Train de Vie...

Coup de théâtre - le - par .
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S Y N O P S Y S

L'humour Juif
L'humour juif suite et fin

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Shlomo le fou , alias Lionel Abelanski

Un soir d'été de 1941, Shlomo, le fou du village, arrive dans son shtetl, (village juif d'Europe de l'Est) apportant une nouvelle terrible : les allemands tuent et déportent vers des destinations inconnues tous les habitants juifs des shtetls voisins.
Bientôt, leur village subira le même sort.

Immédiatement, dans la nuit, le Conseil des Sages, le Rabbin en tête, se réunit. Il leur faut trouver une solution pour sauver leur communauté!

Au petit matin, aprés de multiples querelles, la bonne idée jaillit, de la bouche même du fou : pour échapper aux nazis, ils organiseront un faux train de déportation ! Ils seront à la fois, les déportés, les mécaniciens et les Allemands, les officiers et les soldats. Ils franchiront ainsi les barrages et les lignes allemandes pour se rendre en Terre Promise, en Eretz Israël, via l'Union Soviétique.

En secret, dans l'agitation, tout le village prépare la grande expédition. On taille les uniformes nazis, on apprend à parler allemand sans accent yiddish, on fait fabriquer par un cousin

communiste de la capitale de faux Ausweiss allemands, on prépare des vivres, on assemble le train, wagon par wagon.

Et puis, une nuit, le train s'en va comme une vraie arche de Noé, laissant derrière lui le village vide.

A la peur des vrais Allemands s'ajoutent les conflits personnels - aussi drôles que véhéments et imprévisibles- venant de l'intérieur du train : les faux nazis commencent à se prendre au sérieux, profitant de l'autorité et de l'importance que leur confère leur uniforme, s'attirant la haine des "déportés".
Ceux-ci furieux, deviennent "communistes", et décident de combattre les "fascistes", la classe "impérialiste" et "bourgeoise"... Tandis que les adolescents découvrent l'amour - parfois impossible entre une fille de "déporté" et un fils de "nazi" - et que les enfants continuent de faire les 400 coups...

Le train avance, parcours les contrées, en quête de liberté.

Vont-ils réussir, vont-ils survivre ?

Et si toute cette folle avanture n'était qu'un rêve, le rêve de Shlomo le fou ?

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Les faux nazis en train de réciter le Kiddoush du vendredi soir


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L'Epave transformé en Train de Vie...


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Où il est question de l'humour juif
Par Henry BULAWKO,journaliste, Ècrivain, auteur d'une "Anthologie de l'Humour Juif et Israëlien (Edition Bibliophane) Président de l'Amicale d'Auschwitz, Vice-Président du CRIF

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Reste la question : peut-on rire aprÈs la Shoah ? ( un penseur posa autrement la question : peut-on chanter aprÈs le gÈnocide ?).
Eh bien , le fait est lý : ceux qui ont survÈcu ont retrouvÈ, parfois dificilement, le gošt de vivre, de fonder un foyer (une revanche sur ceux qui voulaient exterminer leur peuple), de chanter et de raconter des histoires. La nostalgie "d'avant" et la volontÈ d'affirmer que le peuple juif, profondÈment meurtri, avait survÈcu ý la "solution finalee de la question juive".

PrÈservera-t-on le rire dans les ghettos et les camps ? Poser cette question semble dÈplacÈ. Et pourtant ! Il dut ien avoir, ici ou lý, un "bon mot", dÈsepÈrÈ ou cruel, par lequel on essayait de maÓtriser les penchants ý la rÈsignation.
Chalom Aleichem n'est-il pas prÈsentÈ comme celui qui a immortalisÈ les Juifs de KasnilevkÈ, ces Juifs qui riaient entre les larmes ?

Si l'on Ètendait notre rÈflexions, nous y introduirions Tristan Bernard, rarement inspirÈ par ses origines (il dÈcrivit "Les Filles de Loth") mais qui, internÈ ý Drancy, eut ce mot sublime pour conforter sa femme : "Jusqu'ici, nous vivions dans l'inquiÈtude, ý prÈsent nous vivrons dans l'espÈrance".

On peut Èvoquer l'oeuvre inoubliable de Charlie Chaplin "Le Didacteur", rÈalisÈe avant le dÈclenchement de la guerre, et dont le pouvoir prÈmonitoire est des plus surprenants. Et puis "To be or not to be" d'Ernst Lubistch..
La vÈritÈ est qu'il est difficile d'imaginer le rire au coeur de "la solution finale". Mais s'il apparaÓt comme l'illustration d'une entreprise salutaire.,il est le bienvenu.

Il est incontestable qu'il y a un "humour juif". S'il n'existait pas il aurait fallu l'inventer.
C'est prÈcisÈment ce que l'on resent ý la vision du film TRAIN DE VIE, qui a su puiser dans la tradition de l'humour juif pour nous raconter une histoire imaginaire, liée à la Shoa.
En fait , Èvoquer l'humour juif nous ramène à ces Provinces d'Europe centrale et orientale où vivaient - jusqu'à l'accomplissement du crimes entres les crimes, la Shoah - des millions de Juifs.
Ils y donnèrent naissance à des coutumes incluant les traditions, à de la musique et des danses souvent inspirÈes du folklore local.
On y vit Èpanouir des penseurs, ds poËtes, des historiens, des romanciers.

One ne sait que l'existence de ces Juifs, ne fut pas toujours paisible. Elle fut marquÈe de pogroms, de numerus clausus, dans les universitÈs, de lieux de rÈsidence imposÈs, de difficultÈs matÈrielles aussi.
Et dan ces conditions, que se dÈveloppa un humour juif, qui apparšt comme un moyen de tenir tÍte ý l'environnement hostile.

Des Ècrivains, dont l'inoubliable Chalom Aleichem, des auteurs dramatiques, ont tÈmoignÈ chacun avec son tempÈrament sur la vitalitÈ de millions de Juifs.
Avant qu'ils ne reprennent la route d'un nouvel exil, rÍveurs idÈalistes partant pour la Palestine, ou rÍveurs d'un Eldorado qui attendait outre-Atlantique.
Partout, ils apportËrent leur histoire, leurs chants, leurs rites,( pour les pratiquants), leur idÈal rÈvolutionnaire (pour les militants).
Ils avaitent une langue propre, qui leur Ètait commune, malgrÈ les diverses intonations : le yiddish (l'hÈbreu Ètant la langue des priËres). Leurs bagages comprenaients l'humour, des histoires yiddish, racontÈes d'abord dans la langue d'origne, puis traduites dans les langues des pays d'accueil.
L'humour et le violon ont quelque chose de commun : on peut les emporter partout o˜ l'on va.
L'un et l'autre, ý leur maniËre, peuvent exprimer des lamentos ý peine arrangÈs.
On pourrait Èvoquer le rÙle des Juifs dans la littÈrature, la science, la musique. Mais " l'histoire juive" passe avant tout, mÍme quand parfois on la plagie jqusqu'a la caricature.
Partout, o˜ ils s'installËrent et firent souche, les Juifs prÈservËrent le rire. Ils ont su utiliser comme bouclier,a rme, dÈfensive, vengeresse.
Il leur permit d'attÈnuer l'amertume de l'humiliation.

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Rabbi: "C'est une épave!!!"
Yanhélé: "...pas chère..."

Cela dit , l'humour juif se transforme au gré des pérégrinations et des traductions. des thèmes nouveaux s'y intercalent ( la psychanalyse chez Woody Allen ).
Et puis, la renaissance d'Israël inspire de nouveaux auteurs, secrète de nouvelles anecdotes.
Au lieu de reprendre ici "la meilleure histoire juive" que tout à chacun vous raconte (à croire qu'ils n'en connaisent qu'une), je voudrais vous en confier une d'essence philosophique et, pour autant, reflétant une réalité authentique:

"Les Juifs de sa paroisse venaient régulièrement se plaindre chez le Rebbe. C'était à celui qui avait le plus lourd fardeau à porter. Ils n'en pouvaient plus et ils le couvraient de doléances. De guerre lasse, n'en pouvant plus de les entendre se lamenter sans fin, le rabbin réunit un jour tous ses fidèles et leur parla en ces termes :

- Mes frères soeurs dans la foi de Moïse, la vie n'a pas toujours été clémente pour vous. Les "Tzoress" (soucis) ne vous manquent pas et vous n'en pouvez plus. Alors voilà ce que je vous propose :
Déposez vos "tzoress" sur le tapis que j'ai placé devant vous.
Les Juifs firent comme le Sage Rabbin leur suggérait. Quand le tapis fut recouvert de "Tzoress", le Rabbin dit :
"Bon, à présent, puisque vous ne pouvez plus supporter vos "tzoress", prenez celles de vos voisins et vice-verca.
Les Juifs, tout d'abord étonnés, examinèrent les "tzoress" alignées devant eux.
Un regard à gauche, un autre à droit. Puis, sans mot dire, chacun reprit les siennes."
Mais laissons le mot de la fin (provisoire) au grand maître de l'humour juif que fut Chalom Aleichem.
Considérant que le rire était une thérapeutique, il confirmait : "Le rire, c'est la santé, les médecins prescrivent le rire."


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