Histoire de Pessa'h, NAH’SHON BEN AMINADAV raconté par Léo Michel Abrami.

Judaïsme - le - par .
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sortie_egypte02.jpgNAH’SHON BEN AMINADAV Leo Michel Abrami

La lune brillait dans le firmament, jetant une lueur pâle sur la province de Goshen. Les eaux du Nil coulaient lentement vers la mer. Tout était calme et paisible. Les Enfants d'Israël étaient endormis dans leurs huttes, quand une voix stridante se fit entendre :

«Enfants d'Israël, le Pharaon nous a ordonné de quitter l'Egypte aussitôt." "Mais, nous sommes au milieu de la nuit ? Devrons-nous marcher dans l'obscurité” demanda l'un des Hébreux.

"Oui," dit la voix, "nous devons partir sans délai.

Ils réunirent les membres de leurs familles, prirent leurs animaux et quelques provisions pour le voyage et ils se mirent à marcher vers la Terre Promise. Alors qu’ils s’approchaient de la Mer des Joncs au matin à l’aube, les Enfants d'Israël entendirent soudain le bruit des charriots de l’armée du Pharaon qui progressaient rapidement vers eux. Ils furent épouvantés car ils se trouvaient maintenant encerclés, avec la Mer des Joncs en face d'eux et l'armée égyptienne derrière eux.

Ils s’adressèrent à Moïse avec beaucoup d’amertume:

"Tu vois ce que tu as fait. Nous sommes maintenant enfermés dans le désert et il n'y a plus aucun moyen de nous échapper de cet endroit : nous allons tous être tués ici. Oh Moïse, pourquoi as-tu fait cela ? Y avait-il trop peu de tombes en Égypte, que tu nous ais fait venir jusqu’ici pour y trouver la mort ? "

Moïse était désemparé et ne savait que faire. Il se prosterne à terre et prie pour une délivrance.

“O Maitre de l'Univers, je suis comme un berger qui tente désespérément de protéger son troupeau afin qu’il ne tombe pas dans un précipice, car je crains d'avoir échoué. Que dois-je faire pour sauver mon peuple de la destruction? "

A peine a-il commencé sa supplication, que Dieu l’interrompt et lui dit:

«Mes enfants sont en grand péril, ils implorent ton aide et tes conseils et tu es à genoux, en train de prier. Lèves-toi, Moïse, et dis aux Enfants d'Israël d'aller de l'avant. Elève ton baton et ton bras en direction de la mer et tu verras la puissance de Mon salut. "

Moïse se lève, prend son baton et tient son bras au-dessus de la mer, mais rien ne se produit. Il essaye de nouveau en suivant méticuleusement l’ordre de Dieu, mais aucun signe d'une intervention divine ne se manifeste. Il répéte les mouvements plusieurs fois mais la mer ne bouge pas. Des gouttes de sueur dégoulinent de son front : il est au désespoir et sur le point d’éclater en larmes. Les Enfants d'Israël sont terrifiés ; Moïse est incapable de fournir l'aide attendu à son peuple.

Ils sont tous consternés : il y a maintenant quatre groupes distincts parmi eux. Certains sont résignés à se rendre aux Égyptiens; “nous serons vos esclaves jusqu’à la fin de nos jours,” disent-ils “mais ne nous tuez pas". D'autres sont prêts à se donner la mort; "il n'y a plus aucun espoir de survivre, murmurent- ils, et nous devons mourir plutôt que d’affronter le malheur qui nous attend lorsque nous serons capturés par les Egyptiens",. D'autres, plus courageux, sont déterminés à combattre l'ennemi avec toute la force qu'il leur reste, et un dernier groupe est prêt à suivre Moïse fidèlement et marcher dans la mer.

Alors qu’ils s’apprêtent à prendre une décision, un homme grand et fort s'avance. C’est un prince de la tribu de Juda. Il procède vers la mer et il plonge dans l'eau.

"As-tu perdu l’esprit, Nah'shon ?”, crient les membres de sa famille.

"Tu ne pourras jamais traverser la mer." lui disent-il.

Mais Nah'shon ben Aminadav n'est pas découragé pour autant. Il est pleinement conscient de la gravité de la situation. Il sait pourquoi la mer ne se divise pas. Jusqu'à ce moment, Dieu a agi en faveur des Enfants d'Israël. Il a envoyé Moïse et Aaron auprès du Pharaon. Il a infligé des plaies sur les Egyptiens et a brisé l'arrogance de Pharaon. Mais Nah'shon sait aussi que le temps est venu pour les Enfants d’Israël de prendre leur destin en leurs propres mains et de risquer leur vie pour obtenir la liberté. C’est à eux d’agir maintenant afin d'assurer leur libération de la Maison d’Esclavage.

Les anciens de la tribu de Juda essayent une derniere fois de convaincre Nah'shon de revenir et ils lui crient :

“Il n'y a rien que tu puisses faire, Nah'shon, pour repousser les eaux de la mer et les charriots du Pharaon, reviens, nous te prions, avant qu'il ne soit trop tard."

Le prince ignore leurs paroles, il n'a pas peur des flots impétueux de la mer. Il continue à patauger dans l'eau jusqu'à ce qu'elle atteigne le niveau de ses narines. D'autres, en grand nombre, ont suivi son exemple, ils sont prêts à risquer leur vie pour échapper à la fureur de leurs ennemis. Les Égyptiens sont perplexes. Ils doivent penser que les Hébreux ne savent pas ce qu'ils font et qu’ils vont mourir dans la mer. “ Nous allons capturer les autres et les ramener en Egypte pour qu’ils nous servent d’esclaves...”

Alors, à ce moment précis, quand tout semblait voué à l’echec, un phénomène étonnant se produit. Les eaux commencent à reculer et les Enfants d'Israël peuvent traverser la Mer des Joncs et atteindre l'autre rive.

Les cavaliers égyptiens sont incapables de poursuivre les Hébreux, parce que les roues de leurs charriots restent coincées dans le sable mouillé et les

empêchent de continuer leur pousuite. Lors de la prochaine marée, ils seront tous noyés dans la mer.

Cette extraordinaire transformation ne s’est produite que grâce à l’intervention de Nah'shon. Il savait que seule une action courageuse de la part des Hébreux permettrait d'éviter une terrible catastrophe. Dès que les Enfants d’Israel décidèrent de prendre leur destin en main et d’aller de l'avant sans hésitation, ils se montrèrent dignes de la grâce de Dieu et Il les mena sur la voie de la rédemption.

(Récit inspiré par le Midrash)

Le silence et le calme règnaient dans toute la toute la province de Goshen. Les Enfants d'Israël étaient endormis dans leurs demeures. Seuls le Pharaon et ses proches étaient éveillés à cette heure de la nuit.

Soudain, une voix se fit entendre :

Enfants d'Israël, écoutez ce message car il nous concerne tous : le Pharaon vient de nous ordonner de quitter l’Egypte aussitôt.

Mais nous sommes au milieu de la nuit. Pouvons-nous attendre jusqu’au matin ? Non, exclama la voix : nous devons partir sans tarder : le temps est venu de quitter la maison d’esclavage et de marcher vers la liberté.

Les Enfants d’Israël rassemblent les membres de leur familles, ils prennent leurs animaux et quelques provisions pour le voyage et ils se mettent en route. Ils marchent toute la nuit jusqu’à ce qu’ils arrivent près de la Mer des Joncs. Tout s’est passé comme ils l’avaient espéré; mais soudain, un bruit ...au loin les chariots de la cavalerie egyptienne se rapprochant du camp des Hebreux .

. Ils se mirent en route et Quelle ne fut leur épouvante, cependant, lorsqu’ils entendirent le bruit des charriots du Pharaon qui s’avançaient rapidement dans leur direction. Ayant la mer devant eux et l'armée égyptienne derrière eux, les B’nai Israël commencèrent à pleurer amèrement et ils dirent à Moïse :

“Tu vois ce que tu as fait : nous allons tous être tués ici. N’y avait-il pas assez de tombes en Egypte, pour que tu nous amènes en ce lieu pour mourir ?”

Moïse ne sait que faire. Il se prosterne à terre et il se met à prier.

“O, Maître de l'Univers, je suis comme un berger qui essaye désespérément de sauver ses moutons afin qu’ils ne tombent pas dans le précipice mais j’ai très peur d’échouer. Que dois-je faire pour sauver mon peuple de la destruction ?”

A peine a-t-il commencé à adresser sa supplication que Dieu l'interromp et lui dit : “Mes enfants sont en grave péril, ils implorent ton aide et toi, tu es à genou en train de prier. Lève-toi, Moïse, et dis aux Enfants d'Israël qu’ils doivent aller de l'avant. Elève ton bâton et étends ta main vers la mer et tu verras la grandeur de Ma rédemption.”

Moïse élève sa bâton et il étend sa main sur la mer, mais rien ne se produit. Il essaie de nouveau, selon l'ordre qu’il a reçu, mais il ne voit aucun signe d'une intervention divine. Il répète ces mouvements à plusieurs reprises sans que rien ne

soit altéré. Il est pris de panique et est sur le point d’éclater en sanglots. Les Enfants d'Israël sont terrifiés et Moïse est incapable d'apaiser leur angoisse.

C’est alors qu’un homme de grande stature sort des rangs des Israélites et s’avance. C’est un prince de la tribu de Judah. Il se dirige vers la mer et il n’hésite pas à entrer dans l'eau.

“As-tu perdu la tête, Nah’shon ?” crient les membres de sa famille.

“Tu n’arriveras jamais à traverser la mer.” lui crient-ils.

Mais Nah’shon ben Aminadav n'est pas dissuadé pour autant. Il sait pourquoi la mer ne s’est pas entr’ouverte. Il est conscient du fait que jusqu'à ce moment, la Providence Divine était intervenue en faveur des Enfants d'Israël. Dieu a envoyé Moïse afin qu’il s’adresse au Pharaon. Il a infligé les dix plaies aux Égyptiens et Il a humilié l’honneur du Pharaon. Nah’shon sait que la Providence a créé les conditions qui doivent permettre aux Enfants d'Israël de se libérer de l'esclavage d’Egypte. Mais il sait aussi que le temps est venu pour les Israélites de prendre leur destin en main et de lutter eux-mêmes pour leur propre rédemption. C’est à eux d’agir maintenant et de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour obtenir la liberté à laquelle ils aspirent .

Les anciens de sa tribu essaient encore de le convaincre de revenir et ils lui crient : “Il n'y a rien que tu puisses faire pour arrêter l’eau de la mer ou les charriots des Égyptiens, Nah’shon, reviens, avant qu’il ne soit trop tard.”

Le prince ne fait aucune attention à ces mots; il n'a pas peur des vagues géantes de la mer. Il continue à marcher dans l'eau jusqu'à ce qu'elle atteigne ses narines. Entre temps, d'autres ont suivi son exemple; ils sont prêts à braver les éléments. Et c'est alors qu’un miracle des plus remarquables se produit. Les eaux commencent à baisser lentement et les Enfants d'Israël peuvent traverser la Mer des Roseaux et atteindre l’autre rive.

C'est là l’homélie que le Baalei Midrash nous ont enseignée. Ils étaient convaincus que quelque chose d'important n’avait pas été mentionné dans le récit de l’Exode : le rôle de l'initiative humaine dans le processus de libération. Dieu avait créé les conditions qui permettraient aux Israélites de quitter l'Egypte mais arrivé à ce point, il leur appartenait d’engager tout leur être et d’assumer leur responsabilité.

Nahshon avait compris qu’on ne peut toujours compter sur la Providence divine pour qu’elle intervienne à chaque moment de notre existence en notre faveur. Il savait qu’il existe des situations dans la vie où nous devons prendre l’initiative. Alors Dieu nous aide à terminer la tâche que nous avons commencée.

C’est à Nah’shon, le fils de Ami-Nadav - celui qui est prêt à se dévouer pour son peuple - que nous devons cette leçon de spiritualité.

(Midrach raconté par Léo Michel Abrami)

 

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