De l'importance de relier l'acte à l'esprit

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De l'importance de relier l'acte à l'esprit

« Michenihnass Adar, marbim bessimha » : Lorsque débute le mois d’Adar, on multiplie les moments de joie.

Au mois d'Adar on augmente la joie

Au mois d'Adar on augmente la joie

Nos sages nous incitent à nous réjouir depuis le premier jour du mois d’Adar jusqu’au jour de pourim. Cette préparation depuis le début du mois jusqu’à la célébration de pourim doit nous permettre de nous imprégner et nous amener à ressentir la joie de notre délivrance.

Origine de pourim :

CONTEXTE :

Le peuple juif vit en exil et s’éloigne de son service divin.

De ce fait, D… provoque le décret d’extermination du peuple juif en un jour par Hamane.

Dans l’attente de leur exécution, ils vivent dans l’angoisse et la terreur.

Face au danger, c’est dans la nature de l’homme de se concentrer sur l’essentiel pour ne plus laisser de place aux vanités.

Le peuple juif prend conscience de son égarement et se remet profondément en cause : il se repentit.

Face à cette nouvelle situation, D… annule Son décret.

Une profonde joie s’empare du peuple suite à sa délivrance.

Notre propre histoire est directement liée à celle de nos ancêtres. Dès lors, leur délivrance nous concerne directement et à ce titre, une joie intense devrait se dégager naturellement de nous.

N’ayant pas directement vécu cet évènement, il nous faut travailler notre pleine conscience de ce que nous avons vécu tant au niveau de notre éloignement que de notre remise en question pour finir par trouver la joie. Notre ressenti de cette joie est proportionnel au degré de prise de conscience de ce que nos ancêtres ont vécu en leur temps.

En guise de cette préparation, nos sages ont institué de multiplier notre joie depuis le premier jour du mois d’Adar. Pour le jour même de pourim, ils ont fixé des actes de gaieté pour nous aider dans le conditionnent de vivre la joie de notre délivrance.

Grâce à notre travail d’introspection et d’investissement dans le sens authentique de Pourim, nous pouvons ressentir une joie intérieure profonde et intense.

Vivre cet évènement dans l’état d’esprit approprié nous amène à le vivre pleinement.

A défaut, pourim est vécu comme un jour de folklore.

Aussi, notre introspection nous apprendra à interpréter tous les aléas de la vie comme une interpellation divine.

Que cette interpellation soit sous forme d’obstacles ou de moments heureux, elle reste un indicateur pour l’évolution de notre vie.

Yossef Tolédano, médiateur familial (diplôme d’état)

www.binyanebayit.com

roch hodech Adar, relier l’acte à l’esprit

Vos réactions

  1. ingrid.anderhuber@yahoo.fr'Ingrid Israël-Anderhuber

    A Yossef Tolédano

    J’ai pris connaissance de votre article intitulé « De l’importance de relier l’acte à l’esprit ». Or, permettez-moi, cher Monsieur, de vous faire part de mes commentaires à ce sujet, à savoir :

    Vous dites : « Le peuple juif vit en exil et s’éloigne de son service divin. DE CE FAIT, D. … provoque le décret d’extermination du peuple juif en un jour par Hamane. »

    Or, dans la Bible, il est écrit ceci : « … le roi Assuérus distingua Haman (…) ; il l’éleva en dignité et plaça son siège au-dessus de tous les princes qui étaient avec lui. Tous les serviteurs du roi (…) s’inclinaient et se prosternaient en l’honneur de Haman. Le roi en avait donné spécialement l’ordre. POURTANT, Mardochée ne s’inclinait ni ne se prosternait (…) Haman vit que Mardochée ne s’inclinait ni ne se prosternait en son honneur, ET HAMAN FUT REMPLI DE FUREUR. Il considéra avec dédain l’idée de porter la main sur le seul Mardochée – on lui avait signalé, en effet, le peuple auquel appartenait Mardochée -. HAMAN ENTREPRIT D’EXTERMINER DE TOUT LE ROYAUME D’ASSUERUS TOUS LES JUIFS, LE PEUPLE DE MARDOCHEE… »

    On connaît la suite de l’histoire : Haman va manipuler Assuérus pour l’amener à promulguer un décret dans le but de faire périr tous les Juifs : « Haman dit au roi Assuérus : ils [les Juifs] n’exécutent point les lois du roi (…) Qu’il plaise au roi DE SIGNER LEUR PERTE, et je pèserai dix mille talents d’argent… » Et le roi scella le décret…

    Donc ce n’est ni à cause de l’éloignement du peuple de son service divin que le décret a eu lieu NI DU FAIT DE D. Clairement, c’est parce que non seulement Mardochée a refusé de fléchir le genou devant Haman, comme on fléchit le genou devant Dieu, mais encore Mardochée était JUIF. C’est clair.

    Voilà les faits qui ont provoqué l’établissement du décret destructeur. Au départ, le peuple n’avait absolument rien à voir dans cette histoire. De plus, le peuple ne pouvait pas « s’être éloigné de son service divin » puisque le service divin n’était possible QU’EN ISRAËL, et ce en relation avec le Temple.

    En outre, vous dites : « Le peuple juif prend conscience de son égarement et se remet profondément en cause : IL SE REPENTIT. Face à cette nouvelle situation, D. annule Son décret. »

    Or d’une part, même si cela avait été, la REPENTANCE seule n’aurait pas suffit à calmer la fureur divine. En effet, le pardon des péchés passe immanquablement par leur purification au moyen du SANG expiateur d’une victime innocente expiatoire, SANG qui était versé sur l’autel, selon LA LOI (LA TORAH), conformément au protocole du pardon des péchés, en Lévitique 17,11 : « Car la vie de la chair est dans le SANG. Je vous L’ai donné sur l’autel, afin qu’IL serve d’expiation pour votre vie, CAR C’EST LE SANG QUI FAIT L’EXPIATION POUR LA VIE. » Donc sans effusion de SANG, pas de pardon des péchés. La repentance seule ne suffit pas. Voir la prophétie à ce sujet d’Esaïe, chapitre 53… Donc les raisons que vous donnez à ce décret ne sont pas les raisons que le texte biblique nous fait connaître ;

    D’autre part, quand Esther entre en scène ett, devenue reine, demande au roi Assuérus d’annuler le décret destructeur, voici ce que le roi répond à Mardochée et à Esther  : «  Vous, maintenant, écrivez au nom du roi ce qui vous paraîtra le plus favorable aux Juifs, et scellez-le du sceau royal. Car un texte écrit au nom du roi et scellé du sceau royal est IRREVOCABLE. (…) On écrivit les lettres au nom du roi Assuérus, on les scella du sceau royal (…) Le roi autorisait les Juifs de toute ville à se rassembler pour défendre leur vie, à exterminer, à tuer et à faire périr toutes les troupes populaires ou provinciales qui les persécuteraient (…) » (Esther 8) et « … le jour où les ennemis des Juifs espéraient se rendre maîtres d’eux, par un retournement de situation, ce furent les Juifs qui se rendirent maîtres de leurs adversaires. » ( Esther 9, 1)

    Donc le premier décret du roi n’a absolument pas pu être annulé comme ça, mais il devait s’appliquer car IRREVOCABLE. C’est pourquoi il a fallu un deuxième décret avec les termes que nous venons de lire. En fait, les deux décrets devaient fonctionner simultanément. Et là, c’était au peuple de faire ce qui était possible pour lui, à cette époque, dans cette situation, à savoir, CHOISIR soit de subir le décret (1) de la mort soit d’agir selon le décret (2) de la vie, ce que le peuple a choisi et qui lui a permis de vivre. Dieu a conduit toute chose de sorte à sauver le peuple juif mais…aux Juifs de CHOISIR !

    Ce n’est donc pas Dieu qui a voulu le massacre du peuple, ce n’est pas Lui qui a été à l’origine de cette volonté de destruction de son peuple mais, derrière Haman, et derrière tous les persécuteurs des Juifs, c’est L’ADVERSAIRE, qui est satan, le diable, à l’origine, ET AVANT SA CHUTE, appelé « Chérubin protecteur », « Fils de l’Aurore », « Astre brillant », « Ange de Lumière »… (voir description dans Esaïe, Ezéchiel… C’est véritablement lui, L’ADVERSAIRE, qui, derrière Haman, se trouvait aux commandes de ce décret destructeur… Devant l’acte, ne nous trompons pas d’adversaire !

    D’où, à Pourim, l’importance de revenir au texte biblique pour véritablement relier l’acte à l’esprit…

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