Le centre André-Neher : un lieu pour faire connaître la culture juive

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        Le centre André-Neher : un lieu pour faire connaître la culture juive


andreneher.jpgLe 18/02/08, Occupant les anciens locaux du tribunal des prud'hommes qui jouxtent la synagogue, le Centre culturel André-Neher a été officiellement inauguré hier.
Il aura fallu près de vingt-trois ans pour voir enfin aboutir le projet présenté pour la première fois en 1985 par Ernest Gluck, président du centre culturel juif de Nantes, au maire Michel Chauty. L'idée était de pouvoir aménager ce centre après avoir rénové les locaux du tribunal des prud'hommes proche de la synagogue, impasse Copernic, lorsque ceux-ci seraient laissés libres.

En 1996 le tribunal s'en va mais il faudra encore plus de dix ans au docteur Luc Pincaud, actuel président du centre culturel André Neher, et à son équipe, pour mener à bien ce projet avec le soutien de la Ville de Nantes. On comprend alors toute l'importance qu'a représentée hier midi son inauguration par Jean-Marc Ayrault et le docteur Luc Pincaud devant près de deux cents personnes.

Un projet soutenu par les collectivités

« C'est un grand honneur et un réel bonheur », a souligné le docteur Luc Pincaud qui a rappelé la destination du centre André-Neher : diffuser sous tous ses aspects la culture juive, la faire connaître aux jeunes et aux profanes notamment, ouvrir au public un cycle de conférences (une conférence par mois pour débuter), former les jeunes à toutes les disciplines culturelles, accueillir les étudiants juifs en résidence à Nantes. « Le centre se veut un lieu d'ouverture sur la société civile », précise le docteur Luc Pincaud qui a remercié tous les responsables des collectivités (Ville, Département, Région) « de la majorité ou de l'opposition, de droite ou de gauche, qui ont toujours soutenu ce projet ».

« Nantes est très attachée à la défense et au respect de la laïcité, c'est-à-dire à la tolérance entre toutes les formes de croyances et de philosophies. Nous ne finançons pas les lieux de cultes mais les activités associatives et culturelles. Dans le respect de la loi de séparation de l'Église et de l'État, les règles sont les mêmes pour tous » précise Jean-Marc Ayrault. La Ville a financé le projet (328 000€) à hauteur de 60 %, Département et Région pour 15 % chacun, l'association du centre culturel prenant en charge les 10 % restant.

Le respect mutuel

Le député-maire, accompagné de représentants des présidents du conseil général (Michelle Meunier), régional, (Alain Gralepois) et de la sénatrice Monique Papon, a rappelé tout l'attachement de la Ville « à garantir le respect mutuel, le vivre ensemble qui passe par la liberté d'expressions pour tous ». Et de préciser : « Nous ne sommes jamais à l'abri de la résurgence du racisme et de l'antisémitisme. Il faut créer les conditions d'une mémoire partagée en réconciliant les générations autour de valeurs communes de la République ».

Et pour clore cette cérémonie, la chorale du centre André-Neher a interprété la Marseillaise, très applaudie par toute l'assistance.

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