Une Goutte de Schnaps

Coup de théâtre - le - par .
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                                              Une Goutte de Schnaps
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Avec
Pierre Azema
Jérémie Elfassy
Frédéric Jeannot
Philippe Rigot
Caroline Verdu

Sur le Théâtre Yiddish
Parce ce que « Une Goutte de Schnaps » nous plonge au fin fond de l’univers yiddish, parce que l’histoire qu’elle raconte la situe dans la grande tradition du conte yiddish, le spectacle tend à être un véritable hommage au théâtre et à la musique yiddish.

"Une Goutte de Schnaps " se veut aussi fidèle que possible à la tradition théâtrale des troupes yiddish du début du XXème siècle. Celui-ci se définit notamment par cette notion de démesure, toujours latente, afin de suggérer au mieux la violence et la profondeur des sentiments des uns et des autres, dans une recherche constante d’une théâtralité excessive et sensible.

La musique yiddish est également omniprésente tout au long de notre conte. Son importance est telle qu’elle fait véritablement office de neuvième personnage. Par sa panoplie de variations poignantes ou enjouées, ainsi que par ses rythmes soutenus ou languissants, cette musique du cœur va accompagner nos héros dans la joie comme dans la tristesse, suggérant ainsi une dimension à la fois plus lyrique et affirmant un peu plus la couleur traditionnelle de notre shtetl.

Une Goutte de Schnaps

gout.jpgUn lieu spécial, une époque atypique : un shtetl à la fin du XIXème siècle. Dans ce minuscule village juif caché derrière les arbres, une poignée d’hommes et de femmes vivent dans la joie du Judaïsme. Dans la joie… et dans l’inquiétude. Le fils d’Itzhak, Schmouel, n’a toujours pas trouvé de fiancée…
Quel bonheur lorsque Yenta, la marieuse, débarque au village avec une petite jeune fille parfaite ! Les pères des deux jeunes gens sont d’accord, on célèbrera la noce le plus vite possible, juste le temps de mettre Schmouel au courant. Mais ce dernier ne l’entend pas de cette oreille… Depuis longtemps, il remet gentiment en question le mode de vie des siens et rêve de découvrir le monde, de visiter des musées, de discuter avec des gens qui ne sont ni de sa culture, ni de sa religion. D’autant plus qu’il a fait une rencontre bouleversante : que dirait son père s’il apprenait l’existence de Mina…goutte.jpg
Pour assurer la cohésion entre cette variété de tableaux, Chaïm, le schnorrer joue un rôle fondamental. S’attribuant dès le départ, et de son propre chef, le rôle du conteur, en distance avec les autres personnages, il sera le complice du public et assurera le lien entre les différents fragments de son conte, entre la réalité passée et la fiction racontée au présent.
« Une Goutte de Schnaps » nous entraîne dans une virée au cœur des émotions. Parce que les situations sont à la fois sérieuses et grotesques, parce que nous sommes surpris par les enchaînements et l’évolution de notre conte, nous passons brusquement de la farce à la tragédie, du rire aux larmes.Face à cette variété de sentiments et face à ce rythme infernal, nous avons pris le parti de multiplier les différentes formes théâtrales, afin que chaque situation ait sa vérité propre, avec toute la violence et tout l’humour qu’elle peut contenir.
D’une danse de la vie pour célébrer un mariage à une danse de mort, d’une étude talmudique musicale à un tribunal surréaliste avec un juge bouffon, de moments romantiques et amoureux à un kaddish tragique, nous voyageons au fil d’images théâtrales fortes, surprenantes, non-conventionnelles parfois, mais qui ont chacune le souci de transmettre une vérité singulière des sentiments, dans l’intimité comme dans l’excès.
« Une Goutte de Schnaps » illustre des problématiques inhérentes à n’importe quel groupe, qu’il s’agisse d’une communauté, d’une famille et bien tout simplement d’un groupe d’individus soudés autour d’un intérêt commun. Quand cette union prend une proportion trop importante, jusqu’à envahir chacune des facettes de l’existence, certains sont en proie à l’étouffement et au questionnement autour de sa propre identité. Schmouel se questionne sur son identité juive : non pas sur ses convictions religieuses ou sur sa foi en Dieu, mais sur l’environnement dans lequel il semble condamné à évoluer.
C’est donc la notion de libre arbitre que l’on explore. C’est une quête intérieure, lourde et fondamentale que va entamer Schmouel. Cette même quête existe en chacun de nous : où se trouve notre place en tant qu’individu socialisé ? Mes valeurs, mon appartenance, l’enjeu de la transmission, la perte de mon identité… « Une Goutte de Schnaps » soulèvent ces questions qui sont d’autant plus universelles, qu’elles sont posées dans le cadre d’un petit village juif de Pologne au XIXème siècle, une période où l’Europe entière est secouée par la philosophie des Lumières.

Le metteur en scène : Jérémie ELFASSY
Metteur en scène et comédien

Titulaire d’une maîtrise de communication, Jérémie Elfassy travaille durant trois années au siège des EEIF, en tant que responsable de formation et responsable des activités culturelles.
En 1997, Jérémie Elfassy crée la compagnie « Coulisses de Framboise » avec laquelle il joue certains classiques du répertoire (« La Dispute » de Marivaux, « La femme fantasque » de Goldoni ou encore « La Ronde » de Shnitzler) dans de nombreuses salles parisiennes dont le Théâtre du Renard.
Il collabore également avec d’autres compagnies, notamment les « Caprices de Myriam » (dans « Faut pas payer » de Dario Fo) et la troupe de théâtre des EEIF (dans « L’Atelier » de Jean-Claude Grumberg). On a pu le voir au cinéma (apparitions) ainsi qu’à la télévision (caméras cachées pour M6)
En 2002, sa rencontre avec Ida Gordon le lance dans la mise en scène. Au cours de cette collaboration de trois années, il mettra en scène des comédies musicales burlesques au Trianon à Paris (« Au bout du Conte… », « Y’a-t-il un Zeus pour sauver l’Olympe ? » ou encore « Mais qu’est ce que c’est que ce cirque ! »)
En parallèle, Jérémie Elfassy suit sa formation de comédien et de dramaturge au Conservatoire des XVème et XVIème arrondissements sous la tutelle, entre autres, de Françoise Kanel de la Comédie Française et de Stéphane Auvray-Nauroy, pédagogue de référence dans l’enseignement du théâtre.

L’auteur : Ida GORDON

Durant ses études, Ida Gordon fait partie d’une association chargée de créer et de monter chaque année une comédie musicale originale. D’abord chanteuse et comédienne, elle cumule ensuite les postes de Présidente de cette association (2002) et de scénariste et librettiste (2003, 2004 et 2005).
C’est ainsi que l’on a pu la voir dans « Mise en pièces » au Bataclan (2001), « Peter Pan » au Théâtre Comédia (2002), dans « Comme une grande famille » (2002), « Au bout du Conte… » (2003) ou encore dans « Y’a-t-il un Zeus pour sauver l’Olympe ? » (2004) au Trianon de Paris.
Fin 2004, elle co-écrit le scénario de « Mais qu’est-ce que c’est que ce cirque ! », autre comédie musicale loufoque qui sera jouée au Trianon en avril 2005, dans une mise en scène de Jérémie Elfassy.
Diplômée de l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris (ESCP-EAP) en juin 2004, elle décide d’adopter une voie un peu particulière par rapport à celle prévue par ses études. Son diplôme en poche, elle se lance dans le milieu du théâtre. Après avoir réussi avec succès les auditions, elle joue dans le fameux « Violon sur le Toit » au théâtre Comédia de septembre 2005 à janvier 2006. Actuellement, on peut la retrouver sur la scène du théâtre le Méry dans la comédie musicale « Chance ! » en attendant la reprise et la tournée du « Violon sur le Toit » au Casino de Paris et dans toute la France à partir du mois de mai 2006.

UNE GOUTTE DE SCHNAPS

Du 1er novembre 2006 au 31 janvier 2007
Les mardis et mercredis à 19h
Au THEATRE DU TAMBOUR ROYAL
94, rue du Faubourg du Temple – 75011 Paris (Métro Goncourt)
Réservations : 01 42 39 89 95

Tarif : 21 € / Tarif réduit : 16 €
www.prod-doubled.com

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