Livre juif : Comment s'écrit l'Histoire juive

A La vitrine du Libraire, Culture - le - par .
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Sylvie Anne Goldberg

L’écriture de l’histoire est un geste éminemment politique. Des chroniques royales au « roman national », c’est autour de l’écriture de l’histoire que s’est constituée l’histoire des nations. L’Émancipation des Juifs, initiée par la Révolution française et diffusée en Europe par les guerres révolutionnaires, a incité les Juifs à vouloir prendre place dans les cultures nationales. Confrontés à une société chrétienne qui les considérait comme « sortis de l’histoire » depuis près de deux millénaires, des intellectuels et rabbins juifs, érudits accomplis, se firent historiens pour promouvoir une approche scientifique du judaïsme qui devait leur permettre d’intégrer le panthéon culturel des nations.

Quelles sont les méthodes et les pratiques mises en œuvre par ces pionniers, quels étaient leurs objectifs affichés ou inavoués ? Et, dans quelle mesure le regard porté par ces constructions historiques s’exerce-t-il, sur l’histoire juive elle-même ? Autant de questions fondamentales pour la compréhension du présent auxquelles viennent répondre les auteurs réunis ici par Sylvie Anne Goldberg, parmi les plus éminents des études juives contemporaines.

LES AUTEURS

Sylvie Anne Goldberg est directrice d’études à l’EHESS où elle dirige le Centre d’études juives. Chez Albin Michel, elle a publié deux volumes sur la notion de temps dans le judaïsme (La Clepsydre I & II, 2000 et 2004), un livre d’entretiens avec Y. H. Yerushalmi, Transmettre l’histoire juive (2012) et dirigé un volume d’hommages à ce dernier, L’Histoire et la Mémoire de l’histoire (2012). On lui doit aussi un Dictionnaire encyclopédique du judaïsme qui fait référence (Cerf, 1993).

Les autres contributeurs sont Judith Olszowy-Schlanger (EPHE), Joël Sebban (Harvard), Mathias Dreyfuss (EHESS), Katell Berthelot (CNRS), Ron Naiweld (EHESS) Ada Rapoport-Albert (University College London), Thomas Chopard (EHESS/University of London), Maxence Klein (EHESS), Jacques Ehrenfreund (université de Lausanne) et David Ohana (université Ben-Gourion du Néguev).

 

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