Livre juif : Treblinka 1942-1943 de Michal Hausser-Gans

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Treblinka est, derrière Auschwitz,  le plus meurtrier des camps de la mort. Nazie Allemagne

 

Michèle Hausser-Gans entraîne le lecteur au plus profond de l’horreur du camp de la mort de Treblinka. Ce n’est pas par sa durée de fonctionnement que ce camp se singularise : il est le troisième à être créé, après Belzec et Sobibor, dans les frontières du Gouvernement général. Mais, avec un bilan de 750 000 à 900 000 morts, Treblinka est, derrière Auschwitz, le plus meurtrier des camps de la mort nazis.

À mi-chemin entre Varsovie et Byalistok, le camp de travail initial, destiné aux prisonniers polonais, est augmenté en 1942 d’un nouvel enclos, consacré à l’entreprise génocidaire de l’Aktion Reinhard. D’abord confié à Imfried Eberl, il est repris en main par Franz Stangl, sous la supervision de Christian Wirth, avant d’être démantelé au lendemain de la révolte des prisonniers, le 2 août 1943.

Michèle Hausser-Gans s’est penchée sur des sources nombreuses et variées pour décrire non seulement les grandes étapes de l’existence de ce camp, les transformations qu’il a subies, dans une optique d’amélioration de l’efficacité de la machine de mort (des chambres à gaz jusqu’à la disparition complète des corps), mais aussi le quotidien des « brigades » juives chargées d’assurer son bon fonctionnement.

Le témoignage des très rares personnes qui ont survécu sert de matière pour nous faire percevoir la déshumanisation absolue qui régnait. Étrangement, peu d’études en français ont été jusqu’ici consacrées à ce camp. Cet ouvrage, tiré de la thèse de Michèle Hausser-Gans, très documenté et très bien rédigé, ouvre donc un nouveau pan de la recherche.

Choix de Claude Layani

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