en juge par quelques titres en pre-ecoute. Aux antipodes, un grand mix urbain rugissant et delirant propose par JuMu, celui des New Yorkais de Golem, 6 musiciens de l'avant garde du cru. Une sorte de klezmer-rock-folk-punk qui a mis le feu (!) au musee d¹Art et d¹Histoire du Judaisme lors de la Fete de la Musique 2007.
20h30 (19 > 10 euros)
Studio de l'Ermitage
8 rue de l'Ermitage - 75020 Paris (M° Gambetta)
Tel : 01 42 00 21 09
CAMPAGNE DE SOLIDARITE
L’AUJF à la demande d’Israël lance une campagne de solidarité.
Pour apporter l’aide de la communauté aux habitants du nord d’Israël et à leurs enfants qui vivent dans une tension et une angoisse extrême.
Nous allons participer au renforcement de l’aide médicale, psychologique et sociale.
Nous allons financer pour eux des activités dans le centre du pays. Le coût d’une semaine est de 300 euros par enfant et de 1 500 euros pour 5 semaines. Cette opération va coûter 3 millions d’euros.
Manifestons à Israël notre fidèle soutien, un geste particulièrement important en ces temps si difficiles.
Nous allons lancer une grande campagne de mobilisation (commencée hier) sur la radio juive et TFJ, une campagne d’appel aux dons par SMS et par email, ouvrir le don en ligne sur www.aujf.org
Il nous faut absolument faire une chaîne de solidarité et relayer ce message.
Merci d’adresser vos dons à l’AUJF 39 rue Broca 75005 Paris.
Ils comptent sur vous.
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LE COEUR DES MOTS
Le mot "hôte", de Camille Laurens

Tissé par mille, une émission hebdomadaire de Camille Laurens diffusé sur France Culture
P.O.L éditeur, 2005. Cette semaine : Hôte
« Ce pli de sombre dentelle, qui retient l’infini, tissé par mille, chacun selon le fil ou prolongement ignoré son secret, assemble des entrelacs distants où dort un luxe à inventorier, stryge, n¦ud, feuillages et présenter.
Avec le rien de mystère, indispensable, qui demeure, exprimé, quelque peu. » Stéphane Mallarmé, Variations sur un sujet
Hôte
Le mot « hôte » a quelque chose d’un mot-miroir, il évoque des effets de symétrie, des jeux de reflets. L’hôte désigne en effet indifféremment celui qui reçoit et celui qui est reçu, le maître de maison et l’invité – en tout cas au masculin puisque, les femmes introduisant une fois de plus quelque distorsion dans la langue, on dit : une hôtesse dans le premier cas et une hôte dans le second : un hôte cordial reçoit un hôte de marque, mais une hôtesse cordiale reçoit une hôte de marque. Pourquoi ? Je ne sais pas.
En tout cas, le jeu de miroir provient du radical latin, le verbe hostire, qui signifie « traiter d’égal à égal », « tendre vers l’égalité ». Le destinataire de cette action était parfois une victime, dont la trace subsiste dans l’hostie chrétienne. Mais le plus souvent, l’hôte qu’il faut traiter comme soi-même est l’étranger qui passe, l’inconnu. Chez les Grecs, l’accueil de l’hôte – l’hospitalité – faisait partie des devoirs religieux, placés sous la conduite du dieu des dieux, Zeus Xeinios, « protecteur des hôtes ». Dans l’Odyssée, Ménélas explique au jeune Télémaque les règles à observer : il s’agit d’être envers l’hôte ni trop empressé ni trop distant. Mais comme l’hôte, c’est l’autre, avec son mystère et sa possible noirceur, la frontière est bien mince entre l’étranger et l’ennemi, l’hôte aimable et l’inconnu menaçant : il n’y a pas loin de l’hospitalité à l’hostilité. Quand cette dernière prend le dessus, l’hôte n’est plus accueilli mais agressé, il n’est plus hébergé mais capturé : l’hôte devient alors un otage, et la tendre amitié dont la Grèce voulait honorer l’étranger se change en visage hostile.
De nos jours, le beau nom d’hôte hante moins les médias et les mémoires que l’affreux nom d’otage. Et quand il demeure, c’est après avoir perdu la générosité raffinée de la Grèce antique, son ambition d’égalité. Aujourd’hui, l’hôte paie et fait payer. S’il vous régale à sa table, vous en devrez assurer les frais, et s’il vous loge, vous aurez à régler la note. L’hôte est devenu un hôtelier, voire un taulier. Mais il y a pire : dans votre faiblesse, vous pouvez être un hôte encore plus démuni, vous retrouver à l’hôpital, ou même à l’hospice. Les vieillards et les malades finissent en des terres inhospitalières – ôte-toi de là que je m’y mette ! Nous en sommes à ce point de la civilisation antique : quitte à être un hôte payant, mieux vaut l’hôtel que l’hosto !
Dans une époque où les hôtesses ne vous font bonne figure que dans les avions ou dans les bars (et encore, si vous leur payez le champagne…), faut-il pour autant oublier l’ancienne grandeur du mot et se résigner à n’être plus que l’otage d’un monde où tout se monnaie – ou bien inviter à renouer avec cette phrase simple et belle : vous êtes mon égal, vous êtes mon autre, vous êtes mon hôte ?
Dans la même rubrique:
• Le mot "joug", de Camille Laurens
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