La venue d'Elyahou Anavi

Le sens de nos fêtes juives - le - par .
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PESSA'H

  Il y a quelque trois cents ans, le Mayflower chargé d'immigrants vers le nouveau monde, quittait les rives d'Angleterre. C'était un événement de première importance, tant pour l'Angleterre que pour l'Amérique. Mais on aimerait savoir s'il existe un anglais qui sache la date exacte de cet embarquement et combien la savent parmi les américains ? Et savent-ils le nombre d'émigrés embarqués sur ce navire ? Et quel genre de pain ils mangeaient en partant ? ... Voici pourtant que, quelque trois mille et trois cents ans avant le Mayflower, les juifs sont sortis d'Egypte, et tous les juifs de monde, en Amérique comme en Russie, savent exactement la date de ce départ qui est le 15 du mois de Nissan. Et ils savent tous exactement quel genre de pain ils mangeaient, un pain non levé. Et jusqu'à ce jour, le 15 Nissan, tous les juifs du monde mangent du pain azyme. Ils racontent, et la sortie d'Egypte et les souffrances qu'ont dû subir les juifs depuis le jour où ils ont été dispersés, et ils terminent ce récit par deux phrases :  

Cette année esclaves, l'an prochain homme libres.

l'an prochain à Jérusalem.

(David Ben Gourion)

La venue du Prophète

 

La tradition énonce que le personnage du Prophète Elie, ou Elyahou Hanavi participe à la fête de Pessa'h dans chaque famille. C'est pourquoi sa présence est marquée par une coupe de vin pleine, posée au centre de la table du Séder, ou Coupe d'Elyahou. Comme en ces soirées pascales, la tradition veut qu'on soit plus proche que jamais de l'arrivée du Messie, on ne verrouille pas les portes de la maison, souvenir de la sortie d'Egypte, et de la délivrance miraculeuse des ancêtres des Hébreux. La porte est même ouverte en grand au moment où, dans la Hagadah on invoque le Prophète Elie, pour ne pas empêcher la venue du précurseur du Messie. En Tunisie, et dans d'autres communautés, au début de la Hagada, on ouvre la porte de la rue et on dit : celui qui a faim, quivienne il y a de plus, un couvert libre supplémentaire à la table du Séder pour Elyahou Hanavi. Il existe également des lieux où on laisse la porte ouverte toute la nuit. Certains mettent seulement un verre à l'attention du Prophète et un couvert pour un juif opprimé, bien que celui-ci ne puisse se joindre au Séder, car c'est un moyen de se souvenir des juifs dont la situation est difficile et une manière pédagogique pour que les enfants interrogent. On a pris également l'habitude de servir à chaque convive un cinquième verre de vin appelé du Prophète Elie et que l'on ne boira pas.

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